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 [X JAPAN--FIC ACHEVEE] AMETHYST inspi'Back to the future!

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~*~Lia~*~
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MessageSujet: [X JAPAN--FIC ACHEVEE] AMETHYST inspi'Back to the future!   Dim 25 Juin - 15:55

Bon voilà ^^
Ma fic dont je suis très très fière...
Car il est à noter que je tente de suivre uniquement des faits réels, à des dates précises, de manière à rester la plus fidèle à l'Histoire possible, en limitant au maximum les anachronismes, en tentant d'apporter des réponses...
...Et puis bon, d'arranger un peu l'Histoire en restant vraisemblable.

Donc c'est dur. Donc c'est long.
Et c'est un rêve. Ouais. Mais bon. ^^

A noter aussi que cette fic contient un certain nombre de Pivate Jokes plus ou moins facile à comprendre pour les personnes extérieures... Et surtout plus ou moins compromatisantes. Si vous ne comprenez pas quelque chose, il se peut que ce soit normal, mais dans tous les cas, pas de panique, c'est très rarement important... Si jamais vous voulez vraiment vraiment vraiment savoir (vous avez pas peur, vous...) commentez! C'est ce qu'il y a de plus simple!

Sur ce, enjoy!

(Je précise que je recherche des illustrateurs et commentateurs de fic, infos à la fin ou dans ce message! ^^)

[FIC DEBUTEE LE 26/03/2006]
[ACHEVEE LE 07/01/2007]

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Dernière édition par le Dim 7 Jan - 18:48, édité 4 fois
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MessageSujet: Prologue   Dim 25 Juin - 15:56

~PROLOGUE~ World Anthem

All of the hate and all of the sadness
Have melted away nothing remains here close by
I see love trying to take shape
As I reach out for it the love breaks up before my very eyes
Everywhere there flows… Blue blood.

Toute la haine et toute la tristesse
Se sont évaporées, plus rien ne reste ici bas
Je vois l’amour essayer de prendre forme
Mais alors que je tente de l’atteindre, cet amour se brise juste devant mes yeux
Et partout autour de moi s’écoule… Du sang bleu.


« Victoire ! »
C’est le cri qui résonna dans la salle lorsque les trois filles présentes achevèrent le tracé qu’elles avaient créé.
« Enfin ! En mélangeant nos techniques d’alchimie, de ninja, de DeLorean volante, de gribouillages intensifs, de gueulages massifs, d’imagination débordante, et que sais-je encore, nous l’avons enfin fait !!! »
« OUIIIII ! On a créé la pierre philosophale ! On va pouvoir ramener hide à la vie ! »
« Baka ! C’est encore mieux que ça ! »
« Bon alors, quand est-ce qu’on le déclenche ? »
« Il faut prendre des précautions, éviter certains objets, peut-être prendre des vêtements de rechange, on ne sait pas quand on rentrera… »
« On s’en fout, on se servira sur place ! »
« Oui, mais où ? Quand ? »
« Mais on a déjà défini tout ça ! »
« Oh, bon, bon. Mais on part quand ? »
« Les précautions voudraient que… »
« On s’en fout des précautions ! Allez, on active ce cercle une bonne fois pour toutes ! »
« Je suis d’accord ! Allez, c’est parti ! »
Deux filles s’avancèrent vers le tracé au centre de la pièce.
La troisième soupira mais vint finalement les rejoindre.
Ensemble, dans une synchronisation presque parfaite, elles récitèrent un long texte tout en laissant aller leurs mains à une étrange chorégraphie.
…Puis, brutalement, elles se laissèrent tomber à genoux, et placèrent toutes en même temps, violemment, leurs paumes sur le dessin.
…Dessin qui se mit à briller, d’une lumière dont l’intensité ne cessa de s’accroître jusqu’à remplir la pièce.
La lumière se dissipa alors….
….Et la pièce était vide.

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MessageSujet: Chapitre 1   Dim 25 Juin - 15:57

~CHAPITRE 1~Longing~Togireta Melody

Kowaresou na yume ashita mo kanaderu kara
Sous la pluie qui tombe, ce doit être un rêve, de demain à jamais…

Il était difficile de dire de qui l’idée venait. Après tout, elles y avaient toutes pensé, chacune à leur tour. C’est vrai que c’était tentant… Mais jamais aucune n’aurait pu croire qu’elles arriveraient à réaliser leur rêve.
…Jusqu’au jour ou Dwllya et Lia mirent au point de nombreuses théories loufoques combinant alchimie et ninja no jutsu afin de trouver un moyen de ramener hide à la vie…
« Et si on prend tous les composants du corps humain et que par-dessus on rajoute un cd d’hide et une serviette de toilette accrochée à une poignée de porte et que encore par-dessus on invoque des araignées roses en traçant un cercle orné de huit pattes avec des motifs complètement tordus, genre tout jaune avec des petits cœurs rouges ? »
« Moi j’aurais plutôt enlevé la serviette de toilette, c’est hyper risqué ! »
« C’est pas faux, mais alors, l’échange équivalent ? Il nous faudrait un bout du principal intéressé aussi ! »
Kumiko, assise dans un coin, assistait, désespérée, à ce débat passionnant dont elle ne comprenait qu’un mot sur trois… Lorsque, finalement fatiguée, elle se leva et prit la parole.
« Et si, au lieu de le faire venir à nous, c’est nous qui allions à lui ? »
…Les réactions ne se firent pas attendre…
« Ca va pas non ? Je te rappelle que la compagnie Air Paradis n’existe pas et qu’il n’y a qu’un seul moyen d’accéder au lieu où il est maintenant, et que je n’ai pas du tout, mais vraiment PAS DU TOUT l’intention de le mettre en œuvre ! »
« AH NON, ah non !!!! Moi je suis d’accord pour me pendre, ça oui, surtout avec Daniel, mais me tuer, là, c’est trop !! »
« Mais noooooon ! Pas CETTE façon là ! Il faudrait RETOURNER les voir ! Tous ! Où ils étaient, au moment où tout allait bien… En plus, imaginez un peu, on pourrait tous les voir dans leur folle jeunesse, baver en vrai sur eux… Sur les cheveux longs de Yoshiki…. Aaaaaaaah, Yoshikiiii…. »
Laissant là Kumi et ses sombres délires sur Yoshiki, Lia et Dwllya se tournèrent vers les probabilités possiblement éventuelles de ce nouveau voyage… Ensemble, elles convinrent que rien n’était impossible, et se promirent de faire des recherches.
Les recherches s’étendirent sur six mois, tout cela à cause des cours….
…Mais à force de surfage sur des sites un peu louches, ou de réservations de livres dont on n’aurait pu imaginer l’existence à la médiathèque, et de pourritage intensif à coup de culture générale filmographique, bouquinique ou mangatique… Leurs recherches aboutirent.
Elles mirent au point un cercle de transmutation extrêmement particulier, indescriptible mélange de X, d’araignée, de disque, de sablier, ainsi qu’un enchaînement de symboles manuels et une litanie complexe destinés à activer ce cercle.
Elles ne savaient pas trop où elles iraient, quand, ce qu’elles y feraient, comment elles survivraient, reviendraient…
…Une seule chose était sûre : elles voulaient voir leurs idoles au « top » ! Du plus près qu’elles pourraient, du mieux qu’elles pourraient, en profiter au maximum.
Et c’est ainsi qu’un beau matin de printemps, sans trop y réfléchir, elles partirent.
Tout le voisinage jura avoir vu des éclairs sortir des vitres des fenêtres de la maison où elles étaient aux familles éplorées qui recherchaient les disparues.

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MessageSujet: Chapitre 2   Dim 25 Juin - 15:59

~CHAPITRE 2~Dahlia

Nagareru toki wo tomete
Nagashita namida no ato
Genso no han aga saku

Le temps qui passe cesse de s’écouler
Miracle des larmes ombrées
Les fleurs de tes illusions écloront

La destination fut difficile à choisir. Kumi voulait voir toutes les étapes de la vie des membres de X : leur naissance, leur jeunesse, la rencontre entre Yoshiki et Toshi, la mort du père de Yoshiki, Yoshiki qui obtient de l’argent pour Extasy Record, Yoshiki quand il porte sa robe de mariée… Ah oui, et accessoirement, toute l’époque de X (ou presque) et la mort de hide (s’il reste du temps).
Mais cette possibilité de « diversité des époques » fut rapidement écartée : traverser d’une année à une autre prenait trop d’énergie, et en plus, certains de ces évènements pourraient présenter un grave danger si quoi que ce fût les avait bouleversés.
Subsistèrent alors deux choix : 1988, les débuts de X avec Taiji, ou bien 1992, X Japan avec Heath.
Toutefois, les demoiselles choisirent dans l’ordre logique : après tout, mieux valait commencer par le début, et peut-être cela leur permettrait de se lier plus facilement d’amitié avec le groupe (« Et plus si affinités », comme le fit si bien remarquer Kumi), c'est-à-dire avant qu’ils ne deviennent vraiment célèbres…

[JANVIER 1988]


Il était rare que le calme soit dérangé dans ces paisibles campagnes japonaises…
…Une voiture roulait lentement sur le sentier bordé de prés. Heureusement d’ailleurs, car l’évènement qui survint aurait fort bien pu conduire à une véritable catastrophe si le conducteur avait roulé trop vite, entraînant perte de contrôle du véhicule et tonneaux en tout genre.
Bon, heureusement, ce ne fut pas le cas, donc peutimporte.
Toujours était-il que l’évènement qui survint à ce moment là était chose peu commune. En effet, le conducteur de la voiture (qui pilla brusquement) et tous ses passagers se trouvèrent aveuglés par une lumière… aveuglante, qui provenait du milieu de la route. Et lorsque la lumière se dissipa, les petits yeux (bridés) ébahis des japonais trouvèrent devant eux trois filles à l’apparence plutôt… hors norme dans ce coin du monde. Et pire encore…. Les semblants de phrases qu’elles formulaient à toute allure étaient tout bonnement incompréhensibles.
« Et voilà ! Je vous l’avais dit moi qu’il fallait prendre des précautions ! On se retrouve au beau milieu de nulle part, complètement paumées, sans carte ni RIEN, on ne sait pas où on est, on ne parle pas un mot sensé de japonais, et on vient de MANQUER DE PASSER SOUS UNE VOITURE ! Alors maintenant les Miss Mondes, dites moi clairement COMMENT VOUS COMPTEZ VOUS Y PRENDRE ? »
« Calmos Kumichan, bon d’accord on est paumées, mais… »
« Liachan, Kumichan, regardez la voiture…. Je crois qu’on est pas si paumées que ça… »
Les passagers étaient tous descendus pour observer cet étrange phénomène ; ils étaient cinq, les cheveux plus ou moins longs (plutôt plus que moins d’ailleurs), à l’apparence plutôt déjantée… Et regardaient d’un air ébranlé les trois étranges créatures devant leurs yeux.
…De leur côté, les filles eurent du mal à se contenir. Kumi, les yeux en cœurs, avait déjà repéré un faux-blond plutôt grand et loin d’être laid (quelqu’un a déjà entendu parler d’ « euphémisme » ?), et se retenait de baver. Dwllya, elle, regardait le fier porteur d’un bandeau avec l’air d’un chat assis devant un rôti qui savait que la maîtresse de maison était derrière lui et qui donc ne pouvait toucher à l’appétissant morceau de viande… Quant à Lia, elle ne pouvait plus détacher ses yeux de celui aux cheveux des plus voyants, d’un rose qu’on pourrait familièrement qualifier de « pétant », celui là même dont les photos tapissaient son agenda.
…Et puis tous en eurent assez du silence.
C’est le deuxième faux-blond qui craqua le premier.
« Anata… Anata wa dare desu ka ? … Anata wa NANI desu ka ? »
Les filles se regardèrent, atterrées. Elles avaient compris cette phrase, mais si tout continuait comme ça… Elles savaient pourtant qu’il y aurait des problèmes de communication, mais elles avaient préféré oublier.
Ce fut Kumi qui décida de remédier au problème.
…A sa façon.
« Anata euh… Speaker English desu ka ? »
Les cinq japonais se regardèrent décontenancés. Etait-ce là du japonais ou du martien ?
Heureusement, Lia sauva l’honneur, Dwchan étant trop occupée à chercher Daniel dans son sac.
« Sorry. Does any one of you speak English? »
Autre coup d’œil entre les cinq, à la fois dubitatif et rassuré. Puis, blondinet numéro un s’avança tandis que blondinet numéro deux, frisé-des-cheveux et Mr Bandeau reculaient d’un air gêné, et que cheveux-roses haussait négligemment les épaules.
« I do. Who are you and how did you get here? »
[Note : pour la bonne compréhension de la fic, les dialogues seront traduits en français, et tout changement de langue sera mentionné dans le texte.]
« Heu…. C’est une longue histoire…. En fait, vous voyez… »
Admirant Lia qui essayait de se trouver une excuse bidon, Kumi et Dwchan se lancèrent un regard entendu : soit tout le monde apprenait l’anglais, soit elles devaient apprendre le japonais, mais dans tous les cas il faudrait trouver un compromis. Avoir perpétuellement un interprète n’était pas des plus pratiques (« Surtout dans un lit deux places », pensa Kumi). Toutes à ces pensées, elles écoutèrent d’une oreille distraite Lia qui se dépatouillait comme elle pouvait afin de sortir de cette immense galère.
« Et la foudre est tombée sur la maison alors que nous regardions la télé, et soudain une immense énergie électrique s’est concentrée, et puis il y a eu une espèce de choc bizarre, vous savez, comme du tonnerre, sauf que là c’était pas du tonnerre, et puis une espèce de gigantesque lumière blanche nous a entourées, on a eu peur, tout s’est mis à tourner, et puis… On s’est retrouvées là, on ne sait pas trop où. »
Lia était épatée par sa propre imagination, mais les cinq asiatiques, eux, semblaient plutôt perplexes. Blond numéro deux demanda quelque chose en japonais, que blond numéro un traduisit :
« Et les sacs ? »
Lia sembla un peu décontenancée mais se recomposé vite.
« Ah, euh… Et bah, sur le coup, on a mis tout ce qu’on qui nous tombait sous la main dans ce qu’on a pu trouver…. Des fois que… Enfin, l’instinct de survie quoi. Mais c’est tellement n’importe quoi que je crois que j’ai une fourchette… Et Dwllya un jack ! Ah, pas comme si ça allait nous servir ! »
(Lia omit bien entendu de préciser que TOUTES LES TROIS avaient une fourchette, ou que le fameux jack en question n’était autre que Daniel, fidèle potence de Dwchan…)
« Enfin bon, pour le moment, on aurait plutôt besoin d’aide parce qu’on est… Perdues.
Ah oui, et avant que j’oublie, moi c’est Lia, la fille aux cheveux rouges en dessous là bas c’est Dwllya, et l’autre, c’est Kumiko, et nous sommes toutes les trois françaises ! »
Le groupe se regarda, grand blond fit la traduction, et chacun se présenta. Blond n°1 était Yoshiki, blond n°2 Toshi, cheveux-roses hide, Mr Bandeau Taiji, et Cheveux-frisés Pata.
… ‘C’était pas comme si elles les connaissaient déjà après tout !’
La voiture fut garée au bord de la route afin de ne pas gêner la circulation (pourtant très, très fluide) pendant que la conversation sur ce qu’il allait advenir des filles s’installait.
Il fut finalement décidé qu’ils les accompagneraient jusqu’à la prochaine ville et qu’après… On aviserait.
Toshi reprit la place du conducteur, Pata la place du copilote (c’est quand même plus élégant que « place du mort » !).
…Quant à Lia, Kumiko et Dwllya, elles n’en crurent pas leur chance lorsqu’elles se retrouvèrent coincées à l’arrière sur les genoux de leurs idoles (relativement gênés par la petitesse de cette « stupide-voiture-louée-qu’on-aurait-pas-pu-en-acheter-une-grosse-plutôt-qui-nous-aurait-servi-pour-plus-de-trajets-hein-dis-Yokun ? »)…

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MessageSujet: Chapitre 3   Dim 25 Juin - 16:00

~CHAPITRE 3~Say anything

Time may change my life but my heart remains the same to you
Time may change your heart but my love for you never changes

Le temps peut changer ma vie, mais mon cœur reste le même pour toi
Le temps peut changer ton cœur mais mon amour pour toi ne changera jamais


« Pause ! Tout le monde descend, ça fait deux heures qu’on roule. On en a tous besoin ! »
En effet, ils en avaient bien besoin, et leurs membres engourdis aussi. Voyager à huit dans une voiture tout juste assez grande pour cinq n’était pas la meilleure idée du siècle. Vraiment pas. Jeu de mot involontaire. Bien entendu.
Toshi avait trouvé un « petit coin au calme », c'est-à-dire une grande prairie complètement perdue… Dur de croire que cela avait lieu dans un des pays les plus industrialisés du monde.
Il était midi et tous avaient faim… C’était d’ailleurs autant par compassion pour les membres engourdis des passagers que par agacement d’entendre le ventre de hide gargouiller (j’imagine bien hide avec le ventre qui gargouille ^^) que Toshi avait pris la décision de s’arrêter.
Les trois passagères clandestines descendirent en titubant de leurs plus ou moins confortables sièges. Leurs membres eurent beaucoup de mal à se remettre d’aplomb… Mais elles tinrent debout. Elles rejoignirent Toshi et Pata et se laissèrent tomber dans l’herbe, bientôt rejointes par Taiji et Yoshiki.
hide, lui, n’attendit pas d’être dans l’herbe pour tomber : il s’étala de tout son long en descendant de la voiture. Il tenta de se relever, échoua, et prit une voix dramatique en lançant en anglais :
« Mes jambes ne me portent plus ! Je ne peux plus marcher ! A l’aide ! Le poids du voyage a tué mes jambes ! »
Lia prit un air faussement fâché et lui répondit :
« Insinuerais-tu que je suis LOURDE ? »
« Ah moi, je n’ai rien dit, ce sont mes jambes qui parlent ! »
Il y eut des rires.
« Puisque c’est comme ça, pour les deux prochaines heures de trajet, on inverse et tu passes sur mes genoux ! »
hide prit un air terrorisé pendant que les autres continuaient à rire.
L’atmosphère était beaucoup moins tendue que deux heures auparavant : chaque groupe avait fait plus ample connaissance, et des moyens de communication s’étaient mis en place plus ou moins facilement ; il y avait toujours besoin d’interprètes… Mais moins, du vocabulaire ayant été échangé dans la voiture.
Chaque groupe s’était vraiment présenté, et les filles avaient eu du mal à se retenir de rire lorsque Yoshiki présenta X comme « un groupe nouveau et pas très bien accueilli pour le moment ». Elles avaient, quant à elles, parlé de leur projet PurpYnk… Mais les X ne semblèrent pas comprendre grand-chose à leur façon de voir les choses.
« Ce n’est que partie remise ! » lança Kumi en français lorsqu’ils admirent qu’ils n’avaient rien compris… Tout ce qu’elle récolta fut cinq regards perdus (enfin, quatre, Toshi regardait la route), et un soupir désespéré de la part de Lia et Dwllya.
Dwllya, quant à elle, se montra comme l’excentrique de la bande (…et pourtant…). Elle tenta d’expliquer l’importance de Daniel dans sa vie, et Pata manqua de s’étouffer lorsqu’il comprit que c’était son jack qu’elle avait nommé ainsi.
…Lia, elle, s’était efforcée de faire en sorte que tout le monde comprenne tout le monde, rôle que tenait Yoshiki de l’autre côté, mais surtout avait tout fait pour oublier qu’elle voyageait… PRESQUE confortablement sur les genoux de son guitariste préféré… qui était mort à son époque. *gloup*
Toujours est-il que pendant ce trajet, une certaine complicité était née entre les « martiennes » (puisqu’il leur plaisait de les appeler ainsi) et les X… Et il n’était plus tellement question de lâcher les filles à leur triste sort à la première ville venue.
….Dans la logique des choses, rester deux heures d’affilée à huit dans quatre mètre carrés avait créé des liens, et les japonais étaient bien décidés désormais à aider ces occidentales à se trouver une place… Puisqu’elles deviendraient de toute façon leurs premières vraies fans !
Ainsi, ils se retrouvèrent tous à pique niquer dans la prairie, après être retournés à la voiture pour aller chercher le pique nique que personne n’avait pensé à apporter… Ou plutôt que tout le monde avait eu la flemme de prendre… Et en avoir profité pour ramasser hide à la petite cuillère.
Lorsqu’ils furent tous installés, le partage des victuailles commença… Tout semblait délicieux, mais un problème survint toutefois. Dwchan et Kumichan le surmontèrent sans difficulté en suivant la tradition du « ITADAKIMASU ! » sous les regards ébahis des cinq japonais. (Dwchan avait alors pris un air innocent : « bah quoi ? », avant d’attaquer la première le panier de victuailles, suivie de près par Kumichan et tous les autres qui préféraient ne pas tout laisser aux morphales)
Mais Lia, qui avait néanmoins participé au rite du Itadakimasu (un rituel sacré ! Il le fallait), se trouva fort dépourvue lorsque le moment de manger fut venu… Elle ne voyait en vérité pas comment manger avec des baguettes dans un panier à pique nique.
Alors lui revint l’image de la fourchette qui l’attendait dans son sac. Elle farfouilla un peu dans ses affaires, et, sous les regards ébahis (encore !) de ses « amis tout frais » et désespérés de ses consœurs, brandit sa fourchette…
« TADAAAA !!! »
…Avant de se mettre à son tour à taper vigoureusement dans le panier de victuailles.
Mais Kumichan, de son coté, sembla galérer un peu, surtout face à cette nouvelle ennemie, et résolut de piquer sa fourchette à Lia, qui s’offusqua, oubliant de switcher en anglais.
« Eeeeeeh ! T’en as une toi ! C’est PAS TA fourchette ! »
« Hai ? »
Pata avait relevé la tête. Lia eut l’air surprise, Kumi en profita pour lui piquer sa fourchette, et la pauvre dépossédée réalisa ce qu’elle venait de dire et tourna vers Dwllya un regard désemparé.
« …Ca y est… Ca commence. »
Et il fallut expliquer au groupe les remarquables jeux que l’on pouvait trouver avec la langue française…
Le reste du repas se déroula sans incident notoire entre syntaxe, grammaire, et échange de couverts, et bientôt tous furent rassasiés.
Ils s’allongèrent un moment sur l’herbe lorsque le coup de la digestion fit prendre un coup de folie à Yoshiki qui proposa une course entre tous. Lia et Pata déclinèrent l’offre. Kumi accepta, n’importe quoi pour Yoshi… Enfin, les autres furent entraînés par hide qui en profita pour les traiter de « trouillards », « poules mouillées », et autres « couards », mots français qu’il semblait avoir bien acquis.
Ils firent la course pendant dix bonnes minutes à travers le champ : Toshi laissa vite tomber, sa grande capacité à la course étant limitée aux sprints de moins de deux minutes (quand même !)
Dwllya et Taiji furent vite hors course eux aussi : en effet, Dwchan saisit l’occasion rêvée qui s’offrait à elle pour sauter sur un Taiji hilare et essayer de lui piquer son bandeau. Ne restèrent alors en course que hide, Yoshiki et Kumi.
Voyant hide qui commençait à rattraper Kumi, Lia s’approcha discrètement (aussi discrètement que le terrain lui permettait) alors qu’il passait pas trop loin d’elle, et lui fit un splendide croche-patte qui le fit s’étaler de tout son long pour la deuxième fois de la journée.
Ne restaient plus alors en jeu que Kumiko et Yoshiki… Ce dernier avait d’ailleurs une certaine avance sur la jeune demoiselle, qui vit rouge. Elle piqua un sprint magistral afin de le rattraper et, sans plus y réfléchir, elle lui sauta sur le dos.
Yoshiki, surpris par l’attaque inattendue, perdit l’équilibre, et tous deux s’écroulèrent, laissant la course s’achever par un match nul, sous les rires et les applaudissements.
…Non, il n’était plus question d’abandonner les filles au premier hôtel venu.
Lorsqu’arriva le moment de remonter dans la voiture, Yoshiki et Taiji reprirent leur place sur les banquettes arrière, et Lia empêcha hide de monter et se mit à sa place.
Kumi et Dwllya reprirent à leur tour leurs places respectives sur les genoux de Yoshiki et Taiji, tandis que c’est un hide quelque peu décontenancé qui s’installa sur les genoux de Lia (pensée : « OUF ! Il peut dire que je suis lourde >_< »), qui l’accueillit avec un classique d’un de ses amis.
« C’est des vrais ? » lança-t-elle en français tout en tirant une mèche de cheveux roses.
« Eh ! Ca fait mal ! »
Lia tira la langue et passa le reste du trajet à jouer avec les cheveux d’un hide désespéré, tandis que Dwllya et Taiji se disputaient le bandeau, et que Kumi, bien à son aise où elle était, sombrait lentement dans les bras de Morphée… ou plus exactement, dans les bras d’un Yoshiki qui ne savait plus quoi faire de sa passagère.

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MessageSujet: Chapitre 4   Dim 25 Juin - 16:04

~Chapitre 4~Celebration

Hey! Celebration!
Ring a bell, swing your heart, sing a song!
Hey! Celebration!
Throw away, sail away, shout it out!

Hey! Célébration!
Sonne la cloche, balance ton cœur, chante une chanson !
Hey ! Célébration !
Balance tout, largue l’amarre, évacue tout en criant !


“La ville! ENFIN!”
C’était le cri du cœur qui sortit de la bouche de Lia lorsqu’apparurent dans le pare brise les premières maisons et les premiers immeubles.
…En effet, on avait beau dire, mais faire un long trajet en voiture avec quelqu’un sur ses genoux était plus qu’inconfortable… Même si le quelqu’un en question s’appelait Hideto Matsumoto et pesait dix kilos de moins que vous…
…Ce trajet avait été un enfer. Au début, jouer avec les cheveux d’hide avait été plutôt amusant, Lia avait été occupée pendant un quart d’heure, puis hide s’était lassé et avait fini par vouloir tirer les cheveux de Lia (ce qui était tout de suite beaucoup moins amusant), mais bon, « tout en délicatesse », et ça les avait encore occupés un quart d’heure, jusqu’à ce que Toshi leur demande d’arrêter de gigoter parce qu’il ne pouvait plus voir dans le rétroviseur… Et depuis, plus rien. Un brin de conversation à propose du temps dehors (passionnant, incroyablement passionnant), et puis, la digestion et la fatigue de la course aidant, hide s’était endormi, et Lia s’était retrouvée avec un poids mort sur les genoux.
Pour cela, elle comprit très bien la souffrance de Yoshiki avec sa Kumi endormie… Jusqu’à ce que Yoshiki s’endorme lui aussi.
« C’est pas juste », pensa Lia qui, pour une fois, prit le fait d’être incapable de dormir dans un moyen de locomotion comme une malédiction, avant de se ressaisir et de penser « Qu’ils sont mignons ! »…
…Avant de se ressaisir à nouveau et de se rappeler que si Kumiko commençait à TRES BIEN connaître Yoshiki, le « Yo-chan » en question ne savait pas grand-chose sur ladite Kumi.
« C’est déjà un miracle qu’ils nous aient fait confiance aussi vite… »
…Ce qui fit revenir Lia sur la situation actuelle.
Elles étaient entourées de jeunes hommes japonais d’une vingtaine d’année, tous plus cinglés les uns que les autres, dans une voiture trop petite pour eux tous, roulant sur une route japonaise…
…Alors qu’à l’époque d’où elles venaient, elles étaient trois filles françaises tout ce qu’il y a de plus banal, aveuglées par leurs rêves et leurs délires, et eux étaient des hommes d’une quarantaine d’années qui s’étaient remarquablement assagis (autant que faire se peut) et surtout étaient mondialement connus et avaient des fans « all around the world »...
…Oui, prise comme ça, la situation paraissait très irréelle… Et pourtant, qui aurait pu douter un instant que le fier porteur de cheveux roses que Lia avait sur les genoux était bien REEL (et LOURD)… mais surtout VIVANT ?
…Alors que pour les jeunes filles, il aurait dû avoir 43 ans s’il n’était pas décédé huit ans auparavant ?
…Sentant le mal de tête se pointer, Lia laissa la ses pensées hautement philosophiques pour observer les autres personnes dans la voiture… Kumi et Yoshiki dormaient comme des loirs, l’un appuyé sur la vitre de la voiture, l’autre appuyée sur le premier, hide pesait lourd sur ses jambes et ronflait légèrement (« quelle élégance ! »)… Quant à Dwllya, Taiji lui avait cédé le bandeau de misère lorsque Toshi les avait priés, eux aussi, de cesser de s’agiter sous peine de perte de contrôle de la voiture. Et là, Dwchan approfondissait son vocabulaire en japonais grâce à Taiji et Pata pendant que Toshi… regardait la route.
Lia, qui ne saisissait pas grand-chose (…RIEN) à la discussion, finit par abandonner et essaya de tuer le temps à coups de fourchette…
…Enfin, en regardant le paysage défiler.
Aussi, elle n’essaya pas de cacher sa joie lorsqu’ils arrivèrent à la ville, et cela suffit pour réveiller Yoshiki qui réveilla à son tour Kumi.
Toshi se gara devant un hôtel et tous descendirent de la voiture…
…Sauf Lia, bloquée par un hide qui dormait toujours.
Elle s’essaya à la manière douce… en français, de toute façon elle n’allait pas s’embêter à parler anglais à quelqu’un qui dormait.
« hide-kun… Debout… On est arrivés… Je suis fatiguée… »
Ronflement.
S’ensuivit la manière MOINS douce, et TOUJOURS en français parce que d’abord, eh, oh, s’il ne faisait aucun effort, pourquoi ELLE en ferait ?
« HIIIIIIIIIIIIDEEEEE !!! MORNING HOTEL !!!! DEBOUUUUUUUUUUT ET VITE T’ES LOURD CRÉ VIN NOM DE BON SANG DE BON SOIR !!!! »
Le rire de Lia résonna dans toute la voiture lorsqu’hide sursauta et se cogna au plafond, pendant que les autres observaient la scène avec un regard compatissant/désespéré/perdu….
…Arrivés à l’hôtel, un problème de taille se posa de nouveau.
Certes, les jeunes filles avaient gagné la confiance du groupe, donc elles ne seraient pas abandonnées à leurs dépends, toutefois…
…Il n’y avait qu’une chambre de réservée.
« Bon ! Eh bah je vois pas le problème ! Vous prenez les lits, Kumichan le canapé, Liachan et moi on squatte par terre ! C’est pas comme si on avait pas l’habitude, on fait tout le temps ça quand on se retrouve chez moi ! »
Lia resta muette devant les progrès qu’avait faits Dwchan en japonais… Et en oublia de râler en prétextant qu’après les deux heures les plus inconfortables de sa vie passées dans la voiture elle aurait aimé avoir un lit digne de ce nom.
Personne n’osa contredire. Après tout, cette configuration des choses était plutôt arrangeante, même si un peu gênante.
Ils laissèrent la chambre de côté afin de faire le tour de l’hôtel qui était loin des Formule 1 français… Yoshiki avait tapé fort pour cette première réservation au nom de « X »… Les chambres étaient grandes, avec télévision, frigo, bar à volonté, une piscine et un restaurant à l’intérieur de l’hôtel, des superbes jardins extérieurs…
…Après leur visite, ils décidèrent d’aller manger…
…Là encore se posa le problème des huit au lieu de cinq, mais qu’importe ! Ils piquèrent trois chaises à une table voisine et personne n’y trouva rien à redire… Les clients alentours les regardèrent juste un peu bizarrement, en raison de l’étrange dialecte qu’ils parlaient, intéressant mélange de japonais, d’anglais et de français.
…le repas se déroula sans guère d’encombres (mise à part l’aide qu’il fallut demander pour lire la carte… L’utilisation de baguettes posa certes un peu de problèmes au début mais les filles avaient de l’entraînement et s’y firent vite), et ils remontèrent dans leur chambre. Chacun passa tour à tour à la salle de bain (« HEUREUSEMENT que nous avions nos pyjamas/chemises de nuit/Shushy/autres près de nous lorsque cet ETRANGE éclair nous est tombé dessus ! »), et, attendant que tout le monde ait terminé, Dwllya commença le rituel sacré des soirées débiles…
…LA BATAILLE DE POLOCHONS !!!
Les plumes volèrent, la guerre fut ardue, mais la victoire était au bout du chemin ! Dwllya, hide et Lia terrassèrent les autres qui semblaient manquer d’un peu d’entraînement… Même si Yoshiki et Toshi s’étaient remarquablement bien défendus en se servant des matelas comme bouclier.
Kumi sortit de la salle de bain et contempla le champ de bataille.
« J’ai raté quelque chose ? »
Tous lui assurèrent que « mais non, voyons ! » et ils continuèrent à parler pendant une heure… Ce n’est que lorsque Yoshiki, qui semblait s’être pas mal servi dans le bar, proposa une partie d’action ou vérité qu’ils décidèrent qu’il était grand temps d’aller se coucher.
Toutefois, le fait que Dwchan et Lia dorment par terre les gêna vraiment et toutes les négociations possibles furent entamées…
…avec certaines propositions auxquelles les jeunes filles n’auraient sûrement pas dit non, mais…
…NON ! Il fallait être raisonnable !
Elles s’allongèrent donc sur la moquette en assurant que tout irait bien… mais furent rapidement suivies par Kumichan qui dit vouloir être « solidaire ».
…Et elles s’endormirent.
Le lendemain matin, lorsqu’elles s’éveillèrent, elles s’aperçurent qu’ils avaient tous été tellement solidaires que personne n’avait dormi dans son lit…
…Tous se réveillèrent les uns après les autres, et Dwllya et hide eurent beaucoup de mal à se retenir de ne pas aller sauter sur les derniers endormis… A savoir, Yoshiki, Lia et Kumi.
Yoshiki et Kumi furent épargnés. Mais hide, désireux d’avoir sa revanche sur le réveil que Lia lui avait fait subir la veille, balança en japonais « PAS DE QUARTIER ! » avant de secouer la pauvre demoiselle avec une délicatesse toute relative, et, lorsqu’un de ses yeux fut ouvert, de la chatouiller jusqu’à ce que supplique s’ensuive.
Lia, qui croyait que tout n’avait été qu’un rêve, comprit donc très rapidement que les voyages dans le temps fonctionnaient réellement… Et que même dans des situations rêvées, les réveils n’étaient pas toujours facile…
…hide la laissa tranquille après qu’elle eût enfin réussi à articuler « hide-kun… onegai… argghhh, hide-san… HIDESAMA ONEGAI ONEGAI ONEGAI YAMETTE !! » entre deux crises de rire, réveillant les deux derniers dormeurs au passage. Mais après cet affront, Lia jura de se venger.
Pendant ce dur combat, chacun à son tour passa à la salle de bain.
Les rituels du matin s’achevèrent et ils descendirent prendre le petit déjeuner sous les murmures exaspérés des autres clients (c’était dans des occasions pareilles que Lia appréciait de ne pas comprendre le japonais), pendant que Yoshiki partit préparer leurs bagages et payer. Lorsqu’il revint, hide prit une moue suppliante, appuyé par Taiji, et tous deux lui demandèrent en japonais quelque chose que les filles ne comprirent pas.
Yoshiki refusa, refusa, refusa… Et finit par accepter. Et tous trois partirent en direction de la chambre.
« Oh non… » soupira Pata.
« Qu’est-ce qu’ils font ? »
« Le rituel de l’hôtel… »
« …le rituel de… attends ! Quand même pas… ? »
Et pourtant si. Lorsqu’ils arrivèrent à leur tour dans la chambre, les lits avaient été renversés, le frigo mis à sac, et, sous leurs yeux ébahis, hide battit le record de la plus grande distance parcourue par un poste de télévision jeté par la fenêtre d’un hôtel…

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MessageSujet: Chapitre 5   Dim 25 Juin - 16:05

~Chapitre 5~Scars

Itsuka futari nozonda ashita no keshiki wa
Murasaki no kaori tatsu koufuku ni mamireta
Ima wa shiroku hiraita asu wo machikarete…

Les paysages du lendemain que nous attendions
Ont pris des dégradés de teintes violettes
J’ai hâte de voir ces lendemains qui paraissent désormais si clairs…


Après avoir assisté, atterrés, à ce terrifiant spectacle qu’est trois futures stars du Visual démolissant une chambre d’hôtel, ils laissèrent Yoshiki reprendre son souffle, accompagné de Taiji qui assurait que « Si, si, c’est pas une légende, ça fait VRAIMENT du bien ! », et accompagnèrent hide pour payer les frais d’hôtel. La scène qui suivit fut une des meilleures auxquelles ils avaient jamais assisté.
En effet, voir le visage de l’hôtelier lorsqu’hide, très fier de lui, lui lança en japonais « On vient de défoncer votre chambre pour cinq. Combien on vous doit ? », n’avait pas de prix.
C’est lorsque la facture tomba qu’ils rirent moins.
« Je comprends mieux pourquoi Yo-chan refusait de louer une voiture plus grosse ! Il refusait qu’on le fasse, mais en fait, il avait tout prévu ! »
hide sautait de joie, tel un vrai gamin. L’euphorie de ce qu’il venait de faire lui était montée à la tête, et lorsqu’il fallut remonter dans la voiture, ce fut un véritable cauchemar pour Lia qui sentait mal qu’elle devrait encore supporter ça…
Un compromis fut trouvé entre les deux compères, grâce à l’aide fort impartiale de Dwchan (tout juste un peu lassée, qui ne menaçait pas du tout de se pendre avec Daniel si Taiji ne la retenait pas) : le trajet étant court, c’est hide qui prit Lia sur les genoux, et, en contrepartie, celle-ci ne se vengeait pas du réveil difficile du matin.
L’air quelque peu dubitatif face à cet arrangement foireux, ils s’installèrent tous dans la voiture et repartirent à nouveau pour une petite heure… direction les studios.
Les filles n’en revenaient pas de leur chance. En un jour, elles avaient gagné la confiance de ceux qui si peu de temps auparavant leur paraissaient inaccessibles…
…Et EN PLUS elles allaient HABITER avec eux ? ENREGISTRER avec eux ?
Ca tenait du rêve, de l’impossible. Et pourtant…
…l’heure de route se déroula dans la bonne humeur, agrémentée de chants stupides (vous avez déjà entendu un japonais chanter « un kilomètre en voiture, ça use ça use, un kilomètre en voiture, ça use les pneus ? »… Et après essayé d’expliquer pourquoi Kumi partait un délire sur les « pneus de sa grand-mère qui sont sucrés et amers » ? Vous en avez rêvé, elles L’ONT FAIT !), de discussions… particulières (« Oui, d’accord, poser un accord de mi mineur après un do majeur ça fait une rupture un peu angoissante, mais est-ce que ça n’arrangerait pas un peu la chanson ? »), de prises de tête massives sur des paroles et surtout des mélodies (« A golden phœnix was st…NAON ! » « C’est quoi comme chanson ? » « C’est pas ENCORE une chanson ! » « C’est le futur probable éventuel peut-être single de PurpYnk ! »), et d’affalage massif de Lia sur hide, afin de, l’air de rien, se venger un micromum du réveil tout en essayant de trouver une position pas trop inconfortable…
…Le trajet se passa donc très vite. Et ils arrivèrent au fameux « studio ». Ils se trouvaient dans une ville loin d’être petite mais pas non plus démolie par la modernité, et le studio en question était en vérité une petite maison à l’allure fort coquette au bord d’une route…
…Mais c’est lorsqu’ils découvrirent l’intérieur qu’ils restèrent muets.
« La vache… Tu te fiches pas de nous, Yo-chan ! »
« Tu croyais quand même pas que la voiture minable n’était QUE pour les frais d’hôtel ? »
L’intérieur était grand, confortable… Mais surtout, les dix salles qui la composaient étaient tout sauf négligeables. Trois chambres, un salon, une salle de bain, une cuisine, une autre salle de bain, et….
…Trois salles uniquement consacrées à la musique : une était pleine d’ordinateurs modernes pour l’époque (« C’est quoi ces vieux clous rouillés [aucune référence à une certaine chanson bien sur] Adobe Première tournera jamais là-dessus !! »), ou de tables de mixage, une autre était un véritable studio d’enregistrement, avec les micros, les casques, la vitre pour pas que le son passe et tout le reste ! Et la dernière était… Pleine d’instruments…
…De guitares plus ou moins électriques, différents nombres de cordes, de couleurs et de formes…
…De basses qui avaient chacune leur particularité…
…D’amplis de tailles impressionnantes, qui devaient être impossible à bouger et faire un bruit monstre…
…D’une batterie dont le nombre de fûts devait égaler celui de quatre batteries normales…
…D’un synthétiseur Yamaha qui traînait dans un coin…
…Mais surtout, surtout…
« …KAWAIIIIIIII !!! »
Lia lança un regard terriblement suppliant à Yoshiki qui acquiesça, désespéré, et pendant que Dwllya se promenait dans la forêt de guitares/basses, accompagnée par Taiji, Pata et hide qui avaient les yeux écarquillés face à tant de trésors, et que Kumi cherchait désespérément une harpe au milieu de tous ces instruments, Lia s’installa au clavier du superbe demi-queue Kawai blanc qui trônait au milieu de la pièce…
… C’était peut-être pas le Kawai queue en verre mais déjà…
Lia laissa ses doigts courir sur les touches tandis que Dwllya branchait Daniel d’un des amplis à la basse qu’elle avait choisie, et que Kumi abandonnait sa quête désespérée de la harpe pour se mettre devant le synthé…
…Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le phénix vola et vint se poser entre elles…
…Et sous les yeux complètement exorbités des cinq japonais qui se demandaient si ces cinq extraterrestres avaient bien tous leurs neurones, elles se mirent à chanter.
…Elles la tenaient, leur mélodie !
…Et les cinq autres assistèrent, éberlués, en live, à la première représentation de la première chanson des PurpYnk, moins deux.

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Dernière édition par le Dim 7 Jan - 18:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Chapitre 6   Dim 25 Juin - 16:23

~Chapitre 6~Silent Jealousy

I just wanted to stay with you
I just wanted to feel your breath of grace
I didn’t know what to do
I couldn’t say anything

Je voulais simplement rester avec toi
Je voulais juste sentir ton souffle, don de pureté
Je ne savais pas quoi faire
Je ne pouvais rien dire


L’installation dans le studio prit un certain temps. Ils durent se partager les chambres, et ce ne fut pas une tâche facile. Trois chambres à deux lits séparés chacune, un salon avec un canapé deux places…
…pour la première nuit, ils n’avaient rien trouvé de mieux que de faire un tirage. Dans la première chambre, Dwllya et hide, dans la deuxième, Taiji et Toshi, dans la troisième, Pata et Kumi, et sur le canapé, Lia et Yoshiki.
Inutile de dire que le tirage ne fit pas du tout l’unanimité. Mais vraiment pas du tout.
Le lendemain matin, la configuration des choses fut rapidement revue. Dwchan n’avait pas pu fermer l’œil de la nuit à cause des ronflements de hide qui, en plus de manquer d’élégance, étaient fort dérangeants, Lia, elle, avait terminé la nuit par terre après que Yoshiki lui ait tiré trois baffes aux alentours de quatre heures du matin parce qu’il n’arrêtait pas de se retourner dans le canapé, et Taiji et Toshi avaient rapidement découvert qu’ils ne POUVAIENT PAS s’entendre dans la même chambre, l’un laissant la fenêtre ouverte et l’autre non. Seuls, Pata et Kumi semblaient avoir eu une nuit à peu près calme… Mais trop calme au goût de la jeune française. Ils adaptèrent donc comme ils purent.
Dwllya, ne souhaitant pas voir se renouveler le fiasco de la première nuit, proposa gentiment qu’elles occupassent toutes les trois le canapé, étant « habituées à dormir ensemble » (elle omit bien entendu de mentionner que la dernière fois qu’elles avaient fait ça, elle avait quitté le lit de misère pour aller se réfugier sur son canapé car les autres l’empêchaient totalement de dormir à force de dire des âneries), tandis que Toshi, qui dormait la fenêtre ouverte, se mit avec Pata que ce facteur là ne dérangeait pas, que Yoshiki se mettait avec Taiji et que hide restait seul afin « d’éviter quiconque d’avoir à subir un bruit de locomotive toute la nuit ».
C’était ce qu’ils avaient prévu.
Toutefois, ce jour là, ils firent tant et tant dans les studios d’enregistrements/salles de musique qu’ils ne terminèrent pas avant trois heures du matin et que c’est à seulement quatre heures que tout le monde put se retrouver dans le salon, HS, après avoir prit un frugal « repas ». Trop fatigués pour aller se coucher dans les lits prévus, ils s’étaient tous entassés sur le canapé et s’étaient endormis tout habillés les uns sur les autres, sans plus se poser de questions, après avoir fait fuser quelques grosses énormités. (« La frise bleue de Yoshiki égalerait presque la frise poule de Dwllyaaaaa… » « Dors, Kumi ! » « Quel est le cri du canard de barbarie? » « Hello, I’m a cup of tea and I don’t understand your question… »)…
…Le réveil du lendemain matin fut un des plus douloureux que Lia eût jamais vécus. Le mal de tête la tiraillait comme si elle avait un peu forcé la dose de Jack Daniels la veille, et elle n’était à priori pas la seule, alors que tous étaient restés à jeun. Mais le mal de tête s’expliqua très rapidement lorsqu’elle trouva la jambe d’hide à hauteur de son front (« Ouch… »), tandis que Dwchan se plaignait d’avoir perdu la vue alors que le bandeau de Taiji lui était tombé sur les yeux pendant la nuit. Toshi, lui, était tombé du canapé et avait fait une rencontre brutale avec le sol, et Taiji s’était retrouvé les pieds en l’air, après s’être battu contre les draps… Draps dans lesquels Pata était désormais complètement empêtrés. Seuls, Kumi et Yoshiki ne semblaient pas avoir été dérangés outre mesure : ils avaient réussi à se créer un coin « calme » sur le canapé et n’avaient pas bougé. Kumi semblait s’être assoupie sur Yoshiki, un peu comme dans la voiture, sauf que, absence de vitre aidant, ils étaient tombés sur le côté et s’étaient servi de barrière mutuellement. Lorsqu’ils se réveillèrent, ils se retrouvèrent nez à nez, et, surpris, se relevèrent brusquement, Kumi plus rouge que rouge, et Yoshiki qui ne savait plus ou se mettre, sous les regards narquois des autres.
« Bon ! Eh bah on va réorganiser les lits ! On a déjà les deux détenteurs du canapé ! », lança hide. Et ici commença un nouveau débat.
Le canapé fut attribué d’office à Kumiko et Yoshiki qui n’eurent pas leur mot à dire dans l’histoire. La façon dont ils s’étaient réveillés avait suffit pour convaincre tout le monde, et qu’ils aillent au diable s’ils étaient gênés. Pata et Toshi décidèrent de garder une chambre commune, personne ne supportant la fenêtre ouverte à part eux. Le reste fut plus difficile, mais dans la logique des choses, Dwllya fut placée avec Taiji et Lia avec hide, tant parce qu’ils s’entendaient bien que parce que Lia était la seule capable de subir sans s’énerver les ronflements intempestifs (« Des heures d’entraînement avec mon frangin et mon cousin ! »).
Ce gros morceau de leur vie en communauté finalement décidé, ils purent enfin commencer à s’installer à leur aise. Une routine s’installa en quelque sorte : la journée, chacun faisait le repas et la vaisselle à son tour (en général, tous préféraient les jours où Pata ou Yoshiki cuisinaient, et à l’inverse avaient tendance à froncer le nez lorsque Lia se mettait aux fourneaux), il y avait aussi des tours pour le ménage, et chacun travaillait comme il pouvait à l’écriture de chansons, paroles, mélodies… Chacun à leur tour passaient à l’enregistrement, et le suivant donnait son avis au précédent. Des échanges de techniques se mirent en place, et Lia ne résista pas à prendre le risque de l’anachronisme lorsque Taiji essaya d’apprendre à Dwchan comment faire du tapping… C’est ainsi que l’appareil photo numérique fut adopté rapidement comme un nouveau membre de cette « famille », même si, il est vrai, Kumi et Dwllya furent catastrophées de le voir là, et les cinq japonais le regardèrent comme s’il s’agissait d’une bête curieuse. Lia eut d’ailleurs droit à sa part de remontrances pour cette « prise de risque », mais le cœur n’y était pas : avoir des souvenirs de ces jours passés ensemble étaient tellement important ! De toute façon, les jeunes gens de 1988 n’y prêtèrent pas grande attention, et il devint vite habituel de prendre des flashs dans la figure au moment où on s’y attendait le moins… Et pas que de la part de Lia d’ailleurs. Toshi, en effet, semblait s’être pris d’affection pour cette petite bête mécanique et prenait tout ce qui bougeait.
Etonnamment, malgré cet échange permanent entre les deux groupes, aucun n’essaya d’aller voir ce que l’autre faisait quant aux chansons. Chacun attendait que l’autre ait fini d’enregistrer pour rentrer dans le studio, et surtout, les seules chansons d’un groupe que l’autre avait le droit d’entendre étaient les chansons complètes… Les seules exceptions étant lors d’un blocage sur une mélodie, ou un besoin d’aide pour un accord quelconque. De la cohabitation naquit un travail d’ensemble, toutefois sur deux plans différents. Si la musique de X pouvait être violente et déconcertante, visualleuse au possible (même si ce terme n’avait aucun sens à l’époque), celle de PurpYnk savait être apaisante, et pleine de réflexion, tout en gardant son côté dynamique.
Les deux groupes avaient peu de contact avec l’extérieur : certes, ils sortaient souvent faire des promenades pour discuter, prendre une pose, ou tout simplement « chercher l’inspiration », mais les courses étaient souvent livrées à domicile, et le contact humain – hors PurpYnk/X – était très rare. Ils vivaient dans leur bulle, bulle qu’un jour Kumi décida de briser afin de « trouver un travail pour louer une harpe ». Tous s’y opposèrent. Sortir, pour les jeunes françaises, était plutôt risqué, même si les progrès qu’elles avaient fait en japonais étaient remarquables (les interprètes n’étaient plus indispensables, et pratiquement plus requis), et les cinq japonais préféraient les « couver », les protéger du monde extérieur.
Lorsque Kumi réitéra sa demande afin de trouver une harpe pour pouvoir enfin enregistrer, tous soupirèrent… Et Yoshiki acheta une harpe avec de l’argent qui – semblait-il – lui venait de sa mère.
Kumi n’en revenait pas. Avoir une harpe offerte par Yoshiki lui-même ne faisait même pas partie de ses fantasmes. Et pourtant elle l’avait, et, il fallait l’admettre, elle s’amusait beauuuucoup avec. Pour elle, c’était comme une preuve de la confiance qu’elle avait réussi à obtenir de son idole, et pour cela avait une signification incroyable. Cet esprit se retrouva dans sa manière de jouer ; les progrès qu’elle fit furent remarquables, et l’esprit qui sortait de sa musique était unique. Mais grâce aux cours de Taiji, Dwllya aussi avait remarquablement avancé, et elle tirait de sa basse un son dont Lia était persuadé que même Heath n’aurait pu le faire.
Lia, quant à elle, s’amusait quotidiennement sur le demi-queue Kawai. De temps en temps, Yoshiki se plaçait à côté d’elle, corrigeait la position de ses mains, plaquait deux ou trois accords sur ses mélodies, et lui enseignait un peu de théorie.
Yoshiki servit aussi de professeur de batterie aux demoiselles, car, Eru étant absent, elles n’avaient pas de batteur pour leurs chansons et durent assurer cette partie elles mêmes. L’écriture des partitions de batterie fut loin d’être facile mais, là encore, elles furent assistées.
Leur façon de jouer évolua, leur musique devint meilleure. Leur façon de chanter se modifia afin de mieux correspondre à la chanson, d’une façon qui ne choquait même pas, de sorte qu’elles puissent remplacer Liluchan au chant, cette dernière se trouvant une vingtaine d’année plus tard. Et ainsi, au fil des jours, leur premier album se créa…
..En parallèle, elles savaient que X enregistrait Vanishing Vision, mais ne faisaient aucun commentaire de peur de commettre un anachronisme des plus flagrants. La catastrophe avait été frôlée lorsque, innocemment, Dwllya avait sous entendu qu’il valait mieux appeler une chanson « Un-finished » que « Clou rouillé ». A cet instant précis, les filles avaient béni la différence de langage.
Les soirs, après les repas, tous se retrouvaient soit dans la salle aux instruments afin d’improviser tous ensemble (et de créer une cacophonie monstre par la même occasion), soit dans le salon afin d’enchaîner parties de cartes, de discussions, d’actions ou vérités (jeu très à la mode décidément, et qui pouvait se révéler fort instructif… Surtout lorsque venait le tour d’hide, et qu’il commençait à se tourner vers Yoshiki ou Kumi…), de délires vestimentaires (Dwllya changea trois fois de couleur de cheveux en une semaine, grâce aux bons soins de hide, quant à Lia et Kumi, elles parvinrent à habiller leurs bishonens préférés avec leurs propres vêtements… Et « étonnamment », Yoshiki porta très bien le manteau violet…) et autres divertissements plus ou moins sains…
Les nuits se passaient très bien, même si Yoshiki et Kumi avaient mis une semaine avant d’accepter de dormir sur le même canapé (Lia avait failli les secouer lorsqu’elle s’était aperçue qu’ils dormaient à tour de rôle l’un par terre et l’autre sur le canapé, mais s’était juste gentiment fâchée en disant que « c’était pareil dans la voiture, et qu’il n’y avait pas de honte à avoir »… En « oubliant » de mentionner qu’elle-même avait eu du mal avec hide au début, le simple fait de savoir que son idole dormait dans son dos la dérangeant plus encore que les ronflements pouvaient le faire). Il était vrai que des liens s’étaient créés et que certaines relations étaient plus qu’ambigües ; en effet, si hide ne cessait de charrier Kumi et Yoshiki à propos de leur « graaande complicité », il ne passait inaperçu à personne [oh l’allitération en s magnifique que voilà ! C’est sournois tout cela !] que Dwllya et Taiji s’étaient considérablement rapprochés… Lia, quant à elle, était certaine qu’elle n’avait jamais autant ri avec quelqu’un qu’elle le faisait avec hide… Et même ses Moutochan pouvaient se faire du souci là-dessus !
La routine s’installa donc, et avant qu’ils ne le sachent, trois mois s’étaient écoulés, leurs albums étaient achevés, et ils étaient plus solidaires et complices que jamais…

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MessageSujet: Chapitre 7   Dim 25 Juin - 16:24

~Chapitre 7~Easy Fight Rambling

Shake off! Shinobi-yoru Invitation
Break up! Kobiuru Imitation
Shake off! Ikasama Illumination
Break up! Ikareta Imagination

Libère-toi ! Invitation inattendue
Brise tes chaînes ! Imitation séduisante
Libère toi ! Fausse illumination
Brise tes chaînes ! Folle imagination


Ce matin là, le réveil fut plus brutal que les autres pour tous… mais principalement pour Lia.
…hide s’était glissé hors de la chambre, aux alentours de cinq heures du matin, et avait discrètement ramené à côté même du lit de sa compère un des plus gros amplis de la salle aux instruments, et sa guitare préférée, ainsi qu’un micro… avait branché le tout toujours dans la plus grande discrétion (ou était-ce que Lia avait un sommeil de plomb ?), et avait sournoisement mis le tout au volume maximum… Avant de commencer un enchaînement d’accords violents tout en jouant vicieusement avec la pédale de distorsion et en s’égosillant dans le micro.
« WAKE UP ! GET UP ! AUJOURD’HUI C’EST LE GRAND JOUR ! X VA DEVENIR LE GROUPE LE PLUS CONNU DE TOUT LE JAPON ET DU MONDE ENTIER ! WAKE UP ! GET UP EVERYBODY ! C’EST PAS LE MOMENT DE TRAINER AU LIT ! »
Lia se réveilla très, très rapidement, et il est inutile de dire qu’elle n’apprécia pas du tout… Pas plus d’ailleurs que tous les autres occupants de la maison.
C’est ainsi que, à cinq heures et demie du matin, hide prenait sa douche le premier, la plus froide possible, tout habillé, bien maintenu dans la baignoire par Yoshiki et Toshi pendant que Lia prenait un malin plaisir à tenir le pommeau de la douche au-dessus de sa tête.
Mais malgré sa façon fort peu… délicate de l’annoncer, ils durent admettre qu’aujourd’hui était un jour important pour X, et par extension pour PurpYnk. En effet, aujourd’hui était le jour de la sortie de leur premier album, Vanishing Vision, sous le label d’Extasy Record, celui là même que Yoshiki avait créé grâce à l’argent de sa mère…
Ils mangèrent tous un peu plus copieusement qu d’habitude, buvant une espèce de champagne qui fit grimacer les trois jeunes filles BIEN FRANCAISES ! et daignèrent même allumer le minuscule poste de télévision qu’ils avaient réparé pour l’occasion, afin d’entendre leur nom prononcé très rapidement aux informations…
Ce jour là, ils sortirent réellement pour la première fois, tous les huit, et allèrent visiter un des disquaires alentours…
…Et ils cherchèrent à « X ». Leur disque était là. Pas très mis en valeur, certes, mais il était là.
Chacun en acheta un exemplaire. Bien sûr, ils étaient un peu déçus. Pourtant ils savaient qu’ils ne feraient pas fureur ainsi du jour au lendemain, ils le savaient, mais… Ils s’étaient un peu fait des films.
Le fait toutefois d’avoir leurs disques dans les mains leur paraissait incroyable. Ils l’avaient enfin fait. Ils s’étaient enfin produits.
Lia, Dwllya et Kumi tenaient leurs exemplaires contre elles avec émotion. Ces objets vaudraient de l’or à leur époque et pourtant elles ne l’auraient cédé pour rien au monde.
Ils décidèrent d’animer un peu le magasin de disque et firent une séance de dédicaces improvisées… C'est-à-dire qu’ils se signèrent tous mutuellement leurs disques, sous les yeux ronds du disquaire qui n’y comprenait pas grand-chose.
Ce n’est que lorsqu’ils sortirent qu’enfin l’homme se réveilla et sembla reconnaître sur la pochette ceux qui venaient de leur acheter les disques…
…accompagnés de trois jeunes filles étranges qui dévoraient des yeux ce qui les entourait... …Mais surtout les cinq musiciens.
Ils rentrèrent chez eux et écoutèrent immédiatement le fruit de leur travail. Certes, ils connaissaient tout cela par cœur, toutefois… L’écouter depuis un disque acheté en magasin était différent de l’écouter en studio après tout…
…Chacun reprirent les chansons en cœur. A force, ils les connaissaient tous par cœur.
Cependant… Chez les PurpYnk, le cœur n’y était pas.
Yoshiki avait, pendant le repas de midi, proposé aux filles qu’Extasy Record soit leur maison de production pour leur premier album… Elles avaient précipitamment répondu qu’il faudrait qu’elles en discutent, et, pendant que les japonais se bourraient la g… Célébraient leur réussite au dessert à la fin du repas, elles s’étaient retirées dans une chambre pour discuter tranquillement.
La conversation avait été houleuse. Mais elles convinrent toutes les trois que jamais le nom PurpYnk n’avait été prononcé à leur époque, excepté par elles mêmes. Elles ne pouvaient pas prendre le risque de créer une brèche dans le continuum espace/temps, mais ne savaient que faire. Finalement, la décision fut prise : elles avaient eu ce qu’elles voulaient. Elles les avaient rencontrés. C’était même allé au-delà de leurs espérances. Elles avaient vécu avec eux, partagé tous les moments de la journée… Elles avaient pu faire ce qu’elles n’auraient pu imaginer faire même dans leurs fantasmes. (quoique…)
C’était décidé. La nuit même, elles rentreraient chez elles.
La journée défila trop vite, beaucoup trop vite. Mais au repas du soir, Toshi remarqua le silence inhabituel des jeunes filles. Alors, ils les cuisinèrent pour savoir ce qui n’allait pas.
…Ils n’eurent pas besoin d’aller bien loin. Dwllya fondit en larmes et se jeta dans les bras de Taiji qui lui tapota maladroitement l’épaule. Kumiko, elle aussi, se mit à pleurer, se retourna vers Yoshiki et s’agrippa à sa chemise comme si sa vie en dépendait. Yoshiki la prit dans ses bras en lui murmurant des mots en japonais qu’elle ne comprenait pas. Lia, quant à elle, baissa la tête, retenant furieusement ses larmes, et expliqua d’une voix tremblante la décision qu’elles avaient prise.
« Nous… Nous devons retourner en France…. On ne peut pas rester ici… Ce n’est… ce n’est pas notre vraie place… alors on… on voudrait vous remercier pour tous les bons moments qu’on a passés ensemble… Tout ce qu’on a pu faire… Tout ce que vous nous avez fait découvrir… Merci pour nous avoir hébergé… Mais on en a trop profité… ce n’est pas… »
La voix de Lia se brisa.
« …ce n’est pas notre place… »
Elle se mit à pleurer, et sentit une main réconfortante se poser sur son épaule, qu’elle agrippa avant de se retourner et de se jeter à son tour dans les bras d’hide.
Ils se regroupèrent et s’étreignirent tous. Puis chacun retourna dans sa chambre, et les filles regroupèrent ce qu’elles voulaient emmener.
Lorsque Yoshiki revint dans le salon, Kumiko osa à peine relever la tête de peur que ses larmes ne soient trop flagrantes. Elle resta accroupie près de son sac, trifouillant ses affaires, lorsque, silencieusement, il la prit à nouveau dans ses bras. Alors Kumiko ne se retint plus et pleura à nouveau. Elle se mit à parler à parler en français, se moquant qu’il ne la comprenait pas. Elle lui expliqua dans ce dialecte qu’il ignorait à quel point elle avait aimé pouvoir le rencontrer et rester avec lui, et quel point elle avait apprécié, à quel point elle avait… aimé… et l’avait assuré qu’elle reviendrait. Yoshiki la regardait avec l’air de celui qui ne comprenait pas les paroles mais lisait les sentiments. Il la serra un peu plus fort contre lui et, à son tour, parla dans sa langue natale. Ils restèrent ainsi un moment lorsque tous deux s’arrêtèrent de parler et se regardèrent dans les yeux. Kumiko crut déceler des traces de larmes dans les yeux du japonais de ses rêves… et baissa vite les yeux.
« Nous reviendrons. C’est promis. Ce n’est pas la dernière fois que vous nous verrez. Nous reviendrons… Dans longtemps, mais nous nous reverrons… je reviendrai. »
Yoshiki hocha la tête et étreint à nouveau la jeune fille. Puis il se pencha lentement, et, sans un mot, posa ses lèvres sur les siennes.
De son côté, Dwllya vivait une scène semblable… Elle avait abandonné toutes ses affaires pour se remettre à pleurer dans les bras de Taiji. Lorsqu’ils desserrèrent leur étreinte, Taiji la regarda longuement, puis lui ébouriffa affectueusement les cheveux, et ôta le bandeau qu’il portait pour le placer délicatement sur son front à elle… Puis il la reprit dans ses bras et refusa de la laisser partir pendant un moment que tous deux voulaient faire durer éternellement.
…Lia elle, resta seule dans sa chambre, recroquevillée sur son lit, repassant dans sa tête toutes ces images qu’elles avaient vécu comme dans un rêve durant les trois derniers mois. Elle sentait la présence d’hide derrière elle, elle savait qu’il n’osait pas approcher, mais elle ne voulait pas se retourner de peur de le voir disparaître… Tout cela serait bientôt fini… Elle savait pourtant à quoi elle s’exposait avec cette histoire de retour dans le temps, mais elle ne voulait pas y penser. Et voilà le moment venu…
« Pourquoi ? »
Lia sursauta. hide avait pris la parole sans prévenir, et elle ne s’y attendait pas. Elle se retourna lentement afin de faire face à son interlocuteur… son idole… et néanmoins ami.
« Pourquoi si brusquement ? Est-ce que nous avons fait une erreur ? Qu’y a-t-il ? Pourquoi… partir maintenant ? Nous commencions à nous habituer à cette vie, vous faites partie de la famille désormais… Pourquoi ? »
Les larmes se mirent à couler sur les joues de Lia.
« Tout est si compliqué… ce n’est pas notre première maison ici…. Nous avons été si égoïstes… Nous avons de la famille, des amis en France, et nous les avons laissés… Désormais, vous allez atteindre le haut de la scène, et ne pas en descendre avant un moment… Nous... Non. Ce n’est pas notre place. Ce n’était... qu’un… rêve… ».
Lia posa la tête sur ses genoux et se recroquevilla sur elle-même.
hide s’approcha lentement et lui prit la tête entre les mains, la forçant à le regarder.
« Vous reviendrez, n’est-ce pas ? Vous n’allez pas nous oublier ? Nous… on aura besoin de vous pour avancer… Vous… vous nous manquerez. »
Lia hocha doucement la tête.
« Nous reviendrons, c’est promis. Peut-être pas avant longtemps, mais nous reviendrons. »
« Alors… Nous vous attendrons. »
hide laissa aller la tête de Lia, et lui ébouriffa soigneusement les cheveux… avant de reprendre son sourire machiavélique.
« On va les embêter une dernière fois ? »
Le visage de Lia s’éclaira, elle saisit son appareil photo, et ils sortirent. Personne n’y réchappa. Pata se cacha de justesse derrière sa bouteille de Jack Daniels afin d’éviter l’aveuglement du flash, Toshi vola l’appareil de Lia une dernière fois pour se venger d’avoir été pris en train de faire la vaisselle, Taiji et Dwllya firent l’objet d’une photo terriblement kawaii, quant à Kumiko et Yoshiki…
« Je t’assure Liachan, si tu montres cette photo à qui que ce soit, tu es morte ! »
« Maiiiis vous êtes trop mignons !! »
« Je t’ai prévenue ! … Tu me l’enverras quand même ? »
Mais la nuit arriva, et, le sac sur le dos, les filles partirent, après de nouvelles embrassades. Elles promirent encore une fois de revenir, et eux assurèrent qu’ils les attendraient.
Les jeunes filles passèrent la porte et s’engouffrèrent dans la nuit, enchaînant discrètement différents gestes de leurs mains… Et à peine avaient elles tourné au coin de la rue qu’il y eut un léger flash, et qu’elles avaient disparu.

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MessageSujet: Chapitre 8   Dim 25 Juin - 16:26

~Chapitre 8~Endless Rain

The dream is over
Koe ni naranai – kotoba o kurikaeshite mo
Takasugiru hai iro no kabe wa
Sugi satta hi no omoi o yume ni utsusu

Le rêve touche à sa fin
Je ne peux plus entendre ta voix prononcer des mots doux
Mes murs sont teints de larmes en suspension
Alors que je me réveille le matin, je m’enfonce encore plus dans mes rêves…


« Liachan ! Kumichan ! Dwchan ! Mais enfin… Comment êtes vous arrivées là ? Tout le monde vous cherche depuis deux jours ! »
« E… Ekun ? Où on est? Quel jour on est ?…Aieuh… »
Lia, Kumiko et Dwllya se relevèrent difficilement tant elles avaient mal partout. Si les voyages formaient la jeunesse, les retours dans le temps, eux…
« Nous sommes le vendredi 13 avril 2007, il est une heure de l’après midi, et vous êtes sur le canapé de la chambre de Lia… »
« Sur le… Qu’est-ce que tu fiches dans ma chambre ? Tu devrais pas être à 300 kilomètres, en cours ? »
« Eh bien, comme tu peux le constater, je squatte l’ordi, et accessoirement je recherche pourquoi cela fait deux jours que personne ne vous a vues ! Tout ce que j’ai pu trouver jusque là paraît complètement dénué de sens… Vous savez, tout le monde est inquiet, c’est la cellule de crise en bas, vos trois familles sont rassemblées… C’est la panique complète, ils n’ont pas voulu avertir la police mais ils commencent à sérieusement envisager de le faire… »
Lia soupira. Deux jours ? Elles avaient raté leur coup. Il était prévu qu’elles rentrent une minute après leur départ… Il faudra opérer quelques réglages, soupira-t-elle intérieurement.
« Bon, vous vous expliquez ? »
Dwllya et Kumiko se regardèrent un peu perdues. Qu’il était étrange de retourner au français lorsque pendant trois mois les seules langues utilisées avaient été l’anglais et le japonais !
…Et maintenant il fallait justifier leur disparition… Lia soupira à nouveau.
« De toute façon, si je te le disais, tu ne me croirais pas… »
Eru haussa un sourcil et lui demanda de délabyrinther ses pensées.
Alors les trois filles, photos, anecdotes, et souvenirs multiples à l’appui, mirent Eru dans la confidence. Mais, alors que, des étoiles dans les yeux, elles allaient lui montrer la jaquette du premier album de PurpYnk, la porte s’ouvrit violemment.
« Eru ! On a fait ce que t’as dit ! Voilà la liste des livres qu’elles avaient empruntés avant de… de… Mais… »
« QU’EST-CE QUE VOUS FICHEZ LA ??? OU EST-CE QUE VOUS ETIEZ ? »
Mandychan et Liluchan venaient d’entrer en trombe dans la pièce.
….Et une nouvelle fois, les filles durent justifier leur disparition brusque en racontant leur aventure.
Mandychan les avait d’abord regardées en se demandant si cette disparition n’était pas finalement due à la victoire de la folie sur leur esprit, puis, voyant les photos et les dédicaces sur les albums flambant neufs de « Vanishing Vision » qu’elles arboraient fièrement, était devenue très, très pâle, et avait dû s’assoir…
…Quant à Liluchan…
« BANDE D’ENFOIREES !! Alors comme ça vous vous sauvez, vous prenez du bon temps, vous nous laissez tous super inquiets, vous faites péter deux jours de cours, et PENDANT CE TEMPS VOUS FRICOTEZ AVEC HIDE ET YOSHIKI ? »
Lia et Kumi durent déballer tout leur savoir-faire afin de calmer la furie Lilu qui ne semblait pas vraiment prête à lâcher le morceau, pendant que Dwchan et Ekun réanimaient Mandychan et l’éventaient comme ils pouvaient.
Ce n’est que lorsque Lia promit à Lilu de lui acheter le premier poster de hide grandeur nature qu’elle trouverait que le volume sonore de la pièce diminua de cinquante décibels.
Ceci fait, ils discutèrent entre eux de ce qui s’était passé pendant ces trois mois (pour les unes), deux jours (pour les autres)…
…Puis il fallut descendre, et faire face aux familles qui ne savaient plus quoi faire.
Ce fut un moment très, très difficile pour les trois filles. Il y eut des pleurs et des engueulades, mais le plus dur fut probablement de trouver une excuse bidon qui pourrait les sauver et les tirer de ce bien mauvais pas…
…Néanmoins Lia s’était fait la main en excuses bidon pendant les trois mois passés avec les X. Après avoir raconté l’histoire de l’éclair aveuglant, même un enlèvement de martien ne lui aurait pas fait froid aux yeux. Elle tenta d’expliquer comme elle put qu’elles s’étaient stupidement retrouvées coincées dans l’interstice entre son placard et le toit, cette espèce de petit couloir horrible… Dwllya et Kumiko approuvaient, affirmant n’avoir jamais vécu rien de si atroce que devoir rester coincées comme ça entre deux morceaux de laine de verre, penchées à cause du toit… Encore heureux qu’elles avaient de l’eau sur elles et leurs baladeurs pour survivre, lorsqu’elles étaient allées récupérer le stupide médiator de Dwchan qui était bêtement tombé de l’autre côté de la plaque qui empêche l’accès à ce couloir, et qu’elles n’avaient pas pu retrouver et qu’elles étaient quand même restées coincées à l’intérieur car quelqu’un avait repoussé un carton devant…
…Et Eru ajouta que, pendant qu’il squattait la chambre de Lia, il avait entendu des bruits venant du mur extérieur et avait essayé de retrouver la source et les avait retrouvées les trois mais avait eu besoin de l’aide de Mandychan et Liluchan pour pousser le carton que allez-savoir-qui avait reposé devant la plaque…
….Oui, bref, pour les excuses bidons, ils étaient tous incroyablement blindés désormais.
...Toutefois, plus difficile encore que ces brusques retrouvailles, fut la reprise, le retour à la réalité.
Comment mener une vie de lycéenne normale après avoir passé trois mois avec cinq visualleux qui formaient comme une deuxième famille pour vous ?
Certes, il était bon de retrouver tout le monde, de pouvoir parler à nouveau librement français sans être regardée comme une martienne, ou, à l’inverse, de traumatiser tout le monde en parlant un japonais fraichement appris et perfectionné…
…C’est d’ailleurs ce qu’elles firent le lundi de la rentrée. Ce ne fut qu’échange de photos à coller dans l’agenda déjà bien trop plein (« Woah! Lia ! Tu t’es vachement améliorée en photomontage ! On dirait VRAIMENT qu’elle est en train d’embrasser ‘la fille’ ! » « NEECHAN ! Tu n’as PAS collé CETTE photo, N’EST-CE PAS ? » « Mais… heu… Vous êtes trop kawaii ! NON KUMI PAS CELLE AVEC HIDE ET LA DOUCHE, NON !!! *gloups* » « AHA ! Vengeance !! Et n’oublie pas qu’il faut que tu me passes le double de celle là… »), explications d’anecdotes à une Mandychan et une Liluchan avides de savoir tous les détails, chants, démonstrations d’obsession, preuves vivantes d’un enseignement musical de trois mois…
Le mardi suivit logiquement. Le mercredi de même. Les filles enchainaient les dessins en cours, se remémorant tous les bons souvenirs, parfois terrorisées à l’idée que si ça se trouve, ce n’avait été qu’un rêve, puis rassurées en revoyant les photos, retrouvant les disques…
Hélas… Les filles ne pouvaient plus écouter en cours. Tout leur semblait si morne, si terne… Peu à peu, chacune à leur tour, les filles tombèrent dans un état de morfontitude avancée…
…Dwllya craqua la première. C’est en sanglots que Lia la récupéra le jeudi soir après sa répétition d’orchestre… Certes, elle avait fait des progrès gigantesques à la basse, on lui avait fait remarquer, tout comme le prof de piano de Lia été resté bouche bée lorsque la jeune fille lui avait joué un Amethyst presque parfait (conséquences de l’enseignement de Yoshiki…), toutefois… le simple fait de toucher à nouveau les instruments, de sentir la musique couler sous leurs doigts, les avait rendues nostalgiques… Elles ne savaient plus guère jouer autre chose que du X ou leur PurpYnk, ne pouvaient plus détacher leurs pensées de ce qu’elles avaient assimilé avec eux… Tout cela se reflétait en elles…
…C’était définitif. Ils leur manquaient.
Le fait de voir Dwchan craquer avait eu une certaine portée sur les nerfs de Lia, qui la suivit le lendemain même. C’est en cours d’EPS, alors qu’Ayumi chantait Evolution, chanson sur laquelle elles étaient censées refaire la danse de l’année dernière pour préparer l’évaluation du bac, que Lia se rendit compte qu’elle saisissait au vol le sens de certaines des paroles japonaises, et que le souvenir de son « enseignement » revint… Elle partagea sa détresse avec Kumi, et sans que personne ne comprenne rien, toutes deux se mirent à parler un mélange d’anglais et de japonais, et tombèrent dans les bras l’une de l’autre en pleurant toutes les larmes de leur corps.
La décision fut prise en urgence. Elles ne pouvaient pas continuer ainsi. Il fallait qu’elles y retournent.
Elles se retrouvèrent donc en catastrophe le samedi d’après chez Dwchan, afin de faire des préparatifs rapides.
Cette fois-ci, les précautions avaient été prises. Elles avaient pu prévenir Ekun (qui avait boudé jusqu’à ce que Lia promette de lui ramener des baguettes de Yoshiki pas trop utilisées, voire des bouts de batterie selon la place), ainsi que Mandychan, qui avait accueilli la nouvelle presque avec soulagement, témoin de l’affaissement de moral des compères qui s’accentuait de jour en jour.
Liluchan, elle, avait été « oubliée »… Les jeunes demoiselles ne désirant pas se retrouver à nouveau face à une furie indomptable ou encore moins être accusées de Liluticide volontaire par crise cardiaque déclenchée par une annonce de nouvelle insoutenable…
….En gros, elles tenaient à la vie, mais elles laissèrent toutefois à Mandychan la lourde tâche de lui expliquer où elles étaient si par malheur elles ne revenaient pas à temps…
…Et c’est ainsi qu’un soir d’avril, les trois jeunes demoiselles repartirent, prenant bien garde cette fois-ci à faire en sorte que leur retour dans le présent tombe au plus tard quelques minutes après leur départ afin de ne pas avoir à réexpliquer trois jours d’absentéisme…

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MessageSujet: Chapitre 9   Dim 25 Juin - 16:27

~Chapitre 9~Voiceless Screaming

Voiceless screaming, calling to me inside of my heart
I believe in myself and trust what I do
Voiceless screaming
Pain of the past still hurts me inside
Knocking on my soul’s door
I climb the stairs that lead me to Heaven

Cri sans voix, qui m’appelle de l’intérieur de mon cœur
J’ai confiance en moi-même et en mes actes
Cri sans voix
Je ressens encore intérieurement la douleur du passé
Qui frappe à la porte de mon esprit
Je monte les marches qui me conduisent au Paradis


Dans la précipitation de leur départ, elles ne s’aperçurent pas du risque qu’elles prenaient. En effet, trop concentrées sur leur problème d’arrivée, aucune n’avait choisi le moment ou l’endroit exact où elles arriveraient. Elles n’avaient qu’une seule véritable idée (jeu de mot parfaitement volontaire !) en tête : les revoir.
Ce n’est que lorsqu’elles atterrirent au beau milieu d’une gigantesque foule qui criait des mots dans une langue qu’elles ne comprenaient pas, dans un bruit assourdissant, qu’elles se rendirent compte de leur chance d’être tombées dans cette incroyable cohue, le flash de leur arrivée camouflé à travers tous les autres flashs qui venaient d’un peu partout…
Elles ne comprirent pas tout de suite ce qu’il se passait. Elles étaient secouées d’un côté, de l’autre, par une foule en furie, positivement traumatisées par les cris hystériques qui les engloutissaient (et accessoirement leur broyaient les oreilles).
Mais lorsqu’elles purent reprendre leurs esprits, alors que certaines personnes derrière elles commençaient à se demander s’il fallait appeler les secours ou non, qu’elles parvinrent à se redresser et à lever les yeux, elles furent soufflées.
Autour d’elles s’amassaient cinquante cinq mille personnes qui criaient à s’en briser les cordes vocales…
…Au-dessus de leurs têtes se trouvait une immense structure métallique, comparable à une araignée…
…Et en face d’elles se trouvait une gigantesque scène à la forme qui leur était bien familière… Et sur cette scène se démenaient cinq personnes qui leur étaient encore plus familières…
Elles avaient à nouveaux sous leurs yeux, en chair et en os, leurs idoles, et néanmoins amis, pour peu qu’ils se rappelassent (on est en L ou on ne l’est pas !) d’elles.
Elles se rendirent compte alors de la situation dans laquelle elles se trouvaient : pour elles, les X seraient faciles à retrouver, tout redeviendrait comme avant, lorsqu’elles étaient en 1988… Après tout, cela ne faisait qu’une semaine pour elles.
Mais pour les cinq musiciens, cela faisait un peu plus…. Mais elles ne savaient pas combien. Dans quelle année étaient-elles tombées ?
« C’est Orgasm ! » cria Lia, tentant de couvrir le bruit de la foule et de la chanson sortant des enceintes qui remplissaient la salle, afin de se faire entendre de ses compères.
« Vu leur look, on est encore dans l’époque « pas sage ». Et Taiji est là ! Donc, vu qu’on est au Tokyo Dome, ça nous laisse comme possibilité le Rose and Blood Tour, le Violence in Jealousy Tour, et le On the Verge of Destruction Tour ! » lâcha Dwchan en bonne X-Sensei à ses deux padawans.
« Les filles, d’après ce que j’ai vu de leur façon de jouer et de se comporter, ce serait plutôt le On the Verge of Destruction ! » affirma Kumi, qui avait appris YouTube par cœur et ne voulait pas être en reste.
« On the Verge of Destruction… Ca nous fait du 5, 6 ou 7 janvier 1992 ça ! »
« T’as appris ta chronologie par cœur, Lia ? »
« Yes ! Et dans ce genre de situation, c’est plutôt utile ! »
« Tu parles ! »
Puis rassurées de savoir où elles étaient, elles décidèrent de mettre à profit ce qu’elles avaient pu apprendre de Horace, « Carpe Diem », et cueillirent l’instant présent… En se jetant dans la foule. Elles parvinrent par miracle à se retrouver pile face à la scène (enfin, plus précisément face à un vigile croisé gorille qui n’avait pas l’air commode, mais peutimporte)…
…Et alors qu’elles commençaient à rentrer dans le rythme, la chanson se termina… ou presque. La batterie cessa de battre, Toshi présenta les membres un à un et les solos de guitares/basse s’enchaînèrent, jusqu’à ce qu’elles entendirent des cris aigus de l’autre côté de la scène, et virent un grand jet d’une espèce de fumée blanche s’élever au-dessus du public. Réalisant ce qu’il se passait, elles se mirent à crier avec toutes les autres fangirls qui les entouraient.
« YOSHIKIIIIIII ! »
Lentement mais surement, la fumée blanche arriva de leur côté, et elles purent vaguement déceler des cheveux blonds-enfin-pas-trop-blonds-mais-presque qui se perdaient au milieu de la troupe de fans, vainement retenus par des gardes du corps dépassés par les évènements.
Le fier possesseur des cheveux presque blonds en question apparut de plus en plus clairement, jusqu’à ce que les filles pussent distinguer l’extincteur qu’il portait, jusqu’à ce qu’elles parvinssent à voir les traits de son visage, jusqu’à ce qu’il passât devant elles en aspergeant tout de la fameuse mousse anti-incendie, qui –ce n’était pas un mythe- rafraîchissait réellement. Alors, toutes les trois crièrent son nom en même temps, et, l’espace d’un quart de dixième de seconde, elles purent voir toutes les trois Yoshiki écarquiller les yeux, oubliant d’appuyer sur la poignée de l’extincteur, avant de repartir, porté par la foule de fans.
« Là je crois que pour ce qui est du « s’ils se rappellent de nous », on est servies. Vous avez vu sa tête ? »
« Honnêtement, Lia, tu ne vois pas quelqu’un pendant quatre ans et quand tu le retrouves, il n’a pas changé d’un cheveu, ça ne te choquerait pas un peu toi ? »
« C’est pas faux… »
Elles restèrent un moment un peu raides, se demandant quelle excuse bidon elles allaient pouvoir inventer, pendant que Yoshiki finissait de faire le tour du public, désespérant de plus en plus ses gardes du corps.
« On n’a qu’à leur dire qu’on est réellement des extraterrestres et que pour cela notre apparence humaine ne change jamais ! »
Dwllya et Kumiko se retinrent de frapper Lia. Cette histoire d’enlèvement par des martiens lui avait vraiment monté à la tête.
« Bon, plus sérieusement, on leur dit qu’on a 19 ans, oui, oui, mais qu’on a gardé une apparence fraîche et jeune ? »
« Vous voyez une autre solution, vous ? »
« Bah à part se tirer avant la fin du concert et ne plus jamais les revoir, non… »
« Une solution ENVISAGEABLE ? »
« Leur dire la vérité ? »
« Et créer un chaos inter temporel ? Très peu pour moi, gomen ne… »
« Bon, alors on va en rester au bon vieux mensonge qui ne marchera jamais… De toute façon, ils nous aiment tellement qu’ils seront bien forcés de nous croire ! »
« Ooooh, bah oui, je vois la scène d’ici, « Yoshiikiiiii, j’ai 12 ans de moins que toi alors que la dernière fois qu’on s’est vus on n’avait que 7 ans d’écart, mais bon, c’est pas grave, tu m’aimes quand même ! » …Je doute que ça marche. »
« Allez, on ne va pas s’embêter avec ça ! On est là, on est là. On verra bien comment ils le prendront le moment venu – si on arrive à les voir. Pour l’instant, on profite de ce qu’on puisse assister à un concert de X au Tokyo Dome pour s’éclater ! »
Les sages paroles de Dwchan furent suivies à la lettre, et les trois filles firent à nouveau honneur à Horace, profitant de chaque instant passé dans la salle.
Orgasm se termina – pour de vrai cette fois-ci. Toutefois, lorsque Yoshiki remonta sur scène, elles remarquèrent toutes trois qu’il fit un petit crochet du côté de Taiji et hide avant de retourner à sa batterie, et leur adressa discrètement quelques mots qui les firent se retourner dans leur direction.
Mais elles ne voulurent pas y prêter attention. Tout pour le moment présent ! Elles étaient à un concert de X, que diantre !
Les chansons s’enchaînèrent. Les trois filles se grillèrent les cordes vocales sur Kurenai (« Ekun aurait adoré voir ça ! »), LA chanson culte, puis purent se reprendre un peu pendant Joker, les seuls passages des paroles qu’elles connaissaient étant « Joker s a joker, loser is a loser ! », et tentèrent par la suite de décrypter ce que criait Toshi dans son micro… Mais rien à faire, même en comprenant un peu le japonais, il était inutile d’essayer de comprendre. Aussi crièrent-elles « D’ACCORD ! PAREIL ! » avant de se préparer pour la chanson suivante…
….Chanson particulièrement importante puisqu’il s’agissait de X.
Elles se mirent toutes les trois en place, prêtes à bondir les bras croisés aussi longtemps que cela devrait durer…
….Et cela dura. Dix minutes après, quelque peu agonisantes, elles accueillirent avec joie le moment où Yoshiki délaisse la batterie pour aller faire un tour dans le public, et où Toshi s’égosille à nouveau dans ce pauvre micro qui ne lui avait pourtant rien fait…
A ce moment, tout devint n’importe quoi sur scène. Yoshiki sauta sur chacun des membres séparément, sans qu’aucun ne pût vraiment échapper à ces terrifiants glomps, puis, déchaîné, prit le manteau qu’il avait laissé au pied de sa batterie et le jeta dans le public…
….Plus exactement, droit dans les mains de Kumi, qui regarda la scène étonnée tandis que ses deux comparses fixaient le présent sur lequel elles avaient si longtemps bavé.
Mais Kumi secoua la tête et dit « Oh bon, d’accord, d’accord… » et, contre toute attente, rejeta le manteau bleu derrière elle, sous les regards ébahis des deux autres qui s’empressèrent de lui demander des explications. Kumi répondit simplement qu’elle avait reçu un regard qui voulait clairement dire « Laisse ça aux autres pauvres fans, je t’en donnerai un de mon placard. »… ce qui lui valut des soupirs consternés de la part des deux autres.
Pendant ce temps, chacun des membres faisait ce qu’il voulait (Taiji et hide avait entamé une course le long de la bordure du X, pendant que Pata s’amusait à suivre les « X » de la foule tout en continuant de jouer), pendant que le public « X-ait » avec les bras sous l’injonction de Toshi qui ne cessait de répéter, telle une litanie « We are… you are… » et ce, pendant dix autres bonnes minutes… Jusqu’au retour d’un Yoshiki exténué après avoir fait à nouveau le tour de la scène (et fait des pieds de nez aux vigiles en passant) à la batterie, pour un nouveau refrain.
Puis tout se calma, et Toshi commença à dire au revoir.
« C’est la dernière. », dit-il. « Merci d’avoir partagé ce moment avec nous ! » et il présenta à nouveau les membres, pendant que Yoshiki allait s’installer au piano.
Alors commença la seule, l’unique, LA chanson qui fait pleurer en fin de concert… Endless Rain.
Alors que tous reprenaient le refrain en chœur (et que, accessoirement, Yoshiki, Toshi, et les trois quarts des fans pleuraient), les trois filles se reconnectèrent un peu à la réalité : ça y est, le concert était terminé, et il leur faudrait affronter les regards interrogateurs de leurs… amis ?
…Mais avant tout, il fallait trouver un moyen de les rejoindre.
Le concert se termina après un quart d’heure de Endless Rain, le public semblant (et à raison) peu désireux de s’en aller ; toutefois, lorsque la salle commença à se vider, il fallut qu’elles commencent à se diriger un peu vers la sortie, sans avoir trouvé de solution pour retrouver les X. Mais alors qu’elles s’en allaient, Dwllya s’arrêta brusquement.
« Lia, tu as bien appris la chronologie par cœur ? »
« Sûre et archisûre ! Tu n’as pas idée d’à quel point je suis fière de moi ! »
« Et tu as bien dit que nous étions entre le 5 et le 7 janvier 1992 ? »
« Certes, certes… »
« Et que s’est-il passé en janvier 1992, d’après toi ? »
Lia haussa un sourcil et se récita à nouveau sa chronologie… Et pâlit brutalement lorsqu’elle arriva à janvier 1992.
« Oh non… »
« Quoi ? Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? » Kumiko se sentait un peu perdue dans cette affaire.
« Kumichan… Janvier 1992 c’est… Le On the Verge of Destruction Tour c’est… C’est le dernier live de Taiji ! Taiji quitte le groupe en janvier 1992 ! »
Toutes aussi pâles les unes que les autres, elles abandonnèrent l’idée de sortir et s’assirent, ou plutôt s’affalèrent sur les trois premières chaises venues le temps de se remettre les pensées en place.
….Peut-être n’étaient-elle pas tout à fait tombées à la bonne époque, en fin de compte….

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MessageSujet: Chapitre 10   Dim 25 Juin - 16:29

~Chapitre 10~X

X! You don’t have to hesitate!
X! Get yourself out!
X! You know you are the best!
X! Let’s get crazy!

X! Tu n’as pas à hésiter!
X ! Fais-toi ressortir !
X ! Tu sais que tu es le meilleur !
X ! Sombrons dans la folie !


Elles étaient là, assises, se demandant si elles devaient repartir sur le moment ou non… Le fait est, elles avaient peur.
Et puis non.
L’envie de les revoir était la plus forte, c’était même plus qu’une envie, c’était un besoin, une nécessité accrue par le concert auquel elles venaient d’assister.
…Aussi se relevèrent elles, et elles commencèrent à se diriger vers la sortie, laissant une immense salle déserte derrière elles… lorsqu’elles entendirent des voix venant de cette même salle vide, qui les retinrent.
« Est-ce que… Est-ce que c’est vraiment vous ? »
Il n’y avait plus personne dans la salle, juste elles, et les propriétaires des voix : pas moyen de fuir, donc, et elles se retournèrent lentement pour faire face à ceux qu’elles appréhendaient de rencontrer… Ou plutôt de re-rencontrer.
Ils se tenaient tous les cinq à quelques mètres d’elles, l’air abasourdi, et lorsqu’ils purent voir leurs visages et les reconnurent réellement, l’étonnement laissa place à une certaine joie…
….Sinon plus. En effet, Yoshiki, encore sous l’influence de l’adrénaline du concert, n’y réfléchit pas deux fois et prit son élan pour sauter littéralement sur Kumi qui se retrouva à terre. Ce fut le déclenchement des retrouvailles, et hide rejoignit lui aussi Lia d’une façon un peu brutale qui manqua de lui faire perdre l’équilibre…
Taiji, plus calme, s’avança lentement mais sûrement vers Dwllya qui fit de même, et tous deux se tombèrent dans les bras, chacun refusant de laisser aller l’autre.
Toshi et Pata assurèrent aux gardes du corps que tout était normal, puis se rapprochèrent aussi, sans oser trop y croire.
Les larmes coulèrent un peu de partout, et personne ne savait vraiment s’il devait rire ou pleurer.
Lorsque les retrouvailles s’achevèrent, tous se regardèrent longuement.
« Vous n’avez pas changé… »
« On ne peut pas en dire autant de vous ! »
En effet, si peu de choses avaient évolué chez elle en une semaine, du côté des japonais, le look avait été un peu modifié.
Mais les filles s’en moquaient éperdument, au contraire même, c’était parfaitement représentatif de ceux qu’elles connaissaient et admiraient.
Ils rirent, et les françaises furent incroyablement soulagées de voir qu’ils ne prêtaient que peu d’attention à ce… non-changement.
En vérité, ils étaient trop « subjugués » pour poser des questions, comme l’expliqua Toshi :
« Quand on a vu revenir Yoshiki sur scène pour reprendre la batterie d’Orgasm, on a su qu’il y avait quelque chose… »
« Après, quand il est venu me voir et m’a très rapidement expliqué, je n’étais pas sur d’avoir compris, j’ai eu du mal à le croire, mais j’ai prévenu les autres et nous avons tous essayé de scruter la foule tout au long du concert… Tous, on ne voulait pas y croire, et pourtant, on n’espérait que ça, c’est bizarre. », continua hide.
« …Mais c’est bien de vous revoir… Après quatre ans, on n’y croyait vraiment plus… Vous nous avez manqué… »
« Pourquoi vous n’avez pas donné de signe de vie pendant tout ce temps ? Pourquoi vous ne nous avez pas avertis que vous viendriez nous voir ? »
Les filles furent prises au dépourvu. Comment leur expliquer qu’elles n’avaient aucune idée de quand elles allaient atterrir ? …Et encore moins un moyen de les prévenir….
C’est une fois de plus Lia qui, avec son talent (inné, enfin, très fortement développé) de mensonges, prit l’initiative d’inventer une excuse bidon, traduisant en même temps les craintes qu’elles avaient eues avant de partir.
« En vérité… Quand on est rentrées chez nous, on n’a pas arrêté de penser à vous… Mais on ne savait pas où vous contacter, comment vous joindre, et puis on se disait que vous étiez devenus célèbres, que maintenant que vous aviez pleins de fans, vous nous aviez oubliées… On se disait qu’avec le succès, on ne pouvait plus vous joindre… »
A leur grande surprise, ils éclatèrent de rire.
« Nous pensions la même chose pour vous ! On se disait que vous aviez réussi à percer en France, sous un label inconnu, et que la célébrité aidant, vous aviez oublié où et avec qui vous aviez enregistré, que vous vous étiez trouvées trois jeunes et beaux français, et puis… Que vous aviez fait une croix sur le Japon…. »
« … Après deux ans sans nouvelles, on a fait des recherches, mais personne n’avait entendu parler de PurpYnk. Alors on a pensé que soit c’était simplement que la France était trop loin, soit vous aviez tout bêtement laissé la musique et repris vos études… Alors on… N’y croyait plus trop. On aurait voulu vous oublier mais c’était impossible… En un sens, c’est un peu grâce à vous si notre premier album est ce qu’il est… »
Lia, Dwllya et Kumiko en restèrent bouche bée. Elles n’auraient jamais pu imaginer un instant qu’elles les marqueraient à ce point… qu’elles leur manqueraient à ce point.
« Nous... euh… Désolées. C’était pas très réglo de notre part de vous laisser sans nouvelles… Pardon. »
Elles n’avaient pas de motif valable, ni d’excuse potable, et même le « talent » de Lia ne lui permit pas d’inventer un mensonge minable…
Mais la culpabilité qui les rongeait quelque peu fut effacée par les visages radieux de ceux qui leur faisaient face.
« C’est vraiment bon de vous revoir… »
Les retrouvailles continuèrent, chacun se racontant (ou inventant) ce qu’ils avaient fait durant les quatre dernières années…
Les filles se rendirent rapidement compte du retard qu’elles avaient pris sur l’avancée du succès du groupe. Deux autres albums étaient sortis, Jealousy et Blue Blood, et trois tournées avaient été faites, toutes conclues par des lives au Tokyo Dôme qui avaient tous affiché complet.
Les cinq japonais qu’elles avaient côtoyés à leurs débuts étaient devenus réellement des stars… Et elles étaient parfaitement conscientes que si jamais une fan venait à les repérer, elles se feraient lyncher…
…Sans compter les paparazzis ! La brèche qu’elles créeraient dans l’espace/temps si une quelconque photo, un seul de leur nom venait à filtrer !
Pour cela, elles savaient qu’elles devaient ne pas se faire voir.
Mais pour le moment, ils étaient tous les huit réunis dans un Tokyo Dôme entièrement vide, les gardiens ayant été congédiés…
…Ou s’étant plutôt congédiés d’eux-mêmes en assistant mal à l’aise aux effusions de joie (…de fleur bleue…) entre les deux groupes qui leur avaient bien prouvé que les filles n’étaient pas dangereuses… En tout cas pas pour le groupe dont ils avaient la charge.
…Bon, bah raté pour la discrétion et le « Ne nous faisons pas voir »…
Après quelques échanges dans une langue plus que douteuse, les filles ayant déjà quelque peu perdu l’habitude de communiquer dans une langue étrangère, revint sur le tapis un inconvénient plus que majeur qui les ramena quatre ans auparavant…
« Euh... Vous… Vous dormez où ? Vous restez combien de temps ? »
Les filles se concertèrent du regard, gênes.
« Bah… »
« …en fait… euh… On a l’autorisation de rester tant qu’on veut mais pour le logement… »
« …Ouais, c’est une très bonne question ! »
Les japonais parurent déconcertés puis se mirent à rire.
« Vous voulez dire que vous êtes venues nous voir à l’improviste sans réserver d’hôtel ou quoi que ce soit ? »
« C’est dingue ça ! Vous comptiez faire comment ? »
Les françaises restèrent bêtes et gardèrent le silence.
Les membres de X en conclurent que heureusement qu’ils étaient là, et leur expliquèrent que désormais, chacun avait pu s’acheter un appartement séparé, mais que si elles le souhaitaient, ils pourraient tous retourner habiter dans l’appartement dix pièces que Yoshiki avait refusé de vendre « en souvenir de leurs débuts »…
Les filles ne surent que dire... Ils décidèrent donc de reparler de tout cela plus tard et d’aller manger en attendant, car la faim commençait à se faire ressentir… (un live et/ou un décalage horaire massif, ça creuse !)
Ils échangèrent encore beaucoup pendant le repas qu’ils prirent autour d’une table de restaurant chic, et les japonais racontèrent à leurs amies leurs montée en succès, les folies qu’ils avaient vécues, et surtout… Les fans.
Kumichan manqua de s’étouffer lorsqu’hide mentionna un épisode exemplaire du Rose and Blood tour lorsque, après avoir sauté dans la foule, Yoshiki avait bien failli ne pas en ressortir vivant, une fan en furie l’ayant agrippé sauvagement, sans aucune intention de le laisser aller…
« …Si les agents de la sécurité n’avaient pas été là, notre brave Yokun en aurait surement perdu sa chasteté ! », ajouta fièrement hide, se prenant une claque derrière la tête de la part du principal intéressé qui ne savait plus où se mettre, tandis que Kumiko le regardait d’un air choqué, probablement en proie à une image mentale assez virulente… (TU SAIGNES DU NEZ, KUMI !)
…Mais ce ne fut là que la première baffe que le guitariste se prit dans la soirée, la deuxième ayant été par une Lia qui s’était vue un peu offusquée en l’entendant parler des « fans cinglées qui se collent des serpillères roses sur la tête pour essayer de lui ressembler ». En effet, outre son cosplay de Heath (qui sera passé sous silence), Lia avait tenté de cosplayer hide d’une manière plus ou moins réussie… Plutôt moins que plus, en vérité.
Puis la soirée s’acheva, et il fallut décider d’où les filles logeraient.
Taiji proposa simplement à Dwllya de l’héberger, et celle-ci acquiesça vigoureusement, lui plaquant une bise sur la joue pour le remercier sans qu’il ait eu le temps de la voir venir. Ils dirent rapidement au revoir, et s’éloignèrent bras-dessus bras-dessous vers la voiture, Taiji un peu assommé par la démonstration d’affection de Dwchan, et cette dernière se retenant de ronronner en pensant qu’elle allait se rendre à l’appartement de Taiji, à bord de la voiture de Taiji, conduite par Taiji… (Attention Dwchan, tu vas faire pigeon!)
hide se tourna alors vers Lia et lui tendit simplement la main. Celle-ci tapa dedans, et son lieu de logement fut décidé aussi sec. Ils s’éloignèrent donc eux aussi en se lançant des piques et en se tapant affectueusement dessus.
Mais Kumiko, elle, ne cessait de lancer des regards désespérés à Yoshiki en espérant qu’il ouvre la bouche, sans que celui-ci sembla le moins du monde décidé à croiser son regard.
Finalement, elle prit son courage à deux mains, et se décida à demander : « Euh… Yoshiki… Est-ce que je... Je peux dormir chez toi ce soir ? »
Pata et Toshi étaient déjà partis, et elle se retrouvait seule avec le leader qui avait adopté une attitude plutôt fermée, et qui se contenta de hocher la tête, sans plus la regarder.
Tous deux s’en furent vers la voiture dans un silence terrifiant qui mit très mal à l’aise la jeune française, alors qu’elle tentait de suivre difficiement les grandes enjambées de son fantasme vivant en se demandant d’où venait cette soudaine froideur après le glomp si chaleureux qu’elle avait reçu à peine deux heures auparavant…
…Le soir, allongée sur le canapé de Yoshiki, séparée de son superbe musicien par une simple plaque de placo élevée en mur, elle soupira, en espérant qu’avec un peu de chance, le matin arriverait vite, et sans rêves stupides…

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MessageSujet: Chapitre 11   Dim 25 Juin - 17:42

~Chapitre 11~Week End

Week-End, I still love you
Week-End, but I can’t carry on!

Week-End, je t’aime encore
Week-End, mais je ne peux supporter plus longtemps!


Le lendemain matin, le premier réflexe qu’eut Lia en entendant le réveil sonner fut de tirer un coup de poing dessus sans ménagement. L’habitude allant, elle se rendormit, maudissant cet appareil du diable envoyé sur terre dans le seul but d’asservir les hommes en les envoyant travailler à cet endroit damné nommé lycée...
Lorsque le réveil re-sonna, dix minutes plus tard, la réveillant de nouveau, Lia fut prise de pulsions meurtrières, et, assenant un coup bien placé au terrible appareil, le fit descendre quelque peu brutalement de la table de nuit, sans aucun remord. Après avoir entendu un CRASH distinct qui lui prouva que cette fois-ci, elle était tranquille, la jeune française se sentit doucement repartir dans son monde de rêve que ce stupide engin lui avait fait brutalement quitter.
« Eeeeeeeh, Sleeping Beauty ! C’est pas parce que t’es pas du matin qu’il faut que tu maltraites mon mobilier ! »
Les yeux de Lia s’ouvrirent d’un coup et elle se redressa brusquement.
« HIDE ? »
« Bah oui, qui d’autre ? Allez, debout ! On va se faire tuer par Yokun si on arriva à la bourre au studio ! »
Il fallut quelques instants à Lia pour se remettre dans la situation présente et replacer ses idées dans sa tête.
Elle était en 1992, le mercredi 8 janvier plus précisément, dans le lit d’hide, et ce dernier se tenait devant elle, dans l’encadrement de la porte, l’air pas réveillé du tout, les yeux à moitié ouverts, cachés par ses cheveux qui lui tombaient lamentablement sur le visage et les épaules, ces dernières recouvertes par un pyjama orange un peu trop grand avec un gros Cheshire Cat au sourire plus que traumatisant dessus…
« Kawaii », pensa Lia. Avant de se dire que quand même…
« T’exagères, tu peux parler, t’as pas l’air super du matin non plus, toi ! »
« Oui, mais moi j’ai passé une nuit horrible sur un canapé dur comme du bois pour laisser le lit à une certaine squatteuse… Et j’ai pas démoli un pauvre et innocent réveil ! Alors maintenant debout et vite ou je te vide un seau d’eau sur la tête pour achever de te réveiller ! »
Lia lui balança un oreiller dans la tête avant d’essayer de se dépêtrer des draps. Agh, ces lits trop bien faits ! Qui aurait cru que hide serait un tel maniaque du faisage de lit ?
« Si t’es pas content, t’avais qu’à dormir dans ton lit et me laisser sur le canapé ou même par terre, m’en fous moi ! Et d’abord, ce réveil était tout sauf innocent ! Bon, maintenant, tu me fiches la paix, je m’habille ! »
hide ne se le fit pas répéter deux fois et quitta la pièce, prenant la direction du salon, les vêtements, qu’il venait de récupérer dans la chambre, dans les bras… Mais cela non sans avoir renvoyé l’oreiller à l’expéditeur qui le maîtrisa parfaitement grâce à ses superbes réflexes… (…traduction : Lia le ramassa en pleine tronche)
Elle se prépara rapidement et retrouva un hide tout prêt dans la cuisine pour un petit déjeuner frugal…
Puis ils prirent la direction de l’ancien studio d’enregistrement de X… Et découvrirent à leur grande surprise la porte close, avec Pata assis devant, qui attendait…
« Yokun n’est pas encore là ? »
« Apparemment non. Ce n’est pourtant pas son genre d’être en retard… »
Lia haussa les épaules et s’installa devant la porte, observant en silence les deux guitaristes qui parlaient des chansons qu’ils étaient en train de travailler. Arriva alors Toshi, surpris lui aussi du retard du leader, qui se joignit rapidement à la conversation.
Taiji et Dwllya arrivèrent peu de temps après, toujours bras-dessus, bras-dessous, forts souriants, et s’installèrent aussi. Lia ne put s’empêcher de remarquer que Taiji fut le seul à ne pas faire de commentaire sur l’absence de Yoshiki… Mais Dwllya ne sembla pas y prêter une once d’attention, et paraissait flotter sur un nuage… Et le fait qu’elle se mit littéralement à ronronner lorsque Lia lui demanda si la nuit s’était bien passée n’arrangea en rien cette impression. Lia haussa les épaules en lui lançant un regard blasé, inscrivant néanmoins dans un coin de sa mémoire (/passoire) une note indiquant qu’il faudrait qu’elle se rappelle de la bassiner un peu plus quand Kumi serait là pour avoir des détails.
Enfin, des éclats de voix se firent entendre.
« C’est incroyable ! Ca arrive comme une fleur, ça se conduit en dame de glace, et après ça se permet de squatter les lits ! »
« Mais tu m’énerves ! D’abord, c’était un A-C-C-I-D-E-N-T, ensuite, tu me diras pas que c’était un si gros inconvénient, t’en as bien profité après tout ! (Lia haussa un sourcil et inscrivit sur sa liste, à côté de la note de Dwchan, de bassiner aussi Kumi pour en savoir plus.) Et après, c’est moi la dame de glace, alors que tout hier soir TU m’as tiré la gueule ! »
Yoshiki et Kumi venaient d’arriver ; Et pas de la façon la plus discrète.
« Tiré la gueule ? Mais tu te moquais royalement de moi, tu n’as même pas dit un mot ou fait un geste alors que je venais juste de te sauter dessus ! »
« J’étais SURPRISE ! Et TOI, tu ne m’as pas regardée de toute la soirée alors que je n’ai pas arrêté de te faire de l’œil ! »
Yoshiki s’arrêta brusquement au milieu de l’allée et se tourna lentement vers Kumiko.
« Tu m’as fait de l’œil, hein ? … »
Kumi le regarda avec étonnement, avant de rougir furieusement en réalisant ce qu’elle venait de dire, et surtout le ton de voix que Yoshiki avait employé… sans compter le regard qu’il lui avait lancé.
Elle pressa le pas, tentant de cacher son trouble en le dépassant.
« T’es irrécupérable, tu me désespères… Tu m’énerves. »
La conversation s’arrêta là et les deux derniers arrivés dirent bonjour aux autres, sans plus s’adresser la parole. Puis tous pénétrèrent dans le studio qui n’avait guère évolué depuis qu’ils l’avaient quitté.
Ils inspectèrent chacune des pièces (et Lia en profita pour apprendre que le ronronnement de Dwllya était lié au -simple fait- qu’elle ait passé la nuit dans les bras de Taiji, et que la mauvaise humeur de Kumi était liée à la «mauvaise-foi-de-Yoshiki-qui-dit-ne-pas-avoir-apprécié-que-Kumi-vienne-squatter-le-lit-parce-qu’elle-n’arrivait-pas-à-dormir-sur-le-canapé-mais-elle-ne-pouvait-pas-deviner-
que-lui-serait-déjà-couché-après-tout-il-ne-dort-jamais-et-puis-d’abord-c’est-un-menteur-parce-que-quand-Kumi-s’est-réveillée-elle-s’est-retrouvée-avec-un-Yoshiki-qui-la-
prenait-pour-un-nounours-sans-plus-se-déranger-et-que-lui-devait-bien-être-à-l’aise-parce-qu’il-ne-s’est-réveillé-qu’une-demi-heure-après-elle…» *grande reprise de souffle* »… Tandis que les deux autres semblèrent un peu déçues que Lia n’ait rien de fabuleux à raconter, même si la description d’hide au sortir du lit valait bien son pesant de cacahuètes…)
L’inspection des lieux mit clairement en valeur la nécessité urgente de réaménager certaines choses plus trop adaptées… Et surtout d’opérer un rangement stratégique.
De cette rénovation massive découlèrent quelques aventures cocasses, dont une surtout, particulièrement mémorable. En effet, un jour, alors que Toshi, Pata, Lia, Kumiko et Dwllya tentaient désespérément de remettre de l’ordre dans la salle aux instruments, tous entendirent un cri strident et virent une furie rose passer devant eux à vitesse lumière avant de claquer la porte de la salle de bain.
« C’était quoi, ça ? »
« Ca ressemblait vaguement à un Yoshiki et un hide terrorisés… »
« Rassurez-moi, le cri de fille, c’était pas Yoshi ? »
Tous regardèrent Kumi d’un air désespéré (« La vaaache, même moi je suis sure que je ne monte pas autant dans les aigus ! »), avant d’aller voir la cause de ce remue-ménage.
…Et le spectacle qu’ils découvrirent manqua de les faire étouffer de rire.
Yoshiki était debout, sur une chaise, pointant du doigt une innocent bestiole grosse comme une pièce d’un euro qui ressemblait vaguement à un cafard, par terre, et couinait « Enlevez-moi çaaaaa ! Viiiiite… A l’aide !! », tandis que Taiji le regardait d’un air qui ressemblait beaucoup à « -_-‘’’’’ », avant de lever lentement le pied et de viser du talon l’infâme bestiole.
« Non, attends ! »
Lia s’était approchée, une feuille de journal à la main.
« Alors comme ça, hide a peur des cafards, hein ? Mwahaha ! »
« Mais qu’est-ce que tu fabriques, Lia ? TUE-MOI CE TRUC ! »
Mais la française n’écouta pas l’injonction de Yoshiki. Armée de son journal, elle prit le truc en question et l’emmena jusqu’à la salle de bain, où elle trouva un hide soigneusement planqué dans la baignoire (…avec juste les cheveux qui dépassaient…).
« AAAAAAAAAHHHH !! MAIS CA VA PAS NON ??? ENLEVE-MOI CA !!! »
Lia prit un malin plaisir à agiter le journal (avec la bestiole perchée dessus) sous le nez d’un hide qui paraissait vaguement traumatisé.
« Si je l’enlève, tu fais quoi ? »
« Je sais pas mais dégage ça ! »
« Pas de réveil bruyant demain matin ? »
« Oui, oui, oui, promis, maintenant tu l’enlèves ! »
Lia eut un petit rire satisfait (ou pointait une vague sonorité sadique...), jeta la feuille de journal à terre et mit un coup de talon dessus.
Un net SQUISH se fit entendre… Et hide prit une teinte verte qui jura horriblement avec ses cheveux roses.
« Ewww… Mais... Tu l’as écrasé ! »
« Oui, et alors ? »
« Mais c’est… c’est... C’est dégueulasse ! »
« Ah, faudrait savoir ce que tu veux ! »
Tous éclatèrent alors de rire, pendant qu’hide courait aux toilettes, et l’incident fut clos.
Et Lia put profiter de sa matinée sans réveil le lendemain matin.
Mais ce qui arriva le lendemain matin, cela, elle n’aurait pu le prévoir…
« Je le savais, moi ! Je savais que c’était une mauvaise idée le coup du « pas de réveil » ! Regarde où on en est ! »
« Oh, mais c’est pas dramatique… »
« Pas dramatique ? Mais enfin, ON A TROIS QUARTS D’HEURE DE RETARD, LIA ! »
La matinée avait commencé quelque peu sur les chapeaux de roue, Lia s’étant réveillée une demi-heure trop tard, plus le temps de préparation… Résultat des courses, un retard énorme, et un hide tremblant déjà en pensant à la réaction de Yoshiki…
…Mais ce qu’ils découvrirent en arrivant leur fit oublier leur retard En effet, en entrant, ils surent immédiatement que quelque chose n’allait pas.
Toshi, Kumi et Pata se tenaient vers la porte d’entrée, l’air grave, tandis que Dwllya restait immobile, de dos, derrière la porte du salon.
« Oulah, qu’est-ce qui se passe ? Et où sont Yokun et Ta… »
hide n’eut pas le temps de finir de poser sa question, des éclats de voix retentirent de l’autre côté de la porte du salon. Toshi prit la parole, et dit d’une voix blanche :
« C’est comme ça depuis que Taiji est arrivé. Il a laissé Dwllya avec nous, et a demandé à parler seul à seul avec Yoshiki… »
Lia comprit la situation, et laissa là le groupe pour s’avancer vers Dwllya. Cette dernière, sentant une présence dans son dos, se retourna lentement, laissant voir les larmes qui coulaient sur ses joues. Elle s’avança un peu vers Lia, ouvrit la bouche pour dire quelque chose, la referma, se laissa tomber à terre, et se remit à pleurer. Lia la prit par le bras et la fit s’assoir sur une chaise dans un coin, où elle pleura encore un moment pendant que les éclats de voix résonnaient encore, et, lorsque le ton baissa, quelques mots français entrecoupés de sanglots passèrent la barrière de ses lèvres pour expliquer une situation que tous avaient comprise.
« C’’est fini… Ils… Ils se sont engueulés… Il… Nous… Il va partir et… Et on ne pourra… Plus…. Plus le voir… »
La porte s’ouvrit à la volée et Yoshiki sortit en trombe, prenant directement la direction de l’entrée, quittant le logement et claquant la porte derrière lui, poursuivi par une Kumiko qui ne savait que faire pour tenter de le calmer.
Taiji sortit alors à son tour de la pièce, très calme, et fixa longuement du regard Toshi et Pata avant de prendre une grande inspiration et de déclarer d’un ton posé :
« Je quitte X. »
Dwllya se remit à pleurer, et Taiji, la remarquant juste, courut vers elle pour la prendre dans ses bras en lui murmurant des mots que les autres ne pouvaient entendre… Dwllya acquiesça silencieusement, avant d’enfouir son visage dans le torse du bassiste.
Les autres assistèrent, désemparés, à la scène, trop choqués par la brusque annonce du départ pour songer ne serait-ce qu’à réagir, tandis qu’à l’extérieur, Kumi tentait de calmer Yoshiki… Et finit par se mettre à pleurer elle aussi voyant ses efforts vains. Elle repartit lentement vers la maison, laissant le batteur se défouler sur tout ce qu’il trouvait…
…Lorsque celui-ci la rattrapa et passa ses bras autour des épaules de la française en ne cessant de s’excuser.
Mais le destin était scellé, et même si elles savaient ce qui allait se passer, les filles n’étaient pas prêtes…
…Tout allait beaucoup, beaucoup trop vite…

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Dernière édition par le Dim 25 Juin - 18:38, édité 3 fois
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MessageSujet: Chapitre 12   Dim 25 Juin - 17:52

~Chapitre 12~Kurenai

Arashi fuku kono machi ga omae o daku
Fukinukeru kaze ni sae me o tojiru
Omae wa ashiridasu
Nani ka ni owareru you
Ore ga mienai no ka ?

La tempête arrive, si seulement je pouvais t’enlacer
Mais contre le vent violent, mes yeux sont clos
Tu t’enfuis alors…
Est-ce la fin de quelque chose ?
Ne me vois-tu pas ?


Le départ de Taiji fut un coup dur pour tous. Lorsque Yoshiki revint, il s’excusa auprès du bassiste, peu désireux de le quitter en mauvais termes (et fortement appuyé dans cette décision par Kumi).
Mais ce qui était fait était fait, et X ne comptait plus que quatre membres.
Le plus difficile fut sans aucun doute l’annonce médiatique.
Taiji « allait se marier », dit-on officiellement, mais malgré la présence (cachée, d’ailleurs) de Dwllya qui aurait pu rendre l’information presque réaliste si la Dwllya en question n’avait pas eu 15 ans (…19 officiellement), personne ne fut dupe. Aussi, lorsque les filles virent partir leurs cinq japonais au studio d’enregistrement de l’émission qui leur permettrait de s’expliquer, elles savaient que tout cela serait dur pour eux. Et à raison : lorsqu’ils rentrèrent, ils étaient tous en piteux état. Le premier réflexe de Pata fut d’ouvrir une nouvelle bouteille de Jack Daniels après s’être lamentablement laissé tomber sur un fauteuil, Toshi ne rentra même pas, préférant rester à flâner dehors, hide partit tout droit dans sa chambre où il s’enferma, et Yoshiki, lui, se contenta de s’affaler sur le canapé et de se mettre à pleurer. Ce fut un choc pour les filles, qui savaient pourtant que le caractère du pianiste était changeant et qu’il avait les larmes faciles. Mais entre voir Yoshiki pleurer sur un écran et y assister « en direct », il y avait une marge effroyable qui les déstabilisa très fortement, Kumiko la première. Elle s’approcha rapidement de lui pour lui poser une main sur l’épaule en signe de réconfort… avant de le prendre complètement dans ses bras sans que celui-ci ne fasse aucun mouvement pour éviter cette familiarité.
Taiji, lui, resta sur le pas de la porte, et tendit simplement la main à Dwllya. Celle-ci s’approcha, déchirée par le désir d’être avec lui et celui de rester avec ses amis… Puis elle décida de le suivre. Comment aurait-elle pu imaginer qu’elle ne réhabiterait plus avec Taiji dans cet appartement ?
Lia restait debout, indécise, incertaine. Yoshiki et Kumiko d’une part, hide d’autre part… Ou encore Pata et Toshi, elle ne savait qui aller voir.
Finalement, elle ne choisit aucune de ces solutions et s’installa dans l’ancienne chambre de Dwllya et Taiji, en essayant de raisonner un peu. Le fait qu’elle connaisse le futur lui rendait ces moments si prévisibles qu’ils en paraissaient presque normaux, et pourtant tellement injustes !
« C’est comme lire un livre dont on connait déjà la fin… »
Alors qu’elle réfléchissait à l’avenir du groupe, des groupes, elle entendit la porte s’ouvrir.
Elle leva alors la tête et sourit tristement à hide.
« Ca y est, tu as fini ? »
« Fini quoi ? »
« Eh bien, tel que je te connais, tu as soit défoncé un lit ou deux pour te calmer, soit fait comme Yoshiki mais gardé assez d’honneur pour te cacher… »
hide sourit à son tour.
« Tu commences vraiment à me connaitre trop bien. Rassure-toi, les lits sont intacts. »
Lia hocha pensivement la tête, avant de reprendre la parole.
« Comment… comment vous allez faire ? Pour le groupe ? »
Elle savait pourtant, elle savait comment ils allaient faire, QUI ils allaient trouver. Elle le savait pertinemment, et pourtant cela lui paraissait impossible. Taiji faisait encore partie du groupe. Tout comme elles trois en faisaient partie. C’était plus qu’un groupe, c’était une famille.
hide haussa les épaules en soupirant.
« Nous verrons dans nos connaissances… Ou bien nous ferons des auditions. Mais à ce rythme, on en a pour jusqu’à août au moins… »
Lia hocha à nouveau la tête, puis se leva du lit sur lequel elle était assise et ressortit de la pièce, suivie par hide, pour retrouver les autres.
Les semaines passèrent, lentement mais surement. X avait stoppé toutes leurs activités, si ce n’est la recherche d’un nouveau bassiste. Etonnamment, Taiji repassait souvent les voir, comme un membre de la famille et non un membre du groupe, accompagné de Dwllya, de sorte à ce que la jeune fille puisse voir ses Neechan, et pour s’assurer, indirectement, que son remplaçant soit digne de lui.
Les mois passèrent, plus ou moins rapidement. Puis, un jour, hide sortit brusquement :
« Il faut qu’on change de nom. »
Tous le regardèrent, choqués. X était le nom du groupe depuis dix ans, pourquoi en changer maintenant ? C’eut été une trahison !
Mais hide expliqua ses recherches sur l’international. Il visait plus loin que le Japon, mais avait découvert un autre groupe nommé X aux Etats-Unis.
Ils se concertèrent longuement, mais d’une façon surprenante, c’est Taiji qui trouva l’idée (jeu de mot très très nul ici… gomen) lorsque Dwllya lui en toucha un mot :
« S’il y a déjà un X-USA, alors pourquoi pas un X-JAPAN ? »
Le nom fut adopté à l’unanimité, car il conservait bien toutes les origines du groupe. Il fut décidé alors que ce changement serait annoncé en même temps que la présentation du nouveau bassiste.
Les mois s’écoulèrent encore, et ils arrivèrent au moins de juillet. L’anniversaire de Taiji (ne Dwchan ? ^^) venait de passer (ils l’avaient fêté tous ensemble, dans la bonne humeur, comme la grande famille qu’ils formaient, et tous avaient pu admirer un Taiji mode quasi-tomate lorsque Dwllya lui avait offert un médiator couleur Kurenai avec un D et un T entrelacés qu’elle avait fièrement (et difficilement) peints dessus, en lui disant de le mettre autour du cou parce qu’il n’y a pas besoin de médiator pour une basse), et ils en étaient venus à faire des entretiens pour trouver un nouveau bassiste, leurs recherches dans les groupes et connaissances qu’ils avaient en commun ayant toutes échouées.
Un jour que les trois françaises étaient restées toutes les trois dehors pour shoppinger et profiter au maximum de ce que le Japon est grand (日本很大!) afin de laisser les X tranquilles pour les entretiens, elles durent rentrer en catastrophe à cause d’une pluie torrentielle. Mais alors qu’elles venaient d’entrer, elles tombèrent nez à nez avec la porte du salon pratiquement fermée, et virent dans l’entrebâillement hide qui les aperçut aussi et leur fit signe de ressortir.
Comprenant que le dernier entretien de la journée n’était pas encore terminé, elles entreposèrent leurs sacs dans l’entrée et ressortirent rapidement pour aller s’installer dans le garage, tout en gardant un œil sur la porte d’entrée, car leur position était fort peu confortable et elles étaient pressées de pouvoir se mettre au chaud.
« C’était qui qu’ils interrogeaient cette fois ? »
« Pas pu voir, j’ai juste entendu Yoshiki parler et hide nous a virées. »
« J’en ai marre de ces entretiens, on commence à connaître le centre commercial par cœur et les vendeurs nous regardent de plus en plus bizarrement. Tu crois qu’ils vont bientôt le trouver, ton Heath ? »
Kumiko s’était tournée ver Lia, qui s’étouffa.
« Kumi ! Je t’ai déjà dit je-ne-sais-combien-de-fois de ne PAS employer le pronom possessif ! C’est complètement irrespectueux ! »
« Peut être mais tu adores ça… Alors arrête donc de monter sur tes grands chevaux ! »
« Mais imagine-toi tes fans parlant de LEUR Kumiko, ça ne te choquerait pas ? Pour Heath c’est pareil, imagine sa tête si… »
Mais Lia ne finit pas sa phrase. La porte d’entrée venait de s’ouvrir, et la jeune fille ne put empêcher sa bouche de s’ouvrir et ses yeux de s’arrondir.
Du studio dans lequel elles étaient quelques minutes à peine auparavant venait de sortir un jeune homme aux cheveux longs, bruns, d’une vingtaine d’année environ, sa basse sur le dos. Comme au ralenti, elle le vit quitter le studio, puis sans se retourner refermer la porte d’entrée derrière lui avant de baisser la tête et de s’affaler contre le mur, laissant la pluie ruisseler le long de ses cheveux. Lia détailla toute la scène et perçut d’où elle était des gouttes salées sur le visage fin, presque efféminé, du jeune homme, et elle aurait pu affirmer avec certitude que ce n’était pas des gouttes de pluie… lorsque…
« Arrête donc de baver et vas-y, tu en meurs d’envie. »
« Allez, nous on va rejoindre les autres, on leur expliquera bien pourquoi tu traines, va ! »
Lia, sortie de son rêve par deux coudes fort acérés bien plantés entre ses côtes, ferma la bouche et prit un air offusqué.
« Je ne bave pas ! »
Mais les autres ne l’écoutaient pas et s’étaient déjà levées pour rentrer. Restée seule dans le garage, elle réanalysa la situation, avant de se laisser aller au traditionnel « Carpe diem ».
Elle s’approcha sans bruit du jeune japonais.
« Ca ne s’est pas si mal passé que ça, si ? »
Le jeune homme en question releva la tête, surpris, et Lia vit distinctement les larmes sur ses joues, malgré les efforts qu’il fit pour essayer de les cacher.
« Qui êtes vous ? »
« Je suis une de leurs colocataires (Il prit un air étonné, surpris de l’existence de ces colocataires dont personne n’avait jamais parlé). Je les connais depuis assez longtemps pour savoir qu’ils ne sont pas méchants, au contraire. Ca ne peut pas s’être si mal passé. »
Il rebaissa la tête et dit faiblement :
« Non… Non, en effet… Ils ont paru plutôt compréhensifs, se sont intéressés quand j’ai joué. Et puis quand j’ai eu fini, ils ont parlé longtemps entre eux, et m’ont dit que j’étais pris. Mais c’est… C’est surtout… »
Lia sursauta en entendant le sanglot dans sa voix. Elle savait que l’entretien avait été une lourde épreuve, mais ne s’attendait pas à ce que ce soit… à ce point. Elle hésita longuement, puis plaça une main l’épaule du jeune homme.
« …Ils exigent tant, ils cherchent tellement la perfection… Je ne sais pas si je pourrai… Si j’arriverais… C’est tellement de pression ! »
« Allons, vous vous en sortirez très bien, vous verres. Ne vous laissez pas abattre ainsi dès le premier instant… »
Il releva la tête et la regarda, surpris d’entendre de telles paroles venir d’une inconnue à l’accent étranger. Mais il fut plus surpris encore et sursauta quand la main de l’étrangère monta jusqu’à sa joue pour cueillir une larme (« Carpe lacrimam » après « Carpe diem », pas mal, Lia...)
« Là, séchez vos pleurs. Voyez ça comme le commencement d’une grande chose ! »
Il eut un mouvement de recul, mais elle lui fit un sourire engageant.
« Bon, moi, je vais rentrer, je ne peux pas dire que j’apprécie grandement la sensation d’être trempée jusqu’aux os. Vous voulez vous joindre à nous pour le repas, afin d’avoir la preuve que vous serez bien accueillis et bientôt vu comme un membre de la famille ? »
« Euh… Non… Non, je dois y aller, j’ai du travail… Merci, mais je reviendrai demain de toute façon, ils… ils m’ont dit de revenir pour que nous nous accordions. » (Attention, jeu de mot ici, bien malin celui qui l’avait repéré)
Lia acquiesça, presque amusée par le malaise du japonais en face d’elle. Elle avait déjà connu des cas de timidité aigüe, voire franchement incurable, mais là, c’était encore un cas à part.
« Comme vous voudrez. Moi, je rentre, et je vais me sécher… Et vous devriez vous dépêcher de faire de même ! Enfin… Moi, c’est Lia, ravie d’avoir fait votre connaissance. »
Elle tendit une main qu’il serra avec incertitude.
« Morie Hiroshi, enfin… Heath. Merci..»
Lia éclata de rire.
“Pas de quoi. Mais vous feriez vraiment mieux de vite rentrer chez vous, maintenant ! A demain, Morie-san ! »
Puis elle tourna le dos au japonais interdit et rentra comme si elle marchait sur des nuages, en chantant dans sa tête : « C’était Heath, c’était Heath ! J’ai rencontré Heath ! J’ai parlé à Heath ! Et j’ai l’ai appelé Morie-san ! Bon, d’accord, on aurait dit Tohru en pire quand je parlais mais J’AI RENCONTRE HEATH ! Miaaaaaaww il est encore mieux en vrai ! Et il m’a parlé avec sa belle voix et il avait les cheveux qui dégoulinaient et il pleurait c’était beauuuuu….. Rrrrrrr… »
« Fais gaffe, Lia, tu fais pigeon ! »
La jeune fille fut tirée de sa rêverie par une Dwllya et une Kumiko hilares, sous les regards atterrés des quatre autres.
« Bon, va vite te sécher, Taiji ne va pas tarder à arriver, on va bientôt manger. », l’informa Pata, aux fourneaux.
Lia prit la direction de la salle de bain, mais Yoshiki cria dans son dos :
« ET NE REVE PAS TROP OU TU VAS RATER LA PORTE ! »
Lia haussa un sourcil : « Mais qu’est-ce qu’elles sont encore allées raconter comme bêtises ? Quand même ! »
Et, évitant la porte de la salle de bain de justesse, elle se sécha et se changea aussi bien qu’elle put, l’image du bassiste pleurant sous la pluie ancrée dans sa tête.
Ce que les deux autres avaient dit aux japonais à propos de son retard, elle ne le sut jamais. Mais toujours est-il que hide ne lui adressa pas la parole de la soirée, alors que les autres de cessèrent de rire dès qu’elle ouvrait la bouche…

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MessageSujet: Chapitre 13   Dim 25 Juin - 17:58

~CHAPITRE 13~Blue blood

Then I see you standing here
Can do nothing but run away
Oikakete kuru genkaku ni

Je te vois alors juste ici,
Et je ne peux rien faire d’autre que m’enfuir
Te suivre dans mon rêve


Le lendemain matin, Lia se refusa à allumer la lumière, tournant et retournant dans le lit en ressassant les images de la veille dans sa tête.
« Mais quel boulet, mais quel boulet ! J’ai été beaucoup trop familière… Aaaah, j’ai dû le traumatiser ! Il ne voudra plus jamais me parler après ça ! Mais pourquoi j’ai fait ça ? Mais quel boulet ! »
Elle ne put aller bien loin dans ses auto-réprimandes cependant, car la porte s’ouvrit brusquement, et une violente lumière agressa ses yeux, ponctuée d’un tonitruant :
« LIAAAAAA NEECHAAAAAN !!! C’EST L’HEURE DE TE LEVER C’EST DEJA HUIT HEURES ET DEMI ! »
Vaguement dans le pâté, et accessoirement prise d’une furieuse envie de meurtre heureusement atténuée par l’assommement dû au sommeil, Lia s’assit difficilement dans le lit en maugréant.
« Kumiii… T’es violente. »
La Kumi en question répondit par un sourire fier.
« Je sais ! Mais te connaissant, si je ne l’avais pas fait, tu aurais pioncé jusqu’à dix heures sans t’en soucier d’avantage. Et puis… »
Affichant un air taquin, elle baissa la voix.
« Yoshi a dit au petit déjeuner que TON Heath (elle appuya vicieusement sur le possessif) arriverait à neuf heures… Tu ne voudrais quand même pas qu’il te voit dans cet état-là, non ? »
Lia fit la grimace alors que son bourreau commençait à se détourner.
« T’es pas humaine... J’allais bien me lever de toute façon ! »
Puis, alors que Kumiko s’éloignait en riant, elle enregistra ce qu’elle venait de dire.
« ET D’ABORD C’EST QUOI CES INSINUATIONS DEBILES ? JE TE SIGNALE QUE PRIMO, JE NE L’AI VU QU’UNE FOIS ET JE LUI AI ADRESSE TROIS PHRASES ALORS ARRETE UN PEU, DEUXIO, POUR TA GOUVERNE, HIDE M’A DEJA VUE « DANS CET ETAT LA » COMME TU DIS ET CA NE M’A ABSOLUMENT PAS GENEE, ET TROISIO…. EH BAH N’Y EN A PAS ! »
…Seul le rire de Kumi lui répondit, auquel la dormeuse répondit par un tirage de langue fort mature.
Parlant d’hide… C’était lui qui la réveillait d’habitude…
Lia grimaça à nouveau. Elle aurait la peau de ses consœurs pour ça... hide qui l’ignore sans même qu’elle puisse savoir pourquoi !
Maugréant, Lia se prépara rapidement et alla déjeuner.
Elle retrouva Toshi et Pata dans la cuisine, les salua et entama la conversation de manière… un peu abrupte.
« Euh… Est-ce que vous sauriez où est hide ? »
Les deux autres se regardèrent, gênés.
« Eh bien… Disons qu’il a un peu pris la mouche après que les filles nous aient raconté, hier… »
« Mais qu’est-ce qu’elles sont allées vous raconter comme bêtises, bon sang ? »
« Bah... Tout ! »
Lia resta muette, terrifiée. Tout. Comment ça, tout ?
Tout comme quoi ? Pas tout comme la façon dont elle a connu Heath avant qu’eux le connaissent… Ou… Pas tout comme certaines… Choses compromettantes ?
Alors Toshi prit un ton exagérément passionné, expliquant :
« Elles nous ont décrit la façon dont le ciel s’est assombri et la foudre est tombée au moment même où tu as aperçu, sortant de cette maison, un jeune japonais plein de fougue et de talent, comment ton cœur s’est mis à battre plus vite, et comment, hypnotisée, tu t’es approchée de lui, comme attirée par un aimant, sans plus prêter attention au monde qui t’entourait, puis comment, d’une voix tremblante d’émotion, tu lui as adressé quelques mots auxquels il a répondu de sa voix grave qui a fait chavirer ton cœur, par des mots qui marqueraient sans doute la naissance d’un hymen idyllique…. »
Lia fit un blocage. Bouche ouverte, yeux exorbités, et ce pendant trois bonnes minutes. Qu’était devenu le Toshi qu’elle connaissait ?
Lentement, mais surement, elle sentit monter en elle la furieuse envie de fuir pour sauver sa peau face à cette traumatisante démonstration d’un zèle qu’elle ne connaissait pas chez le chanteur…
« Toshi en fait un petit peu trop, mais en gros, c’est ce qu’elles nous ont dit. »
La voix calme et posée de Pata la fit revenir au sens des paroles de Toshi (auxquelles elle avait eu un peu du mal à prêter attention tant l’attitude du japonais l’avait terrorisée).
…Elle commença alors seulement à enregistrer les données qu’on lui envoyait.
Lia se frappa le front en gémissant.
« C’est pas possible, mais c’est pas possible… Comment je peux rattraper ce coup-là, moi ? »
Pata se mit à rire, et Toshi tapota affectueusement l’épaule de la jeune fille en signe de compassion.
« Ganbatte, ganbatte. Il faut que tu t’expliques avec hide, c’est tout. C’est quelqu’un de compréhensif, tu sais. Il est juste un peu déçu de voir sa fidèle complice s’éloigner de lui pour s’égarer dans les délicieux méandres du dédale dont Eros est le maître… »
Lia n’y tint plus et s’enfuit en courant sous les éclats de rire de Pata et Toshi.
« Mais qu’est-ce qu’ils ont bu ? Pata n’avait même pas sa bouteille de whisky ! Oh pitié, non, ne me dites pas qu’ils étaient à jeun, que c’était leur état naturel, faites quelque chose, quelqu’un… Ou plutôt non, à l’aide, laissez-moi tranquille ! »
Lia bifurqua et s’enferma dans sa chambre pour faire le point. Pata et Toshi étaient dans la cuisine et il n’était pas question qu’elle y retourne tant qu’ils y étaient, Yoshiki et Kumiko étaient… Elle ne savait pas où mais elle n’allait surement pas les déranger, et hide… était probablement quelque part mais elle n’avait aucune idée d’où.
Il était neuf heures moins dix, ce qui signifiait qu’il lui restait environ dix minutes pour retrouver hide et mettre les choses au point avant que Heath n’arrive.
Soupirant, elle sortit de la chambre et commença à fouiller la maison.
« Dwchan, tu n’imagines pas la chance que tu as… »
Lia soupira. Vu l’heure, sa Moutochan devait être en train de dormir paisiblement dans les bras de Taiji…
…Et elle l’enviait. Elle aurait bien aimé un moment paisible elle aussi…. (Qui a dit « Dans les bras d’un bassiste » ? >_>)
…Mouais, rien à faire, Lia n’était pas du matin.
Elle trouva finalement hide dans la salle aux instruments.
Guitare acoustique la main, il jouait sa partie de Endless Rain en fredonnant les paroles, et ne remarqua même pas l’arrivée de Lia.
Cette dernière reconnut la chanson et, s’installant au piano, joua la mélodie simple, en posant quelques arpèges ici et là pour la rendre moins nue.
hide releva la tête, surpris, puis fit la moue et continua à jouer.
« Tu boudes ? »
Il ne releva pas la tête.
« Si tu boudes, je boude aussi. »
Lia continua à jouer elle aussi.
hide se tourna discrètement vers elle et masqua un sourire amusé avant de poser la guitare et de croiser les bras en pointant le nez en l’air.
Lia remarqua le silence, et, voyant la posture d’hide, retint un rire, cessa de jouer à son tour et lui tourna totalement le dos avant d’adopter la même position.
Ils restèrent tous deux ainsi quelques instants…
…Avant d’éclater de rire.
Finalement, chacun se tourna vers l’autre.
Il y eut un silence.
« Bon, écoute, je ne sais pas ce que Kumichan et Dwchan ont pu raconter exactement, mais c’est n’importe quoi, d’accord ? Alors tu n’en tiens pas rigueur et on vivra très bien ! »
hide prit un air dubitatif.
« La façon dont elles en parlaient, ça n’avait pas l’air n’importe quoi du tout. »
Voyant Lia rougir – de colère ou de gène ? – il lui tira la langue et continua :
« Mais si tu restes comme ça, ça ira. Mais quand même…. Tu aurais pu m’en parler ! »
Lia s’offusqua.
« Mais QUAND tu aurais voulu que je te parle ?! Tu l’as su avant moi – enfin, je veux dire, je ne le connais que depuis hier, enfin NON ! Je ne le connais même pas, je lui ai juste parlé cinq minutes et… »
Laissant là Lia s’empêtrer dans ses explications, hide attrapa une guitare électrique et la brancha à un ampli, puis commença à jouer Week-End.
Lia, voyant qu’il ne l’écoutait pas, reprit contenance. Elle s’approcha de l’ampli et baissa le son.
« hide… »
Le guitariste la regarda, étonné. Connaissant la jeune fille, il se serait plutôt attendu à la voir se mettre à brailler les paroles de la chanson… Elle avait l’air trop sérieuse.
Il soupira et cessa de jouer.
« Quoi ? »
« Tu sais… Il… Il pleurait. Il n’était pas à l’aise du tout. Il faudrait vraiment que… Que vous essayiez de bien l’intégrer au groupe, même si ça va être dur. Il faut qu’il rentre dans la famille lui aussi. »
hide eut l’air surpris.
« Il pleurait ? …On n’a rien fait ou demandé de méchant hier pourtant…Oh non, faites que ce ne soit pas une petite nature… »
Lia prit un air offusqué et commença à ouvrir la bouche pour protester.
«…Mais je trouve que tu t’inquiètes beaucoup pour quelqu’un que « Tu ne connais que depuis hier, enfin NON, tu ne connais même pas parce que tu ne lui as parlé que cinq minutes hier »…. Non ? »
Le visage de Lia reprit une jolie teinte écrevisse.
« Non mais... Enfin… C’est du bon sens, c’est… Euh… »
Laissant de nouveau là Lia se perdre dans ses explications tordues, hide retourna à Week-End.
« Mais tu ne m’écoutes même pas ! Bah puisque c’est comme ça…»
Lia retourna se mettre face au piano.
« Je vais me la jouer YOSHIKI ! »
« Ouh, j’ai peur ! »
hide continua de jouer Week-End, tandis que Lia posait des notes ici et là…Notes qui devinrent des accords…. Avant de devenir des assemblages de notes désaccordées, avant de devenir des coups de coudes sur le pauvre Kawai…. Jusqu’à devenir une véritable cacophonie.
« Ah, tu veux jouer à ça ? »
hide brancha la pédale de distorsion et de l’ampli commencèrent à sortir des sons douteux tantôt graves tantôt très (très !) aigus, tandis que Lia continuait à massacrer le pauvre demi queue qui ne lui avait pourtant rien fait, et que tous deux s’égosillaient sur les paroles d’un
Week-End qui ne ressemblait plus à grand-chose…
…Lorsqu’enfin ils rirent trop pour pouvoir jouer, la cacophonie cessa, et ce n’est que lorsqu’ils se tapèrent dans les mains pour sceller clairement leur amitié qu’ils s’aperçurent que tous les autres les avaient rejoints dans la pièce, l’air… plus ou moins terrorisés. (« Bien fait ! », pensa Lia, en regardant Pata et Toshi dont la mâchoire n’était pas loin de tomber par terre)
Yoshiki se racla la gorge, l’air gêné.
« Euh… Oui, donc… Ici, la salle des instruments… Théâtre des improvisations et… euh… De temps en temps, des coups de folie de certains membres… »
« Eh, oh, tu peux parler, Yokun ! Liachan y est allée moins fort que toi sur le piano ! »
Lia prit un air déçu (« Pourtant j’ai fait tout ce que j’ai pu… ») tandis que Heath, qui se tenait derrière Yoshiki qui lui servait de guide dans le studio, affichait clairement le visage de celui qui se demandait dans quelle maison de cinglés il était tombé…
hide se pencha vers Lia et murmura.
« Tu voulais lui faire un accueil convenable pour qu’il se sente chez lui en famille, hein ? »
Lia le frappa sur l’épaule, entrant dans son jeu.
« En tout cas, s’il avait vraiment été une petite nature, ça ferait longtemps qu’il ne serait plus là, alors tu vois ! »
hide lui tira la langue et tous deux repartirent à rire comme des déments sous les regards désespérés des autres.
Une chose de sûr, c’était que Heath, petite nature ou pas, serait probablement parti en courant loin, très loin de ces deux fous s’il avait pu…

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MessageSujet: Chapitre 14 - part I   Dim 25 Juin - 18:17

~CHAPITRE 14~Desperate Angel

Gotta lot to say, do it my own way
I will never follow, cannot change, rearrange
I don’t care no matter what you say…

J’ai beaucoup à dire, je le fais à ma façon
Je ne suivrai jamais, ne peux changer, réarranger
Peu m’importe les balivernes que vous dites…


Les membres du groupe continuèrent la visite, après que Heath, évitant soigneusement les deux fous qui trainaient par terre à l’entrée en laissant un périmètre de sécurité d’un ou deux mètres, eut visité le « rayon basses » de la salle aux instruments, non sans avoir tenté de masquer un air vaguement envieux face aux instruments que renfermaient ladite salle…
La visite s’acheva donc une vingtaine de minutes plus tard, après un échange de nombreux commentaires sur le fonctionnement du groupe et la remise d’aplomb de Heath suite au traumatisme qu’il avait vécu.
Il était 9h40, plus que l’heure d’activer leur productivité, aussi X et PurpYnk se séparèrent-ils pour travailler chacun dans leur coin, comme ils avaient l’habitude de le faire 4 ans auparavant (enfin… le temps dépendant du point de vue).
Les X bloquèrent tout accès à la salle aux instruments, se barricadant littéralement à l’intérieur, bien décidés à ne pas laisser sortir leur nouveau bassiste tant qu’il ne maitriserait pas chaque marque de basse qui se trouvait à l’intérieur, et Kumi et Lia se retrouvèrent toutes seules dans le salon, où elles étaient censées « peaufiner leurs paroles »…Mais Dwllya étant absente, elles eurent bien du mal à se concentrer sur leurs textes, et laissèrent finalement tomber, se mettant à parler de la pluie et du beau temps… Plus ou moins littéralement.
C’est Kumiko qui lança l’offensive.
« Alors, en vrai, YFest beau, hein ? »
Lia, en train de gribouiller et de faire un vague semblant de début de croquis d’un dessin déjà raté d’avance dans un coin de la feuille normalement destinée à recevoir les paroles de leur nouvelle chanson, sursauta mais ne releva pas la tête.
« …Tu m’énerves. »
Kumiko rit.
« C’est juste de la basse vengeance pour tout ce que tu m’as fait subir de tes miaoutages pendant tout ce temps ! »
« Eeeeyyyh, parce que toi, avec Yoshiki, c’était mieux peut-être ? »
« Mais toi, tu as déjà eu ta revanche ! »
Kumi tira la langue.
Lia soupira.
« T’es vraiment pas humaine… Moi je suis calme, j’essaie de me retenir – contrairement à d’autres qui sautent sur tout ce qui bouge, a des cheveux blond-moche, des compétences de pianiste, batteur et compositeurs indéniables et un caractère… spécial ! Mais là comment tu veux que je sois sérieuse ? Vous êtes tous à me chambrer, toi, hide, Yoshiki, Toshi…. Même Pata s’y est mis ! »
Elle secoua la tête avant de reprendre.
« Et bien sûr, sans parler des images mentales ! Bon sang mais comment tu arrives à regarder Yoshiki dans les yeux en ayant autant déliré sur des photomontages et des dessins parodiques nuls ? Moi, maintenant, après le coup du micro et du Hea thait chaud, j’ose même plus ne serait-ce que POSER les yeux sur Heath ! »
Kumiko parut étonnée par cet aveu – relativement inhabituel – de sa Neechan… Avant d’éclater d’un rire qui voulait très clairement dire « T’as cherché ! »
Lia, voyant la façon dont sa Moutochan ne compatirait pas, se mit à bouder, retournant à ses gribouillis sur la pauvre feuille qui ne lui avait rien fait.
De son côté, la sadique Moutochan en question se repencha sur les paroles… Ou plutôt les non-paroles.
« Neechaaaaaaan, on avance pas là ! T’as pas une idée de ce qu’on pourrait écrire ? »
« … »
« Alleeeeeez Neechan c’était pour rire, tu vas bien me trouver un thème ? Sinon je fais n’importe quoi et j’écris une chanson sur les landes et la bruyère japonaise ! »
« …Kumi, j’ai l’honneur de t’annoncer officiellement que tu es complètement nulle.»
« Et fière ! Tu vois que tu peux réagir ! Bon alors j’écris quoi ? »
« … »
« Mais alleeeez-euh ! Trouve quelque chose ! Ou sinon on retravaille un texte qu’on a déjà écrit ? On cherche une mélodie ? … Ah non sans instruments c’est pas possible… On fait quoiiii-euh ? »
« … »
« Oh, tu m’embêtes quand tu boudes, je vais téléphoner à Dwchan pour lui demander ce qu’Y Faut qu’on fasse ! Na ! »
Lia tiqua de nouveau. Là, sa Moutochan en rajoutait un peu trop.
« T’abuses. »
« Mais allez, t’es pas constructive quand tu boudes !
« … »
« …Bon je fais ça alors ? Je téléphone à Dwchan ! »
« Ca sert à rien, je suis sure que soit elle dort encore, soit elle est avec Taiji et on ne va pas les déranger, soit elle l’a accompagné à son studio d’enregistrement et on ne pourra pas la joindre. »
« Oooh, tu as dit quelque chose de sensé ! C’est cool ! Bon alors, on se débrouille sans Dwchan ? Mais on fait quoi alors ?
Lia leva les yeux au ciel, avant de poser sa feuille et de se relever, prenant la direction de la cuisine.
« Bon, on n’avance pas, ça m’énerve. Je vais faire à manger. »
« Ah oui, c’est déjà 11 heures ! Ouah on a vraiment pas été productives dis donc ! Mais… Attends non ! T’as pas dit que t’allais faire la cuisine là, si ? Nooon… Non, c’était une blague, hein ? Je te rappelle qu’on avait dit que tu ne toucherais plus jamais à une seule casserole depuis que tu as fait cramer le fond d’une ! »
Kumiko vit la porte de la cuisine se refermer sous son nez.
« Heuuuu… Lia ? T’es si fâchée que ça ? Mais enfin… Euh… C’est pas une raison pour essayer de tous nous empoisonner tu sais ! Enfin je veux dire, euhhh… Mais pense à Heath, non, à hide, enfin je sais pas moi, mais fais pas ça, pitié ! »
La porte que Kumi avait sous le nez resta close et muette. (Les portes ne parlent pas !)
Alors Kumiko sortit le grand jeu, le « GOMEN NASAI !!! » de la mort-qui-tue-qu’en-général-on-ne-peut-pas-résister… Manque de chance, le fait de n’avoir que le son et pas l’image empêcha Lia de succomber et Kumiko dut retourner, dépitée, vers le canapé, afin de se préparer psychologiquement à mourir empoisonnée, et, accessoirement, d’écrire son testament.
Elle tomba alors sur la feuille que Lia avait soigneusement pourritée auparavant et éclata de rire.
« MWAHAHA ! T’ES SACREMENT ATTEINTE, TU SAIS CA ? »
Seuls les bruits de casseroles/cuillères/mixer lui répondirent.
Lorsque les X déverrouillèrent la porte de la salle aux instruments, la situation n’avait pas évolué d’un pouce. Avisant l’air mi-amusé, mi-dépité de Kumiko qui semblait s’ennuyer à mourir en remplissant sa propre feuille de dessins d’œufs et de phrases pleines de non-sens, les japonais comprirent très, très rapidement qu’une catastrophe était en cours de préparation.
« Oh non… »
« …ne me dis pas que… »
« …Elle est dans la cuisine ? »
Heath haussa un sourcil tandis qu’hide resta muet pendant un quart de seconde avant de se jeter littéralement sur la porte de la cuisine, la tambourinant violemment.
« NAAAAANNN !!! LIA !!! FAIS PAS CA !!! ON EST TROP JEUNES POUR MOURIR SI BETEMENT !!! » (Une déglutition un peu bruyante se fit entendre de l’autre coté de la porte, tandis que Kumi se racla la gorge, très gênée) « J’T’EN PRIE, FAIS PAS CAAAAA !!!! LAISSE LE SOIN A N’IMPORTE QUI DE FAIRE LA CUISINE, FAIS COMME TU VEUX MAIS PITIE TOUCHE PAS AUX CASSEROLES !!! »
« Trop tard ! »
La porte venait de se rouvrir sur une Lia qui, si elle avait été un peu perturbée par les paroles d’hide, son complice de l’époque, ne laissait rien paraître et arborait un sourire fier ainsi que de la farine sur le nez.
Elle pointa sa cuillère en bois sur chacun d’eux séparément, lançant d’une voix qui se voulait terrorisante :
« Aha ! Tremblez, pauvres mortels ! Je viens de finir le repas ! »
hide afficha un visage terrorisé, et Yoshiki prit une pose dramatique, la main sur le front, avant de lancer un « Ciel ! Nous allons tous mourir ! » et de se laisser élégamment tomber par terre. Tous éclatèrent de rire, excepté Kumi qui leva les yeux au ciel, et Heath, qui… recula d’un pas.
« Bon allez, à table ! »
Kumiko poussa un soupir de soulagement en voyant de quoi était rempli le plat posé au milieu de la table.
« C’est bon, on peut respirer, les crêpes, c’est la seule chose qu’elle arrive à faire ! »
Les autres prirent eux aussi un air soulagé et s’installèrent autour de la table.
« T’en as de la chance, Heath, elle t’a épargné pour ton premier jour ! »
Par chance, Lia était de dos, en train de chercher le fromage dans le frigo. Elle masqua une grimace et une vague rougeur, et surtout se retint de sauter sur hide pour lui régler son compte… Heath parut de plus en plus mal à l’aise, pas trop sur d’être dans les mêmes délires que ce groupe de vieux amis, à ce qu’il semblait…
Ce fut Kumiko qui aida à relever le niveau (pour une fois !).
« Euh… On fait les présentations peut-être ? Parce que pour le moment… »
Elle se retint de dire « A part TOUUUUUTTT ce que Lia m’a dit sur lui, je ne sais pas grand-chose de notre nouveau bassiste ! »
Kumiko aimait peut-être beaucoup chambrer sa Neechan, mais elle tenait à sa vie, merci bien.
« Ah oui ! C’est vrai que malgré la visite de ce matin, vous n’avez pas été présenté en bonne et due forme… Bon bah, présentez-vous ! »
…Yoshiki faisait là la démonstration même de son talent en relations sociales.
« Bon d’accord ! Alors moi c’est Kumiko, enfin Kumi, Kumichan, comme tu veux, je suis une de leurs colocs et je fais partie du groupe PurpYnk, pas du tout connu pour le moment parce qu’on n’a pas encore sorti notre album mais ça viendra un jour, je suis une harpiste et puis voilà ! »
Toshi se pencha et murmura quelque chose à Heath qui parut encore plus mal à l’aise qu’avant. Il jeta un bref coup d’œil à Kumi, puis à Yoshiki, avant d’ouvrir la bouche.
« …Ah…Euh… Je suis Hiroshi Morie, le nouveau bassiste de X… Enfin… On m’appelle Heath. »
« Entendu, Heath-kun ! Welcome dans ce splendide studio, j’espère que tu t’y plairas! »
Heath hocha la tête et serra la main que Kumi tendait. hide prit alors la parole.
« La fille en violet là, celle qui arrête pas de tourner et de farfouiller dans les placards depuis tout à l’heure pour trouver de la garniture pour nos crêpes… C’est Lia. C’est watashi no tomodachi, alors pas touche et on s’entendra bien, d’acc ? »
Il passa un bras faussement possessif autour du cou de Lia et la coinça.
« Eeeeeh euh ! Tomodachi toi-même ! Y sont où les cornichons ? Et puis… »
Lia se libéra de l’emprise maléfique du terrifiant hide.
« …Euh… On se connait déjà… »

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MessageSujet: Chapitre 14 - part II   Dim 25 Juin - 18:18

Heath hocha à nouveau la tête et Lia retourna de nouveau dans ses placards, afin de masquer une gêne remarquablement transparente pendant qu’elle « cherchait ces maudits cornichons enfin mais où ils sont ? »
« Lia ? Les cornichons sont déjà sur la table… »
« Ah ! »
Lia s’installa.
« Hé… Désolée… Je suis un peu fatiguée je crois… »
Kumiko se retint d’ajouter « Tu devrais dormir au lieu de faire des rêves débiles les nuits ! ». Décidément, elle se sentait d’humeur bienveillante aujourd’hui.
Un grand silence s’installa alors que tous commencèrent à manger.
« …Euh… Dites, c’est normal ce silence ? »
Un certain malaise planait sur la table. Finalement, Lia se décida à briser le silence.
« Ahem… Alors, euh… Morie-san, que pensez-vous de votre nouveau lieu de travail ? »
Les autres réagirent clairement au « Morie-san »… Plus ou moins discrètement. Pata s’étouffa dans son verre, Toshi regarda en l’air, Yoshiki feignit une quinte de toux… Et Kumiko et hide éclatèrent de rire.
« Heuuu… C’est… Il y a de l’ambiance, pour sûr… Mais… Vous pouvez laissez tomber le
–san, vous savez. »
Re-rire généralisé.
« Moi je propose qu’on se tutoie tous, déjà, ça ira beaucoup mieux ! »
La proposition de Kumi fut adoptée à l’unanimité.
Ils continuèrent à manger et le repas s’acheva dans une ambiance beaucoup moins tendue qu’au début, même s’il paraissait évident que le nouveau venu n’était pas à l’aise.
A la fin du repas, Yoshiki prit une voix très sérieuse afin d’annoncer.
« Bien. Ceci fait, je tiens à dire à Heath que… »
L’intéressé leva la tête de sa crêpe – étonnamment comestible d’ailleurs – en se demandant à quelle sauce il allait être mangé.
« …Puisqu’il est nouveau ici, il faut qu’il s’habitue aux mœurs de la maison, et par conséquent c’est LUI QUI FAIT LA VAISSELLE ! Le dernier sorti de table essuie !»
Heath étouffa un soupir de soulagement et se retourna vers sa crêpe pendant qu’autour de la table s’organisait une véritable débandade. Yoshiki, ayant à peine fini son petit discours, fier de son effet, était déjà parti en courant, poursuivi par une Kumi furax qu’il puisse encore faire des coups bas pareils, Toshi et Pata s’éloignèrent à toute vitesse eux aussi, et hide se leva précipitamment, tout en poussant discrètement la chaise de Lia vers la table de sorte à la bloquer pour qu’elle ne puisse pas s’en sortir.
« C’EST BON ! C’EST LIA QUI S’EN CHARGE ! »
…Avant de se tourner vers la principale intéressée, légèrement furieuse de s’être fait avoir comme une bleue.
« De toute façon c’est un peu normal, t’as vu le bordel que t’as mis dans cette pièce pour faire 50 crêpes ? »
« Je boude. »
hide partit en riant rejoindre les autres.
« Bon, eh bah… ‘Y a plus qu’à’, on dirait, Mo… Hiroshi-kun. »
Heath acquiesça et commença à débarrasser la table.
« Ils sont toujours comme ça ? »
« Plus ou moins, mais en général c’est moins pire… Là c’est différent, ils se sont tous ligués contre moi aujourd’hui. »
Lia secoua la tête. C’est vrai qu’ils avaient fait fort en matière d’accueil de Heath.
« Mais ne vou… ne t’inquiète pas, ça ne devrait pas être tous les jours comme ça ! »
Bizarrement, elle avait du mal à laisser tomber le « vous ».
« C’est bon à savoir. Bien, alors… Euh… je lave et v… tu essuies ? »
Apparemment, elle n’était pas la seule.
« C’est prévu comme ça ! Par contre… Ca t’embête si je te demande de nettoyer les murs ? Je suis trop petite pour atteindre la pate que j’ai mise la en haut… »
Heath leva la tête et écarquilla les yeux.
« Mais enfin, comment as-tu fait pour en mettre jusque là ? J’espère vraiment que ce n’est pas toi qui fais la cuisine tous les jours, Liachan. »
Lia fit un blocage. LE blocage made in Lia qui insupporte tout son entourage pendant plus de trois semaines… Mais elle le fit discrètement, tout en dansant et en chantonnant « Liachan, Liachan… Miaouuu » dans sa tête
Elle rassura Heath en lui assurant que c’était tout à fait exceptionnel et que dès le soir même la nourriture devrait être beaucoup plus décente. Elle lui expliqua rapidement les tours de cuisine, et ils achevèrent de nettoyer et rejoignirent les autres.
Mais l’ambiance n’était plus au travail.
Ils passèrent l’après-midi dans la salle aux instruments, à faire des improvisations bizarres autant qu’étranges, et s’arrêtaient pour échanger des commentaires sur ce qu’ils pourraient créer comme chanson, allant jusqu’à prévoir un éventuel duo PurpYnk/X… De sombres délires qui s’achevèrent sur le coup des 18h30.
Pata se releva de l’ampli sur lequel il était assis.
« Bon, c’est mon tour de faire le repas, il faut que je me dépêche ! Les deux autres ne vont plus tarder ! »
« Viiiii ! Dwllya va arriver avec Taiji ! »
Aussi innocente qu’elle puisse paraître, l’exclamation joyeuse de Kumiko eut un impact sur Heath. Alors que les autres se désintéressaient totalement du bassiste, Lia le vit clairement se raidir et poser son instrument.
« Bon, eh bien… Je crois que je vais y aller… »
« Tu ne restes pas à manger ? »
On sonna à la porte. Kumi se précipita pour accueillir sa Moutochan adorée.
« Kyaaaah ! Ils sont là ! »
« Non, vous... Avez des invités, on dirait. »
« Ah, mais eux, c’est normal ! Tu sais, ça ne dérange pas ! »
« Non, vraiment… Merci. »
Heath rangea rapidement ses affaires et sortit de la salle. Il croisa Kumiko sur le palier, qui était en train d’accueillir Taiji et Dwllya, fit un rapide signe de tête et sortit.
Du côté de la salle des instruments, Lia fulminait.
« MAIS VOUS AVEZ QUOI DANS LA TETE ? IL EST DEJA SUPER MAL A L’AISE, ON ESSAYE DE FAIRE EN SORTE QU’IL SE SENTE CHEZ LUI, ET LA VOUS LUI ANNONCEZ TOUT DE GO QUE L’ANCIEN BASSISTE REVIENT ! IL NE SAIT PAS TOUT ENCORE ! COMMENT VOUS CROYEZ QU’IL L’A PRIS ? TAIJI QUI ARRIVE AU MOMENT OU IL PART !! VOUS CROYEZ VRAIMENT QUE VOUS ALLEZ LE GARDER, VOTRE NOUVEAU BASSISTE, EN LUI PORTANT DES COUPS AU MORAL COMME CA ? »
« Mais, Lia… »
« Y A PAS DE MAIS QUI TIENNE ! VOUS NE REFLECHISSEZ VRAIMENT PAS ASSEZ, TIENS ! VOUS M’ENERVEZ !»
Et sur ces mots, Lia se leva du tabouret du Kawai et sortit en trombe de la pièce, passant devant 3 japonais abasourdis par cet excès de colère brutal et inattendu, puis devant une Kumiko ébahie et un Taiji et une Dwllya qui n’y comprenaient pas grand-chose.
« Bonjour Neechan… Qu’est-ce qui se passe ? Tu vas où ? »
« Rattraper les conneries des autres. M’attendez pas pour manger. »
Et sur ce, la pianiste remonta l’allée en courant pour essayer d’éviter une dissolution massive d’X…
…Changer le passé pour le rendre plus doux, c’était bien. Faire en sorte que Taiji reste en contact avec eux, c’était une bonne idée. Mais dans leur utopie, comment auraient-elles pu prévoir que Heath pourrait être confronté à l’ancien bassiste ?
« Quels baka. Faut tout faire ici. Mais qu’est-ce qu’on est bête pour ne pas y avoir pensé ! Faites que Heath reste s’il vous plait, faites que Heath reste…Qu’il ne lâche pas tout pour autant… Argh ! Mais que va dire le continuum espace/temps ? Qu’est-ce qu’on a fait ? C’est pas possiiiible !! »
Lia courut après la silhouette sombre devant elle, s’éloignant de plus en plus du studio, tandis que Dwllya regardait, abasourdie, sa Neechan s’enfoncer dans les méandres de la ville sans aucune idée d’où elle allait…

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MessageSujet: Chapitre 15   Dim 25 Juin - 18:30

~CHAPITRE 15~Joker

Feel like takin’ the world
Sing song with fallen angels

Je veux contrôler le monde
Chanter avec les anges déchus


A peine Dwllya et Taiji eurent-ils posé un pied dans le studio qu’ils furent assaillis par une boule d’énergie nattée qui se mit à leur poser des questions très hétéroclites à la pelle…
Dépassés par le flot de paroles qui les envahit très vite, ils tentèrent difficilement de suivre le débit de la furie brune, mais ne virent pas une grande ombre se faufiler derrière eux et prendre la porte. (et NON, personne ne dit « j’en fais quoi ? »)
Ce n’est que lorsque Kumi s’arrêta pour reprendre sa respiration qu’ils s’aperçurent que quelque chose n’allait pas.
Lia était en train de crier. Pas de s’égosiller, ni de brailler. Mais bien de crier. De colère. Chose qui n’arrivait jamais.
S’il y avait quelqu’un qui criait dans cette maison, en principe, c’était Yoshiki et Kumi qui, en raison de leurs caractères bien trempés, faisaient tous deux connaître leur mécontentement et mettaient plus ou moins volontairement tous les habitants – voire les voisins – au courant quand il y avait des différents dans le… Couple ?
Mais là, c’était Lia. Et lorsque les éclats de voix cessèrent, un lourd silence tomba sur la maison. Il y eut trois paroles ajoutées qu’ils ne comprirent pas, puis, complètement perdus, ils virent Lia se diriger à grands pas vers la sortie.
Dwllya essaya tant bien que mal de comprendre.
« Bonjour Neechan… Qu’est-ce qui se passe ? Tu vas où ? »
« Rattraper les conneries des autres. M’attendez pas pour manger. »
La réponse évasive la laissa perplexe. Mais elle n’eut pas le temps d’y réfléchir.
La porte claqua derrière Lia. Dwllya, à la fenêtre, la vit s’éloigner de plus en plus.
Puis elle prit une grande inspiration et, s’adressant à tous les membres qui s’étaient regroupés dans l’entrée, posa LA question.
« D’accoooord… Est-ce que quelqu’un peut nous expliquer ce qui se passe ici ? »
Alors Yoshiki prit la parole, et expliqua l’ « évasion » d’Heath et l’explosion de Lia.
Les autres approuvèrent, suivirent, tentèrent d’expliquer, et, à la fin du récit, Dwllya et Taiji acquiescèrent silencieusement, tandis que Kumiko prit un air abasourdi.
Il y eut un nouvel instant de flottement, avant que Taiji ne se décide à ouvrir la bouche.
« C’est vrai que ça ne m’aurait pas plu non plus… En se mettant à sa place, je veux dire… »
Dwllya acquiesça.
« Et… Elle est où, Lia, maintenant ? »
Kumiko sourit d’un air franchement ironique.
« A ton avis ? »
Dwllya se frappa le front.
« Okay. Bon bah c’est bon alors ? On va manger ? Elle nous a dit de pas l’attendre ! »
Les autres la regardèrent, étonnés de ce brusque changement d’attitude.
Puis hide comprit et sourit.
« Ah oui, d’accord. Ca va, on n’a pas de soucis à se faire, connaissant Lia…. »
Toshi haussa un sourcil.
« …On est sûrs de récupérer notre nouveau bassiste ! »
« Attends, tu veux dire… »
Kumiko éclata de rire.
« Avec le sens de l’orientation inné de notre Lia nationale, il sera bien obligé de revenir ici, ne serait-ce que pour la ramener ! »
Les autres rirent avec elle, et tous se mirent à table, plus détendus.
Après le repas, il fut décidé que Taiji et Dwllya resteraient à dormir, afin de pouvoir s’expliquer avec Heath le lendemain matin.
Matin qui arriva plutôt vite d’ailleurs…
« Dites voir, je peux le traumatiser, votre nouveau bassiste ? »
« Dwchan ! Fais pas ça ! Tu sais bien que Lia t’en voudrait à mort. Elle y tient, à son Heath ! …En même temps ce serait marrant…»
Neuf heures et demie du matin, hide branchait la guitare électrique, accompagné de Dwllya et de son fidèle Daniel, ainsi que de Kumi qui accordait sa harpe, tandis que les autres achevaient leur déjeuner.
« Mais pourquoi tu voudrais le traumatiser, d’abord ? »
« Parce que c’est Taiji-kun le plus grand bassiste du Japon, même s’il mesure cinq centimètres de moins que lui, vouala. Nah ! Il a pas intérêt à prendre la grosse tête ou je lui fais connaître Daniel !! »
Kumiko se frappa le front. Il arrivait des fois où sa Moutochan l’effrayait.
Pendant qu’elles échangeaient ces quelques phrases pleines de bon sens, hide enchaîna quelques accords pour être sûr que sa guitare était bien accordée, puis se tourna vers les filles.
« Bon, allez. Vous êtes prêtes ? »
Il fit glisser ses doigts sur la corde, faisant mine de jouer.
« Ouais ! »
Dwllya sauta sur ses pieds et se mit en place.
Kumi observa en silence, pas certaine d’avoir compris.
Ce n’est que lorsque les deux autres jouèrent les premières notes qu’elle reconnut la mélodie, et prit le train en route.
Attirés par le bruit, les autres habitants lâchèrent leur petit déjeuner, et vinrent assister les musiciens. Taiji prit une autre basse afin d’éviter à Dwllya d’avoir à faire des octaves, Yoshiki se mit au piano pour poser des accords au rythme particulier, Pata brancha rapidement une autre guitare afin d’accompagner hide, et Toshi…
…Fit agoniser sa voix sur le désormais mythique Smoke on the Water.
Lorsqu’ils eurent terminé la chanson, qui ne ressemblait plus à grand-chose à la fin, car Kumi avait perdu le rythme pendant que Dwllya et Taiji s’étaient mis à jouer la même chose, et que Yoshiki était parti dans un magnifique jeu d’impro tandis que Toshi massacrait les paroles – en anglais – qu’il ne connaissait pas, ils étaient tous hilares.
« Faut vraiment qu’on arrive à faire cette chanson sur scène !! »
Dwllya approuva l’idée de Kumi d’un air entendu. Smoke on the Water à la harpe, ça allait cartonner!
L’ambiance bonne enfant cessa dès que la sonnette de la porte retentit.
« Bon. Qui va ouvrir ? »
C’est Taiji qui se décida, étant, selon lui, celui qui avait le plus de choses à expliquer.
Il se leva donc et se dirigea vers l’entrée, tandis que les autres retenaient plus ou moins leur souffle.
« Bonjour ! Ah… Je… Excusez-moi, je vais… Je vais repartir. »
Sans que Taiji ait pu répliquer quelque chose, Heath tournait déjà le dos.
Mais l’autre bassiste ne le laissa pas partir.
Taiji attrapa Heath par le bras et le força à entrer dans le studio.
« Non, tu restes. Je crois qu’on te doit un paquet d’explications. »
Heath ne savait pas où se mettre. Avoir l’ancien bassiste de X devant lui n’était-il pas une raison suffisante pour qu’il reparte ?
Mais Taiji, avisant les autres membres du groupe, ainsi que Dwllya et Kumiko, assis dans la cuisine, ferma la porte et lui indiqua une chaise.
« Assieds-toi. Ne t’inquiète pas, je ne mords pas. Et eux non plus, enfin, tu devrais le savoir. »
Heath acquiesça et s’assit. Taiji avait beau n’être son aîné que de deux ans et mesurer cinq centimètres de moins que lui, il pouvait sentir son expérience et n’avait pas du tout envie d’aller à l’encontre de ce qu’il disait.
Taiji s’assit à son tour et commença à expliquer à Heath sa façon de voir les choses : la façon dont il n’a plus supporté le fonctionnement de Yoshiki, mais la façon dont il considérait encore les autres comme des amis et ne désirait pas couper les liens.
Lorsqu’il eut fini de s’expliquer, Heath acquiesça silencieusement.
Puis il hésita, osant à peine ouvrir la bouche.
« Je… Euh…. oui, Lia a essayé de m’expliquer tout cela, hier soir, mais… Ca parait tellement peu vraisemblable ! Enfin… Tout le monde dit que Yoshiki et vous êtes brouillés, que vous ne vous parlez plus, et puis personne ne connait ces trois filles avec lesquelles vous vivez, comment... Enfin… »
Taiji se mit à rire, amusé par la façon qu’avait Heath de s’exprimer.
Se jouant de son malaise, il l’ébouriffa avant de prendre une voix aux tons paternels.
« Alors d’abord bonhomme, quand on tutoie quelqu’un comme le Grand Maître Yoshiki… »
Le principal intéressé grogna.
« …On ne me dit pas vous. Ensuite, c’est normal que tu sois surpris. Ces trois là sortent un peu de nulle part, c’est vrai, mais elles ont appris à faire partie intégrante de cette maison, alors il faut les accepter, ok ? Et pour finir… »
Heath retint sa respiration.
« T’as plutôt intérêt à pas faire baisser le niveau du groupe ! », acheva Taiji avec un grand sourire.
Heath sourit à son tour.
« Entendu. »
Taiji tendit alors la main à Heath qui la serra chaleureusement.
« Bienvenue dans la famille. »
Les autres applaudirent… Jusqu’à ce que tous se rendent compte du cocasse de la situation et éclatent de rire.
C’est Dwllya qui cassa un peu l’ambiance… Mais une question la turlupinait encore.
« Euhhh…. Heath ? Qu’est-ce que tu as fait de Neechan ? »
Le bassiste en question eut du mal à voir de qui elle parlait, puis, lorsqu’il réalisa, prit un air gêné, avant de répondre.
« Ah ! Euh… elle est restée chez moi. Elle dormait, je n’ai pas osé la réveiller. »
Kumi secoua la tête.
« Bah voyons. LIA, ESPECE DE FLEMMARDE ! »
Pata expliqua à Heath qu’il ne fallait JAMAIS laisser Lia dormir, ou elle ne se lèverait jamais, et celui-ci eut l’air encore plus gêné.
« Oui, mais... Enfin, elle a couru un bon moment avant d’arriver à me rattraper, elle avait vraiment l’air fatiguée, et puis, elle a passé toute la soirée à s’excuser pour vous, à essayer de m’expliquer alors… »
« Règle n°1 : Ne JAMAIS se laisser apitoyer par Lia ! »
Heath prit un air penaud.
« Je le saurai maintenant…. »
Les autres rirent.
La journée s’écoula, lentement mais sûrement, pendant laquelle Taiji appris quelques uns de ses trucs à Heath, « pour qu’il ne baisse pas le niveau », tandis que Dwllya profitait indirectement de la leçon et que les autres… Vaquaient à leurs occupations.
A partir du moment où les autres étaient partis, Yoshiki s’enferma seul dans une chambre, sans qu’aucun autre que Kumi ne s’en rende vraiment compte. Il ne sortit qu’à l’heure du repas – puisque c’était à son tour de faire à manger. Kumiko, délaissant la harpe qu’elle avait martyrisée deux heures durant pour l’ « aider », mais surtout pour le cuisiner afin de savoir ce qu’il faisait.
« Tu verras en temps et en heure voulue. »
Kumi haussa un sourcil mais n’insista pas.
Trois heures. Tous venaient de s’attabler – la leçon ayant pris beaucoup, beaucoup plus de temps que prévu, lorsque la porte claqua.
« TADAIMAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!! »
Et c’est une Lia trempée de sueur mais à l’air hautement victorieux qui entra dans la cuisine.
« Ouf ! J’ai cru que j’allais jamais y arriver ! J’avais pas vu ton appart’ aussi loin du studio, Hiroshi-kun ! Ca doit faire deux heures que je suis partie !»
Heath eut l’air surpris.
« Mais il n’est qu’à trois kilomètres d’ici… »
Lia parut tout à coup gênée.
« Ah… Mais… heu… C'est-à-dire que je me suis un peu perdue en route, je crois. »
Puis, avisant le repas posé sur la table, elle se détourna sous les rires, prit une assiette, tira une chaise, et changea rapidement de conversation.
« Bon, tout le monde, ITTADAKIMASU ! »
Et elle se mit à taper joyeusement dans les plats.
Les autres la suivirent rapidement, et les plats furent descendus à une vitesse folle. Qui a dit que jouer d’un instrument n’était pas fatigant ?
Lorsque le repas fut fini, Lia se leva et commença à débarrasser la table.
« Ah… Au fait... Hiroshi-kun… Euh… Tu as une poêle en moins… »
« Hein ? »
« Oui, j’ai… euh… Je voulais me faire un œuf au plat, mais…. Enfin, voilà. J’ai eu un peu du mal à nettoyer la plaque mais c’est bon, et puis… Je t’en rachèterai une, promis ! »
Devant l’air abasourdi d’Heath, et complètement pataugeant de Lia, les autres éclatèrent de rire.
C’est Pata qui affirma l’évident.
« Règle n°2 : Ne jamais laisser Lia toute seule dans une cuisine ! »
Leurs rires continuèrent et la journée continua dans la bonne humeur, tous aux instruments, sauf Yoshiki qui s’enferma à nouveau sous les regards inquiets de Kumi.
Ils partagèrent un repas enjoué le soir, puis Heath rentra chez lui, tandis que les autres s’affalaient sur le canapé, prêts à une partie de Scrabble (le Scrabble japonais, ça doit être beau, mais j’avais vraiment envie de le caser ^^)… Et que Dwllya et Kumi n’en finissaient plus de charrier Lia.

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MessageSujet: Re: [X JAPAN--FIC ACHEVEE] AMETHYST inspi'Back to the future!   Dim 25 Juin - 20:51

Allez! la suite maintenant! na!
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MessageSujet: Re: [X JAPAN--FIC ACHEVEE] AMETHYST inspi'Back to the future!   Ven 25 Aoû - 15:16

j'adore!!! mais la suite, c'est pour quand??? *attendra le temps qu'il faudra*
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MessageSujet: Re: [X JAPAN--FIC ACHEVEE] AMETHYST inspi'Back to the future!   Mer 30 Aoû - 23:46

Fort bien, fort bien, vu qu'elle est tant demandée, voici.... LA SUITE!

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MessageSujet: Chapitre 16 part1   Mer 30 Aoû - 23:53

~CHAPITRE 16~Art of Life

Desert rose, why do you live alone?
If you are sad, I’ll make you leave this life
Are you white, blue or bloody red?
All I can see is drowning in cold, grey sand…

Rose du désert, pourquoi vis-tu seule?
Si tu es triste, je te ferai quitter cette vie
Es-tu blanche, bleue, ou rouge sang ?
Tout ce que je vois se noie dans un sable gris et froid...


Une fois Heath intégré pour de bon, le groupe put se mettre à réellement travailler. La routine s’installa à nouveau, Taiji et Dwllya rentraient chez eux pour dormir tous les soirs, mais passaient le plus clair de leur temps dans le studio avec le reste de cette étrange famille.
Quant au nouveau bassiste, c’est le soir même de l’annonce médiatique de son arrivée – et, par la même occasion, du changement du nom du groupe – qu’il resta à dormir au studio pour la première fois... Plus ou moins volontairement.
Le jour de l’enregistrement de l’émission, les X avaient répété toute la journée la chanson qu’ils allaient faire. Ils avaient choisi Kurenai, assez naturellement, car c’était la chanson que le public considérait comme la meilleure de tous leurs albums... Et pas que le public, d’ailleurs. Mais Yoshiki était sur les nerfs et s’énervait très rapidement, comme tout le monde dans la maison en vérité... et il y eut des prises de bec pour la moitié des habitants, hide et Kumi s’étant insurgés contre les coups de sang du leader, Toshi essayant vaguement de calmer le jeu alors que Pata cherchait un moyen de cesser la tornade, et que Lia, dans son attitude typiquement Tohru-esque depuis l’arrivée du nouveau bassiste, tentait de protéger le « petit nouveau » pas encore trop habitué à toute cette agitation. Il ne s’était tenu qu’à un fil que Kumi n’essaye pas d’étrangler Yoshiki, maintenu par hide, avec ses cheveux, et que Heath, Toshi, et Lia ne sautent par la fenêtre. C’est heureusement l’arrivée salvatrice de Dwllya et Taiji, appelés à l’aide d’urgence par un Pata plus que dépassé, qui évita le massacre. Lorsque tout le monde fut calmé, c’est d’un ait un peu anxieux que les trois PurpYnk + Taiji regardèrent les X-nouvellement Japan se diriger vers la voiture qui les conduirait au studio où serait enregistrée l’émission.

The winds of time, you knock me to the ground
I’m dying of thirst, I wanna run away
I don’t know how to set me free, to live
My mind cries out feeling pain

Vents du temps, vous me jetez au sol
Je meurs de soif, je voudrais m’enfuir
Je ne sais comment me libérer, et vivre
Mon esprit crie de douleur.


Lorsqu’ils revinrent, tard dans la soirée, il parut évident à ceux qui étaient restés au studio pour composer de nouvelles chansons (Taiji avait aidé un micromum et c’était pas du luxe, parce que même si elles ont beaucoup appris très vite...) que quelque chose s’était mal passé.
Plus que cinq musiciens, il leur apparut que c’étaient cinq loques qui traînaient les pieds pour rentrer dans le studio.
Pata et Toshi semblaient effondrés, Yoshiki épuisé, hide incroyablement énervé, et Heath... prêt à pleurer.
A peine entrés, tous se laissèrent mollement tomber sur le canapé. Taiji, Dwllya, Lia et Kumi assistèrent à ce triste spectacle sans rien dire, atterrés.
Puis Pata se tourna vers Heath et lui demanda.
« Tu veux manger quelque chose... Pour te remettre ? »
Heath secoua mollement la tête.
« T’allonger alors ? Ca te fera du bien. »
Le regard vide d’Heath se posa sur Pata, avant qu’il acquiesce.
Pata lui prit le bras et l’emmena dans une chambre. Lorsqu’il en ressortit, il ferma doucement la porte derrière lui et rejoignit les autres.
Un grand silence s’installa, brisé par la question fatidique de Kumi.
« Que... Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Toshi leva un regard morne vers elle avant de répondre.
« Il a cassé une corde. »
Quatre paires d’yeux s’arrondirent.
« Oh, rien de grave, personne ne s’en est rendu compte à part lui. Même moi, quand il l’a dit, j’ai été surpris. Nous sommes toujours en play-back dans cette émission, et nous avions enregistré la bande juste avant, sans aucun problème. Mais c’est le public... Ca lui a mis les nerfs à fleur de peau, je ne l’avais jamais vu si tendu, même pour l’entretien... C’est... Ils l’ont... »
« Les enfoirés. », siffla hide.
Lia haussa un sourcil. Elle n’était pas habituée à entendre le guitariste s’exprimer de la sorte. Tant de rancœur dans sa voix...
« ... Ils l’ont... Il a été sifflé. La moitié du public criait ’Yoshiki’ ou ‘hide’, mais l’autre moitié criait... ‘Où est notre X, rendez nous Taiji’. Je n’arrive pas à le croire. Mais comment ils ont pu faire ça, les ENFOIRES ! »
hide s’était levé brusquement. Yoshiki l’attrapa par le bras.
« On se calme. Va prendre une douche froide, on va manger, ça ira mieux après, d’accord ? »
hide acquiesça et partit, direction salle de bain, prenant Yoshiki au mot.
Les autres restèrent silencieux.
« On... On va manger ? »
La proposition donnée par Dwllya d’une toute petite voix fut acceptée à l’unanimité, sans qu’aucune autre parole ne fût échangée.

I’ve been roaming to find myself
How long have I been feeling endless hurt?
Falling down, rain flows into my heart
In the pain, I’m waiting for you…

J’ai erré pour me retrouver
Depuis combien de temps enduré-je cette douleur sans fin?
Et je chute, la pluie tombe dans mon cœur
Dans la douleur, je t’attends...


Le repas fut rapidement achevé, et tous allèrent au lit assez tôt après que Taiji et Dwllya fussent rentrés chez eux. Seule Lia, qui avait mis un peu du repas de côté, n’alla pas se coucher directement. Prévenant hide qu’elle risquerait de ne pas être discrète en allant se coucher s’il éteignait la lumière dans la chambre, elle se dirigea vers la chambre mitoyenne à la leur et ouvrit discrètement la porte.
A voix basse, elle demanda :
« Tu dors ? »
Heath, dos à la porte, enfoui sous le drap, ne se retourna même pas.
« Laisse-moi. »
Lia, loin d’obéir à cette voix étranglée, s’assit sur le lit à côté de celui sur lequel était allongé Heath.
« Mange. Tu en as besoin. »
Heath se retourna doucement. L’espace d’un instant, Lia crut voir des larmes briller dans ses yeux, mais il baissa rapidement la tête et enfouit ses yeux sous ses cheveux, de sorte qu’elle ne puisse savoir si cela venait de son imagination ou de la réalité.
« Pourquoi... Mais qu’est-ce que j’ai fait ? »
Lia soupira.
« Ca peut arriver à tout le monde, tu sais. N’importe qui. C’est normal. Il leur faut du temps... Ca fait beaucoup de changements pour eux. Il ne faut pas t’en faire pour ça. »
Heath ne dit rien. Lia soupira à nouveau.
« Allez, mange. Je t’ai gardé ça exprès. Et je te déconseille de rentrer chez toi ce soir. Vu ton état, tu serais capable de ne pas arriver entier. Il ne manquerait plus qu’on ait à trouver un autre bassiste, hein ! »
Heath eut un sourire triste et se redressa pour prendre pour prendre le plateau que lui tendait Lia. Puis la jeune fille se détourna.
« ...Merci. »
Lia sourit.
« De rien. »
Avant d’ajouter à voix basse :
« … Tu le mérites bien… »
Et elle sortit.

Can’t go back, no place to go back to
Life is lost, flowers fall…
If it’s all dreams, now wake me up,
If it’s all real, just...

Je ne peux faire demi-tour, il n’y a aucun endroit où je pourrais retourner,
La vie est perdue, les fleurs tombent
Si ce n’est que des rêves, réveillez-moi maintenant,
Mais si c’est la réalité, alors...


Cependant, lorsqu’elle arriva devant la porte de la chambre qu’elle partageait avec hide, le sentiment de sérénité que lui avait procuré sa BA du jour (ou plutôt de la nuit) s’envola bien vite. Accroché à la porte, un mot de la main d’hide.
‘’Puisque tu as l’air de t’entendre plutôt pas mal avec notre cher petit nouveau bassiste, je pense que je dormirai en tête à tête avec mes ronflements cette nuit !’’
Et en dessous, écrit en français d’une main maladroite « Bonne nuit », avec un petit chibi qui tirait la langue d’un air malicieux.
Lia grimaça et tenta d’ouvrir. La porte était verrouillée de l’intérieur. Lia gronda.
« hide, je te jure que demain... »
Elle aurait juré avoir entendu un rire étouffé venant de l’autre côté de la porte.
Le canapé et l’autre chambre affichant complet, deux choix s’offraient à elle : dormir par terre devant la porte ?...ou...
...Un gros soupir s’échappa de la bouche de Lia. Elle savait ce qui lui restait à faire. Merci hide, tu paieras demain.
Timidement, elle entrebâilla la porte de la troisième chambre.
« Euuuh... Tu ne dors pas ? »
Heath se redressa, surpris.
« Je... Euh... Je viens de me faire mettre à la porte par mon colocataire. »
(Sa voix semblait contenir sa fureur...Mais cette fureur fit rapidement place à la gêne)
«...Ca ne... Ca ne t’embête pas si je dors là ? »
Heath rit.
« Je t’en prie. C’est votre maison, après tout. »
« Non ! C’est celle de Yoshiki. Et puis ça pourrait bien être la tienne aussi. Tu es un membre à part entière ! »
« Je... Merci... mais les fans... »
Les yeux d’Heath s’assombrirent. Il montrait à nouveau à quel point il manquait d’assurance.
« Laisse tomber les fans ! Les membres t’ont accepté, il faudra bien que les fans suivent ! Et puis, tu verras. Ils s’y feront. Je te prédis même que tu auras des fans dans le monde entier dans quelques années !»
Le bassiste eut l’air surpris de tant de certitude.
« Si tu le dis... »
« Allez, courage, tu verras. Et bonne nuit. »
« Euh... oui... Bonne nuit. »
Heath se rallongea, et Lia s’installa dans le lit à côté, se tournant du côté opposé au bassiste. Et c’est les joues vaguement chaudes qu’elle tomba dans les bras de Morphée...

I’m making the walls inside my heart
I don’t wanna let my emotions get out
It scares me to look at the world
Don’t want to find myself lost in your eyes…

J’élève des murs dans mon cœur,
Je ne veux pas laisser transparaître mes émotions
J’ai peur de faire face au monde
Je ne veux pas me retrouver perdu dans tes yeux...


Le studio complet fut réveillé le lendemain matin de manière plutôt brutale... Par la voix fort aigue d’une Kumiko déchaînée qui vrille si bien les tympans de si bon matin...
...Surtout lorsqu’elle est amplifiée par un micro relié à des enceintes à la puissance non négligeable.
« ALLEZ DEBOUT LA-DEDANS !! C’EST L’HEURE C’EST L’HEURE ! »
Puis la petite boule d’énergie nattée (et inhumaine) partit dans la cuisine se saisir de deux couvercles de casseroles et visita toutes les chambres, en tapant ses deux ustensiles l’un contre l’autre de sorte à faire le plus de boucan possible.
« DEBOUT DEBOUT DEBOUT DEBOUT !!! »
Yoshiki grogna et lui lança un oreiller.
Pata et Toshi, à la porte de leur chambre, se demandèrent quel était ce cataclysme qui leur tombait dessus.
hide se leva précipitamment et alla assister Kumi dans ce réveil bruyant. C’était lui le spécialiste des réveils en douleur, après tout !
Lorsque Kumi arriva dans la dernière chambre, elle marqua une pause, afin de laisser à Heath, pauvre malheureux peu habitué à ce genre de réveil délicat, le temps de reprendre ses esprits...
...avant de reprendre en trombe.
« DEBOUT DEBOUT DEBOUT ! NEECHAN C’EST QUOI CES HISTOIRES DE CHANGER DE CHAMBRE COMME CA HEIN ? ALLEZ DEBOUT J’SUIS SURE QUE TU TE RAPPELLES MEME PAS QUEL JOUR ON EST ! »
Lia émergea difficilement et eut pour premier réflexe de râler. Puis elle tenta un lancer d’oreiller sur Kumi, qui échoua. Elle retenta avec la couette, mais manqua à nouveau, et la lampe de chevet allait y passer lorsqu’une main retint son bras.
« Arrête ! Tu vas finir par casser quelque chose ! »
« Maiheu... T’es pas drôle, Hiroshi-kun ! »
« Et toi t’es vraiment pas du matin ! »
Dans l’encadrement de la porte, hide éclata d’un grand rire.
« Aha ! T’es grillée, Liachan ! Même lui, il s’en est rendu compte ! Au fait, passé une bonne nuit ? »
Lia tenta de s’enfoncer le plus possible dans le matelas, le visage contre le drap, ayant jeté tout ce qui aurait pu lui servir pour se recouvrir.
« Vous êtes tous des méchants. Laissez-moi dormir ! »
« Aaaaaaah NON NEECHAN ! Tu te rendors pas ! Tu sais quel jour on est d’abord ? Hein ? Hein ? Hein ? Hein ? Dis ? Hein ? D’abord ! »
Lia eut du mal à remettre son cerveau en marche.
« Euuuh... Le 31 ? »
« Oui, bravo ! ET QU’EST-CE QU’IL SE PASSE LE 31 ? »
Lia grogna et marmonna contre le drap.
« Ah oui, c’est vrai, zut. Joyeux anniversaire, Moutochan. »
« AH BAH VOILA ! Merci Neechan, j’t’aime bien tu sais. »
« Ouais, bah ouais... »
La voix pâteuse de Lia s’étouffa contre le drap. Elle allait se rendormir, quand hide la poussa en bas du lit.
« Allez, debout ! Faut préparer la fête ! On a pas tous les jours vingt ans ! »
De l’autre côté de la porte, quelqu’un se frappa le front et partit en courant.
Au même moment, la sonnette retentit.

I tried to drown my past in grey
I never want to feel more pain
Ran away from you without saying any words
What I don’t wanna lose is love.

J’ai essayé de noyer mon passé dans le gris
Je ne veux plus jamais endurer la souffrance
J’ai fui loin de toi sans rien dire
L’amour est la seule chose que je refuse de perdre


Lia eut du mal à s’en remettre. Vingt ans ? Sa Kumi avait vingt ans ? Mais le dernier anniversaire qu’elles lui avaient souhaité, là, l’année dernière, c’était bien ses seize ans....
C’était là une des plus grosses complications des voyages temporels, et elle se demandait comment elles pouvaient mentir si facilement sur leur âge. La maturité ? Sûrement pas. La différence de culture ?...Peut être. Le manque de maturité de ceux en face ?...Ca, c’était plus probable.
Toute à sa réflexion, elle ne vit pas Kumi sautiller joyeusement vers la porte en braillant allégrement pour saluer Dwllya et Taiji, ni hide et Toshi filer discrètement Yoshiki afin de comprendre les raisons de son très brusque départ, ni Heath qui lui tendait la main pour l’aider à se relever, ni Pata, hilare, qui se rapprochait.
« Eh, oh ! Tu t’es rendormie les yeux ouverts ? »
Lia sursauta.
« Ah ! Hein ? Euh... Non, c’est... Juste que... Woah. Kumichan qui a vingt ans, ça fait bizarre. »
Elle saisit la main d’Heath et se releva. Pata rit.
« On est tous passés par là ! C’est vrai que c’est un gros cap et ça fait bizarre, mais on s’y fait vite. Et puis, c’est bientôt ton tour, non ? »
« Ah non ! Moi, je suis pas vieille, c’est que dans trois mois ! »
Heath rit à son tour.
« Merci pour les vieux ! »
De son côté, Kumichan accueillait Dwllya et Taiji en grande pompe, et Dwllya, sauta dans les bras de la harpiste en lui braillant :
« OTANJOUBI OMEDETOU NEECHAN !!! »
Taiji, derrière, souriait autant qu’il pouvait.
« On a apporté des gâteaux, on espère que vous aimez... »
« Ouiiiiiii ! Du CHOCOLAT ! »
Kumiko débarrassa rapidement Taiji et alla poser les gâteaux à la cuisine.
« Alors, comme ça, vingt ans, Neechan ? Pouhlala ! »
« Oh, bon, ça va hein ! »
La matinée passa très vite. Kumi, surexcitée, menait toutes les conversations, passait du coq à l’âne, puis de l’âne au bœuf, sans jamais s’arrêter pour reprendre son souffle, devant les autres qui tentaient difficilement de la suivre...

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MessageSujet: Chapitre 16 part2   Mer 30 Aoû - 23:56

Through my eyes, time goes by like tears
My emotion’s losing the colour of life
Kill my heart, release all my pain,
I’m shouting out loud, insanity takes hold over me…

Le temps passe à travers mes yeux comme des larmes
Mes émotions perdent les teintes de la vie
Détruis mon cœur, libère toute ma souffrance
Je crie de douleur, la folie prend le dessus sur mon esprit...

Pour le repas de midi, Lia avait préparé des crêpes, afin de prouver que « parce que d’abord elle était pas si terrible que ça ». Le repas fut englouti à une vitesse vertigineuse. Puis vint le moment fatidique : le dessert, les gâteaux et les cadeaux...
Lia ouvrit la danse avec un cadeau un peu spécial...
« Je suis désolée de griller la place à tout le monde, mais ça peut pas attendre ! C’est une composition made by Lia, j’espère que ça va te plaire... »
Alors, découvrant une gigantesque assiette d’un geste quasi-gracieux, elle lança :
« Joyeux anniversaire Moutochan ! »
Et ladite Moutochan écarquilla les yeux face à une méga crêpe remplie de glace chocolat-noisettes, de Nutella et de chantilly, le tout agrémenté d’une délicate rondelle de citron finement cisaillée...
« Et tu manges jusqu’au bout ! »
Kumiko s’étouffa de rire comme elle mangeait cette crêpe fort lemonesque sous l’œil de sa Neechan qui se voulait sévère...
Puis, lorsque ce douloureux mais néanmoins savoureux supplice fut achevé, Dwllya s’avança.
« Ca, c’est de la part de Taiji et moi. On a dû faire tous les magasins pour trouver quelque chose... Et je crois qu’on ne pouvait pas faire mieux. »
Kumiko ouvrit le paquet. Et cligna des yeux. Avant d’éclater de rire.
« J’hallucine ! Alors ça existe réellement ? »
« Bah... pour être honnête... On a un peu dû la bidouille pour que ça marche... »
Toujours en riant, Kumi sortit une pédale de distorsion du paquet avec un petit mot : « Pour quand tu auras une harpe électrique.. »
Puis ce fut au tour d’hide, Heath, Toshi et Pata.
« On s’y est tous mis ensemble, mais... On n’a pas pu faire très original... »
Et ils lui tendirent un gros bouquet de roses, blanches, jaunes, roses, rouges, avec, au milieu, une unique rose bleue.
« C’est une fausse. » avoua piteusement hide.
« On n’a jamais pu en trouver une vraie, à tel point que Toshi a proposé de peindre une blanche ! »
« Alors on a un peu choisi la solution de facilité... Au moins, elle ne se fanera pas. »
Kumi remercia en riant, et se leva pour mettre les roses dans un vase avec beaucoup d’application, avant de retourner s’asseoir.
Puis Yoshiki tendit son cadeau.
« J’ai mis tout ce que j’avais dedans. J’espère que ça te plaira. »
Avec un peu d’appréhension (Yoshiki pouvait avoir des idées très bizarres parfois...), Kumiko saisit l’enveloppe que lui tendait le batteur, et l’ouvrit précautionneusement. Elle en sortit délicatement une liasse de papiers, et commença à en lire la première page.
Arrivée au bout, elle cligna des yeux. Une fois. Deux fois. Trois fois...

Turning away from the wall, nothing I can see
The scream deep inside reflecting another person in my heart
He calls me form within: “All existence you see before you must be wiped out:
Dreams, reality, memories, and yourself.”

Je me détourne du mur, mais ne peux rien voir
Un cri au plus profond de moi-même révèle la présence d’un autre dans mon cœur
Il m’appelle de l’intérieur : « Toute existence visible devant toi doit être détruite.
Tes rêves, ta réalité, tes souvenirs, et toi-même. »


Kumiko n’en revenait pas. Devant elle, en lettre régulières et un peu rondes, tracées à l’encre noire par la main de Yoshiki, s’étalaient les paroles d’Art of Life.
Elle parcourut les feuilles suivantes. Toutes des partitions écrites à la main.
Elle avait franchement du mal à les lire, mais n’en revenait pas. Puis, tout au fond de l’enveloppe, elle trouva un bout de papier sur lequel était écrit, à l’encre bleue, trois caractères fort simples, et une signature.
« »
« Je... j’ai commencé à écrire ça après que vous soyez parties... Je n’étais pas bien, j’avais eu un accident, on m’avait dit que je ne pourrais plus jouer de la batterie... C’était une mauvaise passe. Mais maintenant... Ca va mieux... Et... la fin t’est dédiée... En quelque sorte. »
Kumiko sourit d’un air amusé.
« Alors... Je suis la rose ? »
Yoshiki répondit au sourire, l’air tout aussi amusé.
« Non, la rose, c’est moi, tu sais bien. Toi... Toi, tu es le breath of love... Celui que la rose reçoit... Que... Que je reçois.»
Kumiko avait les yeux qui brillaient de plus en plus. Si elle avait été humaine, elle en aurait sûrement pleuré. Toutefois, étant ce qu’elle était, elle se contenta de lui sauter au cou.
« Alors ça, ça prouve bien que t’es un hopeless romantic et tout ce qui va avec ! »
Yoshiki rit.
« J’en déduis que ça te plait ? »
Kumi resserra sa prise.
« Bien sûr ! »
Puis elle se radoucit.
« Merci... merci beaucoup... »
« De rien... Tu... Je... Je te dois bien ça... »
Voyant Yoshiki et Kumiko se rapprocher dangereusement, tous les spectateurs de la scène préférèrent s’éclipser et laisser les deux amateurs de clichés dans la cuisine...
Durant l’après-midi, chacun vaqua à ses occupations personnelles, comme à l’accoutumée, sauf Kumi et Yoshiki qui restèrent ensemble après s’être enfermés dans la salle de musique... (Toshi et hide, espions officiels du reste de la bande, affirmèrent après être restés l’oreille collée contre la porte pendant deux heures avoir, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, entendu leur leader chanter Forever Love... Et se lamentèrent de ne pas avoir eu d’enregistreur à ce moment là, le chantage étant quelque chose qui fonctionnait toujours.)
Le soir, le repas se déroula dans une ambiance si festive, et se termina surtout si tard, que tout le monde resta à dormir à la maison. Il y eut bien évidemment un problème de lits... Plus ou moins efficacement réglé.
« Mais non, écoute ! Y a pas de problème ! Prends mon lit ! »
« Mais... heu...Liachan... Tu dormirais où, toi ? »
« Bah par terre ! C’est pas la place qui manque ! »
hide se frappa le front en entendant les propos insensés de Lia.
Il avait été décidé que Kumi, Yoshiki, Pata et Toshi occuperaient leur place habituelle. Mais Lia avait voulu jouer les bonnes âmes...
« Ah oui, par contre, je dois te prévenir, hide ronfle ! Et pas qu’un peu. Ca en dérange beaucoup !»
Heath fit la grimace.
« Ah... »
« Oh, ça va, j’ai compris, j’dormirai dehors! »
« MAIS NON ! On va trouver une solution... »
Finalement, après maintes et maintes tergiversions, il fut décidé que Lia et hide dormiraient dans leur chambre, et que l’autre chambre serait occupée par Heath dans un lit et Taiji et Dwllya dans l’autre.
La bassiste [oui, LA, faut pas tout mélanger, mais ça commence à faire beaucoup de bassistes tout ça... Et c’est pas pratique, les trois dans la même chambre X_X] avait assuré que le « manque d’espace ne serait pas un problème », et avait ajouté d’une toute petite voix que « place ou pas place, les bras de Taiji seraient toujours confortables », provoquant un éclat de rire général et un vague rougissement sur les joues dudit bassiste, mais vraiment, pratiquement imperceptible.

I begin to lose control of myself
My lust is so blind, destroys my mind
No body can stop my turning to madness,
No matter how you try to hold me in your heart…

Je suis en train de perdre le contrôle de moi-même
Mon désir est si grand qu’il détruit ma raison
Personne ne peut stopper ma course vers la folie
Pas même toi qui essaye de me garder dans ton cœur...


La nuit passa, la routine se réinstalla... Tous commencèrent à travailler Art of Life, Heath, Taiji et Dwllya rentraient chez eux les soirs...
Un changement inattendu arriva toutefois au cours du mois d’août, peu de temps après la diffusion de l’émission qui avait été enregistrée fin juillet dans laquelle X-Japan était présenté pour la première fois.
En effet, un matin, c’est un Heath relativement... essoufflé qui arriva au studio. Les autres s’inquiétèrent de son air terrorisé.
« Qu’est-ce qui s’est passé ? »
« Elles... elles... elles... m’ont reconnu ! »
Yoshiki haussa un sourcil.
« C’est... Cinq filles, dans ma rue... Quand je suis rentré chez moi hier soir, une d’elles a crié ‘Mais c’est pas le nouveau bassiste de X ?’ et elles se sont mises à me courir après ! Je suis vite rentré chez moi, mais ce matin, j’ai... Il... Il y en avait cinq fois plus en bas de l’immeuble ! J’ai dû courir jusqu’à ma voiture et... Pfff... Elles sont... Complètement folles... »
A la fin du récit, Yoshiki et hide étaient morts de rire, et Toshi et Pata affichaient tous deux un air à la fois amusé et vaguement compatissant.
« Bienvenue dans le monde du Show Biz, Mister Morie ! Nulle part quiconque ignorera votre nom ! »
Heath prit un air atterré et les rires redoublèrent. Lia et Kumi étaient perplexes. Elles aussi devraient affronter... CA ?
...Non, elles étaient des filles après tout. Pas de fangirls enragées. Enfin, pas trop. Avec un peu de chance.
Toujours est-il que la journée se passa plutôt bien une fois Heath calmé, mais qu’au moment de partir, le bassiste refusa physiquement et psychologiquement de passer le pas de la porte.
« Non ! Elles... elles vont encore être là à guetter et... Peut-être même que cette fois je ne pourrai pas fuir... Je serai filé... Et si elles s’infiltraient ? Et... NON ! Pas ça tout le temps ! »
Il cacha son visage dans ses mains, sous les rires compatissants des autres.
« Allez, emménage donc, va. Tu verras, on ne vit pas plus mal, on n’a pas ces problèmes vu qu’on ne sort pas beaucoup et qu’on est un peu à l’écart de la ville, bref, c’est PARFAIT !! »
« Mais... Mes affaires... »
« SOS gardes du corps-déménageurs... Oui j’écoute ! »
« Ah... Bon... D’accord.»
Et c’est ainsi qu’Heath emménagea.
Et c’est ainsi que le studio accueillit deux nouveau membres : Heath... Et sa Super Nintendo, acclamée par tous. (« Ouaiiis ! T’as même Zelda ! » « Kyaaaah ! Et tous les Final Fantasy ! T’as le V? Je l’adore! Y en a un qui est trop classe! Comment ça, il n’est pas encore sorti? o_O’’’ Euh oups, je dois confondre...»)

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Dernière édition par le Jeu 31 Aoû - 2:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Chapitre 16 part3   Mer 30 Aoû - 23:58

Why do you wanna raise these walls?
I don’t know the meaning of hatred
My brain gets blown away hearing words of lie
I only want to hold your love…

Pourquoi veux-tu élever ces murs?
J’ignore le sens de la haine
Mon cerveau est transpercé par des mots mensongers
Je ne désire que porter ton amour...


Un mois s’était écoulé depuis l’installation d’Heath. Les X n’avaient cessé de travailler Art of Life. Mettre un tel morceau sur pied requérait du temps, de la patience, et énormément de travail. La fatigue planait. Pourtant, ce matin là...
« Ohlalalalalalalalalalala ! NEECHAN C’EST LA GROSSE CATASTROPHE ! »
Lia, qui piquait du nez dans son café, ne comprit pas tout de suite pourquoi Kumi trépignait devant son calendrier. Ce n’est que lorsqu’elle vit la date qu’il y eut un déclic... Quinze septembre !?
« Mince ! L’anniversaire de Dwchan ! C’est pour ça que Taiji m’a dit hier de ne pas les attendre avant le repas du soir ! Il devait emmener Dwllya en promenade ! »
« QUOI ?!! »
Kumi avait pris un air furieux.
« Il emmène NOTRE Dwchan alors qu’il sait TRES BIEN que c’est son anniversaire ? Et nous on a pas le droit de le fêter avec elle hein ?»
Lia soupira, déjà fatiguée du caractère de sa Moutochan. De si bon matin !
« Mais Kumi, y a pas trente secondes tu paniquais parce qu’on n’avait rien à lui offrir ! C’est bien, comme ça, ça nous laisse le temps de réfléchir ! »
« Veux pas le savoir ! Il exagère, hein... »
Toutefois, dans la journée, tous se cassèrent la tête afin de trouver quelque chose de décent à offrir à Dwllya. Finalement, ils décidèrent de se grouper pour un cadeau « assez gros », et lorsqu’elle arriva le soir, accompagnée de Taiji, et l’air plus que radieuse, ils lui tendirent un énorme paquet.
« OTANJOUBI OMEDETOU ! »
... Le paquet était gigantesque, certes. Mais traître.
Dwllya déchira le papier, curieuse de ce que pouvait contenir cette boîte qui faisait quasiment sa taille. Elle l’ouvrit et, en riant, en ressortit, non sans difficulté, un autre carton...
« Vous m’avez quand même pas fait ce coup là ? Naaaan, c’est pas possible !»
Ils l’avaient fait. Ils s’y étaient mis à sept, et cela leur avait pris tout l’après-midi.
Une demi-heure plus tard, Dwllya arrivait au bout de ce fabuleux travail de groupe en sortant le dernier emballage du dernier carton... Un paquet d’une taille raisonnable, en fin de compte.
« Ca y est, c’est fini ? »
« Ouii c’est bon ! Alors ? »
Dwllya éclata de rire en voyant le contenu du fameux paquet.
Un superbe T-shirt noir Jack Daniels, trois à quatre fois trop grand pour elle, obtenu par les bons soins de Pata, enroulée autour d’une bouteille de whisky de la même marque, le tout maintenu par un splendide jack couleur kurenai, à la longueur non négligeable, sur lequel ils avaient tous signé au marqueur noir.
« Mais vraiment n’importe quoi ! »
Dwllya rit encore, et avec elle tous les autres. Puis ses deux Neechan la prirent à part afin de la cuisiner sur sa journée, qui, semblait-il, s’était fort bien déroulée, comme le montrait le chapeau de Taiji que Dwllya avait sur la tête et ne quittait plus... Ou le lacet de cuir auquel pendait une petite clé argentée... Que Dwchan expliqua être la clé de l’étui de sa nouvelle basse... Offerte par Taiji. Avec un gentil mot qu’il a écrit lui-même dessus à l’encre rouge et un cœur...
Quant aux détails de l’après-midi en question, elles ne purent les avoir, car quand elles commencèrent à poser des questions, Dwllya, au lieu d’y répondre, se mit à sourire d’un sourire fort large...
...Et fort évocateur.

Stab the dolls filled with hate, wash yourself with their blood
Drive into the raging current of time
Swing your murderous weapon into the belly, “The Earth”
Shout and start creating confusion, shed your blood for pleasure!
And what? For love? What am I supposed to do?

Poignarde les poupées emplies de haine, lave-toi de leur sang
File dans les dangereux courants du temps
Fais tournoyer ta lame meurtrière dans ce sein, « La Terre »
Crie, et commence à mêler l’incertitude, fais couler ton sang pour le plaisir !
Et tout ça pour quoi ? L’amour ? Que suis-je supposé faire ?


Toutefois, quelques jours plus tard, alors qu’une fois de plus ils étaient tous à travailler Art of Life, de grands coups de sonnette particulièrement insistants retentirent. Kumiko arriva en courant, et tomba nez à nez avec une Dwllya à l’air complètement paniqué.
« KUMICHAN ! C’EST LA GROSSE GROSSE PATASTROPHE ! ON EST DANS LA MOUISE ! »
Lia arriva à son tour, attirée par les éclats de voix, et tenta avec Kumi de calmer Dwchan. Lorsqu’enfin elles parvinrent à la faire asseoir, elles purent lui demander de s’expliquer.
« On a été vues ! Je sais pas comment, je sais pas par qui, mais on nous a vues ! Regardez ! »
Elle jeta un magasine sur la table, ouvert à une page dont le titre indiquait clairement « DOMMAGE, MESDEMOISELLES ! »
Les deux filles parcoururent rapidement l’article des yeux, bientôt rejointes par tous les membres du groupe, curieux de voir qui était le bourrin qui avait essayé de démolir leur innocente sonnette.
Lia fut atterrée.
« Là, il faudrait quand même qu’on m’explique pourquoi ils m’ont maquée avec hide ! »
« Dis tout de suite que je suis repoussant ! »
« Mais non ! Mais... »
Une petite voix kumitienne lui murmura à sa gauche :
« C’est lilu qui serait jalouse... »
Tandis qu’une voix hidesque venant de la droite lui murmura d’un faux air pensif, tellement discrètement que tout le monde entendit :
« Ah oui... C’est vrai... J’oubliais que tu préférais les bassistes aux guitaristes... »
Dwllya haussa un sourcil, Heath sursauta, et Lia, un peu rouge, frappa hide, avant de redevenir sérieuse.
« C’est quand même inquiétant. Comment ils ont fait ? »
« Dwchan, où est Taiji ? »
« Ah ! Euh... Il est resté à la maison. Il va téléphoner à la rédaction pour démentir et avoir des explications. »
Yoshiki soupira.
« Il fallait bien que ça arrive un jour... »
« Oui, mais... On fait quoi maintenant ?... Hein ? »
Tous réfléchirent en silence. Cellule de crise, c’était sûr. Tout d’abord pour l’intimité des X, mais surtout...
Kyaaargh ! Continuum espace/temps, tu vas nous maudire !, pensa Lia catastrophée.
Tout à coup, Dwllya s’exclama
« IDEE ! »
« Qu’est-ce que j’ai fait, encore ? », râla hide de derrière.
« Non... Moi c’est Kumi, tu te rappelles ? Ku-mi... »
Toute à son enthousiasme d’avoir peut-être éventuellement trouvé la solution, Dwllya s’était exclamée en français. Elle ne réagit pas tout de suite. Puis...
« Raah, mais vous êtes nuls ! Bon, je vais appeler Taiji ! »
Lia et Kumi suivirent Dwllya dans la cuisine, où elle prit le téléphone et composa un numéro.
« Moshi moshi ? Taiji-chan ? »
Ses deux Neechan se regardèrent et eurent un sourire machiavélique. Là, elles n’allaient pas la rater.
« Oui... Laisse tomber les coups de fil au magazine. Trop tard ? Ah, bah tant pis ! Oui... Okay, tant mieux. Merci. Oui, c’est à propos de ton projet. Non, pas celui là. L’autre ! Mais non ! Voilà. Tu pourrais t’y mettre plus tôt ? Oui, en omettant volontairement certains détails... Par exemple, oui, la présence de trois filles avec vous. Par exemple. Voilà. A tout à l’heure... Suki. »
Après avoir raccroché, Dwllya se tourna vers Lia et Kumi qui la regardèrent d’un air entendu.
« Taiji-chan, hein ? »
« C’est mignooon ! »
« Oh, bon... Ca va, hein... », marmonna la plus jeune, vaguement gênée.
« Bon, alors ? »
« C’est arrangé. Il a appelé le magazine qui s’est platement excusé pour cette ‘grossière erreur’... Et ils démentiront dès que possible. »
« Génial ! »
« Et ce... Projet, c’est quoi ? »
« Tu sais, Taiji... Il a écrit une autobiographie ? »
« Ah oui ! Il va la modifier pour la publier ? »
« Non. Là, en 1992, il va commencer à l’écrire ‘par manque d’argent’... »
« Dwchan, t’es géniale ! »
« Style... »
« Mais si ! »
« Neechan, vous m’écrasez... »
Ainsi fut clôt le problème de la découverte des filles. Néanmoins, pendant quelques temps, elles évitèrent de sortir ou de se tenir trop prêt des vitres...

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MessageSujet: Chapitre 16 part4   Mer 30 Aoû - 23:59

I believe in the madness called now
Past and future prison my heart
Time is blind, but I wanna trace my love
On the wall of time, over pain in my heart

Je crois en la folie que l’on appelle « maintenant »
Le passé et le futur emprisonnent mon âme
Le temps est aveugle, mais je veux graver mon amour
Sur le mur du temps, par-dessus la douleur de mon cœur

Tout juste deux semaines après l’incident du magazine, un matin comme les autres... Ou presque.
A sa grande surprise, Lia ouvrit les yeux à dix heures, sans être réveillée par une Moutochan bruyante, sans être réveillée par hide qui lui sautait dessus, sans être réveillée par un hurlement de guitare, de piano, de basse, de batterie, etc, etc...
Lia se redressa dans le lit, surprise par tant de calme dans la maison. Bon. Elle avait oublié quelque chose, là. A coup sûr. C’était pas normal, ce silence.
Elle se leva un peu hésitante. Okay. Quel jour ? ...Lundi. Forcément. Un lundi.
Avant même d’atteindre la porte, l’évidence la frappa. Evidence dont la preuve se trouvait sur le fauteuil, une enveloppe, ainsi qu’un paquet, qui lui étaient destinés. Lundi. Octobre. Lundi cinq octobre. Bon sang. Comment elle avait pu oublier ?
Sur l’enveloppe, en grandes lettres violettes, s’inscrivait « OTANJOUBI OMEDETOU LIACHAN ! »
...Lia se frappa le front. Bon, elle n’était pas du matin. Mais de là à oublier son anniversaire, elle avait fait fort.
Avec un peu d’appréhension, elle saisit l’enveloppe et l’ouvrit.
L’écriture était pointue, les caractères nets, les lettres un peu saccadées. Ca, c’était du hide...
Yô Liachan ! Alors ça y est, vingt ans ! Un grand cap, grande fille !
Lia soupira. Mais n’importe quoi...
T’as remarqué ? On t’a laissé dormir ! Qu’est-ce qu’on est gentils... Et pour prolonger la gentillesse, on a même décidé de te laisser tranquille jusqu’à ce que tu déballes ton cadeau...
CA, ça cachait quelque chose. C’était même franchement pas net, si elle osait dire... Qu’est-ce qu’ils avaient encore inventé ?
Il est dans la pièce à côté, on n’a pas osé l’apporter dans ta chambre, on aurait risqué de te réveiller, c’aurait été bête... Sur ce, amuse-toi bien !
Lia déglutit. Etait-ce le « Amuse-toi bien » qui l’inquiétait, ou alors le fait que Kumiko ait rajouté en bas à gauche « Ca va te plaire ! » ou encore le « Moi, je n’y suis pour rien ! » que Dwllya avait rajouté en bas en droite ? Qu’est-ce que ça pouvait vouloir dire ?
Lia ouvrit le paquet, franchement hésitante. Et tomba de très très haut.
Là, c’était pas normal. Du tout.
Une laisse et un collier de chien. Et un mot. L’écriture jolie mais illisible de Kumi. « Je suis sure que tu peux t’en servir... »
L’inquiétude de Lia s’accentua. Mais qu’est-ce que...
Et pourquoi manquait-il sur la carte la signature d...
Un éclair traversa l’esprit de Lia. L’espace d’un instant, elle pensa qu’ils n’auraient pas osé. Avant de se rappeler que, les connaissant, ils auraient très bien pu.
Lia se précipita hors de la chambre, espérant ses soupçons non-fondés. Elle ouvrit la porte de la chambre mitoyenne à la volée...
...Avant de se laisser tomber sur le premier lit.
Ils ont osé...
Devant elle, sur le deuxième lit, se tenait... Un magnifique spécimen de bassiste saucissonné dans du bolduc violet à cœur rose. Un Heath qui la regardait mi-inquiet, mi-amusé, mi-perdu, mais surtout très, très gêné. Avec un mot... de la main de Toshi cette fois. « Aucun bassiste n’a été blessé pendant l’emballage »
« Nan mais vraiment... Ils abusent. Ca c’était une idée de Kumi. Ils exagèrent... »
Les yeux fermés, secouant la tête, Lia maugréait, hallucinait, râlait, et avait vraiment du mal à le croire. Le tout en français.
« Mais c’est pas possible ! Ils sont complètement cinglés ! Comment ils ont pu me faire ça à moi ? Mais c’est pas des choses qui se font ! Bon sang, bandes d’andouilles, c’est un être humain !»
« L...Lia ? »
Lia sursauta. Elle en avait oublié que le bassiste en face d’elle avait conservé la faculté de parler.
« Ah ! Oui, ça va ? Ils ne t’ont pas fait mal au moins ? Les idiots...»
« Non, je... Ca va. Enfin, je me suis quand même bien demandé ce qui m’arrivait... Ils m’ont demandé si je comptais te faire un cadeau pour ton anniversaire, et dès que j’ai répondu oui, ils m’ont tous sauté dessus en criant ‘Nous aussi !’ ...Mais ils ont été sympas. Ca aurait pu être pire... »
« Mais enfin... Ca fait longtemps que t’es coincé comme ça ? »
« Non... Un petit quart d’heure... Enfin... Ca fait long quand même. Je suis tout engourdi... »
« Bon, attends, je vais te sortir de là. »
Avec le plus de précautions possibles, Lia déssaucissonna Heath. Cela ne se révéla pas être une mince affaire...
« Bon sang, mais ça leur a pris combien de temps pour faire ça ? Y a des nœuds partout ! »
« Ils m’ont eu au petit déjeuner... Ca n’a pas pris tant de temps que ça, ils étaient à cinq contre un... Je n’ai même pas pu bouger ou quoi que ce soit. »
« Mais c’est pas possible... »
Lentement mais sûrement, Lia pétait un plomb contre tous les nœuds.
« Bon, attends, je vais chercher des ciseaux. »
« Non, c’est pas la peine... Je vais y arriver. »
Heath, à moitié libéré par la bataille de Lia contre les nœuds, acheva de défaire le bolduc. Voyant le ruban brillant enfin tomber, le laissant complètement libre de ses mouvements, il se redressa avec soulagement, pensant qu’il connaissait désormais le sentiment d’un œuf de Pâques enrubanné. Sentiment loin d’être agréable...
Il se leva, se tournant vers Lia qui était plus que mal à l’aise.
« Je... Hiroshi-kun, je...Suis vraiment... désolée... Pour eux. Ils sont complètement cinglés... »
Heath, d’abord déconcerté, rit.
« Ca va, plus de peur que de mal. Ca aurait pu être pire. Et puis je devrais avoir l’habitude, maintenant. »
« Mais c’est pas une raison ! Enfin ! »
Lia tempêtait. Heath lui posa une main sur l’épaule pour la calmer.
« Daijoubu, c’est bon... C’est pas ta faute après tout. »
« Oui mais... »
« Allez, laisse tomber. On va déjeuner. »

Art of life, insane blade stabbing dreams
Try to break all truth now
But I can’t heal this broken heart in pain
Cannot start to live, cannot end my life, keep on crying…

Un art de vivre, une lame folle poignardant mes rêves
Qui essaye de briser toutes mes vérités
Mais je ne parviens pas à guérir ce cœur douloureux et brisé
Je ne peux commencer à vivre, je ne peux mettre fin à ma vie, je ne peux que pleurer...


Autour de la table, Heath sortit un paquet de sa poche et le tendit à Lia.
« Joyeux anniversaire quand même, Liachan ! Arrête donc de t’en faire ! »
Lia saisit le paquet.
« Ah... euh... Merci. »
Elle l’ouvrit et ses yeux s’arrondirent. Un petit sachet. Et dans le petit sachet...
« C’est... »
« Euh... Oui... C’est... La corde que j’ai cassée, il y a deux mois... Sur le plateau... Je... Je pensais que... Enfin... Je peux pas t’expliquer... Mais je pensais que c’était une bonne idée de cadeau. Enfin... Si jamais... »
Heath pataugeait dans ses explications. Lia rit.
« Mais non ! C’est une très bonne idée au contraire ! Je suis sûre qu’on peut faire plein de trucs avec une corde de basse ! Attends... »
Lia fila dans sa chambre, omettant volontairement de regarder la laisse qui traînait encore sur le fauteuil, et farfouilla un moment dans son sac initial d’affaires datant de 2007, avant d’en ressortir triomphalement... Sa fidèle pince à bricolage orange.
« Aha ! A nous deux, corde de basse ! »
Elle retourna vers la table de la cuisine, s’installa et commença à trifouiller la corde dans tous les sens. A force de tourner, pincer, couper ici et là, Lia obtint finalement ce qu’elle voulait. Une « pseudo-parure », un bracelet et une bague, en corde de basse. Ce n’était pas commun, et Heath s’étonna face au résultat du recyclage de sa pauvre corde. Avant de rire.
« Je ne pensais pas qu’on pouvait faire ce genre de choses avec une bête corde ! »
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! Tadaaaa ! »
Lia triomphait en enfilant son nouveau bracelet et sa nouvelle bague.
« Bon. On fait quoi, maintenant ? »
Heath se dirigea vers le salon, et Lia le suivit. Tiens, oui, ça c’était une bonne idée...
De son côté, Kumi rageait de ne pouvoir être au studio au moment même. Elle aurait tout donné pour voir la tête de sa Neechan face à son cadeau. En même temps... C’était peut-être mieux, car elle n’était pas sûre de pouvoir conserver sa vie longtemps si elle y était là maintenant...
Depuis deux heures, elle et les quatre autres étaient chez Taiji. Ils avaient visité le nouvel appartement de Dwllya, admiré le superbe équipement musical (« On sent les bassistes ! »), beaucoup discuté, bu un coup... Mais là... Le temps commençait à se faire long.
« Bon, on rentre ? Ca fait deux heures qu’on est partis, ça devrait suffire, non ? »
« Mais voyons, Kumi, tu ne leur laisses même pas le temps de se connaître, là ! »
« Mais ils se connaissent déjà ! Bon, on rentre ? »
hide abandonna.
Yoshiki soupira face à l’obstination de son amie.
« On reste encore deux heures pour leur laisser le temps... euh. De faire le repas. »
« Deux heures ? Mais c’est super long ! Et t’y crois en plus ? Tu crois vraiment qu’ils vont faire le repas. AH ! C’est de Lia qu’on parle. »
« Bon, alors... Une heure... »
« ...Non ! Moi je veux y aller maintenant ! »
« Une heure... Et on sort pour aller acheter à manger. Que tous les deux. »
« Non mais... Nonnnn... Mais pourquoi tu me fais ces yeux là ?... Bon, d’accord. »
Yoshiki se leva, prévint les autres qu’ils sortaient pour acheter à manger, et qu’après tous rentreraient ... Puis ils partirent.
« Wouiiiiin j’en ai marre de ce niveau stupide ! Je perds tout le temps là, c’est pas juste, pourquoi j’arrive pas à le détruire, mais regaaaarde il est TOUT SEUL moi je suis TROIS et NON ! C’est pas suffisant ! Il m’énerve cet elfe noir avec son champ magnétique truc que j’arrive pas à battre et pas avoir mes armes ça me met sur les neeeeeeerfs ! »
« On se calme. Donne-moi la manette, je vais te le faire. J’ai pas bloqué, là. »
Lia passa la manette de la Super Nintendo à Heath. Enfin, c’est vrai, quoi, les concepteurs de Final Fantasy ne pensent pas aux joueurs quand ils mettent des passages complètement infaisables dans leurs jeux !
« Regarde. Tu fuis tous les monstres, vu que tu n’as pas tes armes, ça évite le game over. Ensuite, tu fais le premier combat contre l’elfe noir. Là, tu ne PEUX PAS gagner ! C’est normal ! Mais après le champ magnétique est désactivé ! Donc tu reprends tes armes, et ce coup-là, tu peux l’avoir simplement avec des coups d’épées, et en te régénérant. Il ne craint pas la magie, par contre il est plus vulnérable à tes attaques en mode dragon, et toi tu as juste à éviter ses offensives. C’est pourtant pas sorcier ! »
« Mais toi t ‘y arrives et pas moi. C’est pas juste. »
« Bon, voilà. Reprends les commandes, j’aime pas trop cette grotte, je n’arrive jamais à récupérer tous les trésors et sortir indemne. »
« Une justesse en ce bas monde ! »
En riant, Lia reprit la manette, et le jeu continua... Lia n’aurait jamais réussi à faire le jeu seule, n’étant douée que pour les énigmes, mais la stratégie de combat d’Heath l’avait franchement aidée, et en même pas une heure, ils parvinrent à eux deux à atteindre la fin de Final Fantasy IV.
« Waaah ! On a réussi ! On est trop forts ! »
« Maintenant, il faut attendre la sortie du cinq... Ils la prévoient pour fin novembre, début décembre je crois... »
« Ouiii, je suis sûre qu’il va être génial ! »
Elle n’allait pas lui dire que le V était son préféré... Bonjour l’anachronisme... Elle avait déjà dû rattraper le coup une fois, merci bien.
Très fière, elle se laissa lourdement tomber sur le canapé en poussant un soupir de contentement.
« Aaah... C’est la première fois que j’en finis un si vite... »
« Moi de même ! »
Heath se laissa tomber à côté d’elle, posant un bras sur ses épaules sans même s’en rendre compte. Lia, toutefois s’en rendit compte. Ils n’étaient pas assez éloignés.
« Hi-Hiroshi-kun... »
« Hm ? »
Heath se tourna vers elle.
Proche. Très proche.
« C’est... euh... »
Heath se rapprocha. Trop proche. Beaucoup trop proche. Lia saisit la main du bassiste qui tombait derrière son épaule. Il sursauta au contact. Beaucoup, beaucoup trop proche...
« TADAIMAAAAAAAAAAAAA !!! ALORS LIA CONTENTE D’AVOIR VINGT ANS ?? »
L’intéressée sursauta, se recula vivement, et manqua de tomber à la renverse, rattrapée de justesse.
« Ah, c’est malin, Kumi ! Yoshiki t’avait dit d’attendre une heure de plus ! Regarde, là, comme ils étaient, même juste dix minutes et ça faisait ! Bon bah vous gênez pas pour nous, on repart ! »
« Nonononon ! VOUS RESTEZ, VOUS VOUS EXPLIQUEZ, ET VOUS VOUS EXCUSEZ ! »
« Et en plus elle est protectrice.... » marmonna hide.
Malheureusement, Lia entendit.
Le reste de la journée se passa sans évènements majeurs...
...Si l’on ne compte pas comme évènements majeurs, une Lia qui se bousille la voix à trop crier, un repas pique-nique pris sur la moquette du salon, une bataille d’eau et de gâteau au chocolat, une tentative de mise en laisse d’Heath par Kumi, heureusement repêchée de justesse par une Dwllya un tant soit peu rationnelle...
...En fait, ça faisait beaucoup, en un jour.
« Bon, bah Lia, puisque tout le monde est d’accord, à partir de cette nuit tu déménages dans la chambre à côté et tu me laisses tranquille avec mes ronflements, je suis sûr que notre brave bassiste n’y verra pas d’inconvénients! »...
...Et hide en rajoutait toujours.

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